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Tome premier.
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» primitive de projection combinée avec la force attrac-» tive du soleil. La mécanique céleste n’attendait ainsi,» pour éclore, qu’un homme de génie, qui, rappro-» chant et généralisant ces découvertes, sût en tirer la» loi de la pesanteur. C’est ce que Newton exécuta dans» son ouvrage des Principes mathématiques de la philo-» Sophie naturelle. »

Mais dès ce moment l’astronomie n’a plus d’histoire ,ou plutôt son histoire n’est que le développement deses théories et l’exposition scientifique des observationsdont elles se composent : c’est la science elle-même. 11 se-rait contraire à notre plan de donner plus d’étendue àce résumé des travaux astronomiques qui ont précédél’époque où le système général de l’univers a été établisur des bases certaines. Ce que nous avons voulu sur-tout, dans ce rapide exposé, a été de montrer parquelles voies lentes et multipliées l’esprit humain a dûpasser pour arriver à la découverte de la vérité. C’estdans ce but que nous avons recherché avec plus de dé-tails l’origine des premières connaissances astronomi-ques chez les nations les plus célèbres de l’antiquité.Nous avons évité à dessein de porter le même examendans l’histoire des peuples moins avancés en civilisation,comme les habitans du sud de l’Afrique , les Péruvienset les tribus qui habitent l’Océanie. Les phénomènes in-tellectuels que nous avons observés parmi les nationsantiques se retrouvent partout avec de légères différen-ces, qui tiennent au climat et aux mœurs; partoutl’homme s’est laissé guider par des apparences trom-peuses; partout l’erreur se présente avec les mêmescaractères.

De toutes les sciences, l’astronomie est peut-être celledont l’histoire est le plus intimement liée à l’histoire in-tellectuelle et sociale de l’homme. Ce rapprochement,nous l’espérons, aura frappé le lecteur qui se sera élevéavec nous à toutes les considérations philosophiquesqu’il doit inspirer. Après bien des jours; après avoirsubi le joug de toutes les erreurs, l’humanité triom-phante, émancipée par la science, se trouvera bientôtdigne d’entrevoir l’accomplissement de sa haute desti-nation , et la réalisation des sublimes espérances qui serévèlent à sa raison. C’est avec cette direction d’idéesqu'on doit aborder l’étude des sciences ; et ce résumédes vicissitudes historiques de l’astronomie, ne doit êtreconsidéré que comme une introduction nécessaire à laméthode philosophique, à laquelle fera bientôt place lefroid empirisme des anciennes méthodes élémentaires.

ASTRONOMIQUE. Ce qui a rapport à l’astronomie.

Calendrier astronomique. Voy. Calendrier.

Heures astronomiques. Voy. Heure.

Fradions astronomiques. Nom donné par quelques au-teurs aux fractions sexagésimales dont on fait usage pourla division des degrés du cercle. V. Sexagésimales.

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Tables astronomiques. Voy. Table.

ASTROSCOPE(de aélnç , astre , et de trKimn,je con-sidère ). Instrument astronomique, composé de deuxcônes, sur les surfaces desquels les étoiles et les constella-tions sont décrites; ce qui donne le moyen de les re-trouver facilement dans le ciel. Cet instrument est del’invention de Schukhard, professeur de mathémati-ques à Tubingen , qui publia en 1698 un traité particu-lier à ce sujet.

ASTROTHÉSIE. Ancien terme, à peu près syno-nyme de constellation.

ASUGIA ( Astr.). Un des noms de la constellationà’Orion.

ASYMÉTRIE (de a, privatif, de e-u», avec, et defWTftt , mesure). Sans mesure. Défaut de proportionentre les parties d’un objet, comme entre le côté d’uncarré et sa diagonale, dont le rapport, celui de 1 : \/1,ne peut être exprimé ni en nombres entiers ni en nom-bres fractionnaires. Voyez Incommensurable.

ASYMPTOTE ( Ge'om.) (de a privatif, de sv* , avec ;et de rriTTTu , je tombe , c’est-à-dire qui ne rencontre pas,ou qui ne coïncide pas). Ligne droite qui s'approche deplus en plus d’une ligne courbe sans pouvoir la rencon-trer, lors même qu’on les suppose l’une et l’autre pro-longées à l’infini, et que leur distance puisse être alorsconsidérée comme plus petite que toute quantité finieassignable.

On étend quelquefois le terme A’asymptote en l’ap-pliquant à des branches de courbes qui ne peuvent éga-lement se rencontrer, quoiqu’elles s’approchent les une*des autres à l’infini. Ainsi, les asymptotes peuvent sediviser en droites et courbes; mais, lorsqu’on ne luidonne pas une acception autrement déterminée, le motasymptote ne désigne qu’une ligne droite.

La nature des asymptotes ne peut être que difficile-ment conçue par les personnes peu familiarisées avec lesconstructions de la haute géométrie. En effet, commentcomprendre que deux lignes peuvent s’approcher indé-finiment sans qu’il soit possible qu’elles se touchent oucoïncident? Ce mystère néanmoins s’éclaircit avec faci-lité lorsqu’on examine la génération de la courbe nom-mée conchoïde.

f f /g /h