Band 
Tome premier.
Seite
176
JPEG-Download
 

AT

AT

176

&> couvrit srait pu lui inspirer. Il est plus juste peut-être de l’attribuer à l’orgueil excusable dans un hommede talent, d’expliquer à un chef militaire, aussi distin-gué que Marcellus, les moyens à l’aide desquels unvieillard lui avait si long-temps disputé la victoire.Dans cette hypothèse, on a fait observer, avec plusd’esprit que déraison, qu’Athénée aurait rendu un plusgrand service au consul, en lui dévoilant plus tôt le se-cret de la résistance d’Archimède . Au surplus , cet ou-vrage d’Athénée est venu jusqu’à nous; on le trouvedans le recueil intitulé : Malhematici veteres , Paris ,Imprimerie Royale, i 6 g 3 , in-P.

ATIN, ATIR ou ATYR ( Astr .). Noms de l’étoile ap-pelée aussi Aldébaran.

ATLANTIDES {Astr.). Nom quelquefois donné auxsept étoiles des Pléiades.

ATLAS {Astr.). Nom que Dupuis suppose avoir ap-partenu à la constellation du Bouvier , dans l’explica-tion qu’il donne des fables d’Atlas, à l’aide de cette con-stellation.

ATMOSPHÈRE (de il fies, vapeur, et de <r<peiiçx,sphère). Fluide gazeux ouaériforme, qui entoure uncorps de toutes parts et qui participe de tous ses mou-vemens.

Atmosphère terrestre. Masse d’air dont les proprié-tés mécaniques ont été déjà examinées à l’article Air .Nous ne considérons donc ici l’atmosphère que commeformant un corps, c’est-à-dire comme ayant forme , di-mensions et pesanteur.

L’atmosphère enveloppant toutes les parties de lasurface de la terre, il est certain que si l’une et l’autreétaient en repos, et n’étaient point astreintes à unerotation diurne autour de leur axe commun, l’atmo-sphère serait complètement sphérique, d’après les loisde la gravitation ; car les parties de la surface d’unfluide en état de repos doivent être toutes égalementéloignées de son centre. Mais la terre, ainsi quela masse d’air qui l’entoure , ayant un mouvementdiurne, leurs différentes parties ont une force cen-trifuge d’autant plus considérable qu’elles sont pluséloignées de l’axe ; et, conséquemment, la force cen-tripète qui retient toutes ces parties autour du cen-tre de gravité doit être affectée proportionnellement,c’est-à-dire, doit perdre d’autant plus de son intensitéque la force opposée est plus grande. Ainsi, la forme del’atmosphère doit être celle d’un sphéroïde aplati versles pôles, parce que les parties qui correspondent à l’é-quateur ont une plus grande force centrifuge que cellesqui correspondent aux pôles.

Une autre cause concourt encore à augmenter l’apla-tissement du sphéroïde atmosphérique: c'est la dilata-tioa opérée par les rayons du soleil qui frappent plus di-rftf flflirtit les régions de l’équateur que celles des pôles;

d’où il résulte que la masse d’air, ou la partie de l’at-mosphère des régions polaires, étant moins échauffée,doit moins se dilater et moins s’élever. Cependant,comme la même force qui contribue à élever l’air ou àlui faire occuper un plus grand espace, diminue lapression sur la surface de la terre, de hautes colonnesd’air, près de l’équateur, ne seront pas plus pesantesque des colonnes d’air moins élevées du côté des pôles ,toutes les autres circonstances étant les mêmes; mais,au. contraire, sans quelque compensation elles devraientêtre plus légères, en conséquence de la diminution dela pesanteur.

La hauteur de l’atmosphère a été l’objet d’un grandnombre de recherches, qui n’ont jusqu’ici donné quedes résultats approximatifs plus ou moins contestables.Si l’air n’avait point de force élastique, mais qu’il fûtpartout de la même densité, depuis la surface de la terrejusqu’aux limites extrêmes de l’atmosphère, il suffirait,pour déterminer avec exactitude la hauteur de l’atmo-sphère , de connaître le rapport de la densité du mer-cure à cette densité constante de l’air; car alors ce rap-port serait le même que celui delà hauteur du mercuredans le baromètre à la hauteur totale de la colonne d’airqui le soutient. En effet, la pesanteur spécifique d’unecolonne d’air de 27 millimètres de haut étant à la pesan-teur spécifique d’une colonne de mercure de mêmebase et de même hauteur comme 1 : 10470, il est évi-dent que 10470 fois une colonne d’air de 27 millimètresde haut, c’est-à-dire une colonne d’air de 282 mètres se-rait égale en poids à une colonne de mercure de 27 mil-limètres. Mais la colonne entière d’air atmosphériquefait équilibre dans le baromètre à une colonne de mer-cure de 760 millimètres ou de 28 fois 27 millimètres :cette colonne d’air devrait donc être 28 fois plus hauteque 282 mètres. Aiusi, en admettant la densité con-stante , la hauteur de l’atmosphère serait à peu près de789G mètres. Mais il est loin d’en être ainsi : la densitéde l’air décroît eu proportion géométrique à mesureque les élévations croissent en progression arithméti-que ( voy . Air ); et si la loi de Mariotte était exactepour tous les degrés imaginables de raréfaction, la dila-tation de l’atmosphère serait illimitée, et sa hauteurinfinie. Cependant, cette conclusion ne s’accorde p asavec les observations astronomiques dans lesquelles onn’aperçoit aucune trace de l’influence qu’un milieu iesistant exercerait sur les mouveinens des planètes.

Il est certain, en outre, que l’atmosphère tcrrestis

ne peut s’étendre au-delà du centre commun d’attiae

tion de la terre et de la lune; car, au-delà de ce centre

lie

l’attraction de la lune surpassant celle de la terre, eentraînerait vers son propre centre toutes les parties denotre atmosphère, et il se formerait un vide entre I e ®deux atmosphères de la terre et de la lune, ou bien