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Tome premier.
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grande au contact, et nulle à une distance sensible :d’où il résulte que les molécules en contact, et qui sontsituées à l’extrémité opposée du même diamètre, n’at-tirent pas comme si elles étaient unies au centre.

Attraction des montagnes. Suivant la théorie new-tonnienne de l’attraction, cette force pénètre les parti-cules les plus minimes de la matière , et l’action combi-née de toutes les parties de la terre forme les attractionsde la masse totale. Par la même raison, donc, qu’uncorps pesant tend vers le bas en parcourant une perpen-diculaire à la surface de la terre , il doit être attiré versle centre d’une montagne voisine par une force plus oumoins grande, suivant la quantité de matière qu’ellecontient; et l’effet de cette attraction, ou la force accé-lératrice produite par elle, doit dépendre de la distancede la montagne au corps gravitant, parce que cetteforce augmente comme le carré des distances diminue.D’après ces principes, il est évident que le fil-à-plombd’un quart de cercle ou de tout autre instrument astro-nomique doit dévier de son aplomb d’une petite quan-tité vers la montagne : ainsi les hauteurs apparentes , etles distances des étoiles au zénith prises avec cet instru-ment, dans ce moment, seront nécessairement fau-tives; savoir : si la distance d’une étoile au zénith étaitobservée à deux stations , sous le même méridien, uneau sud de la montagne, l’autre au nord , et que le fil-à-plomb de l’instrument fût dévié de la verticale par l’at-traction de la montagne, l’étoile devrait paraître tropauuord par l’observation faite à la station méridionale , ettrop au sud par la septentrionale, et, conséquemment, ladifférence des latitudes des deux stations, résultant desobservations, serait plus grande qu’elle n’est en effet.Si donc, la vraie différence de leurs latitudes était déter-minée , en mesurant sur le terrain la distance entre lesdeux stations, l’excès delà différence trouvée par l’ob-servation de l’étoile sur celle trouvée par le fait de lamesure, doit avoir été produite par l’attraction de lamontagne ; la moitié de cette différence sera l’effetde l’attraction exercée sur le fil-à-plomb à chaque obser-vation , pourvu que la montagne attire également desdeux côtés.

Da première idée de déterminer la quantité de cetteattraction fut suggérée par Newton, dans son Traitédu système du monde ; mais on n’y avait fait aucune at-tention, jusqu’à ce que, en i ^ 38 , Bouguer et La Conda-mine mesurant trois degrés du méridien près de Quito ,dans le Pérou , crurent apercevoir une déviation de leurfil a-plomb , par l’effet de l’attraction du Chimboraçao,montagne dans le voisinage, que par aperçu ils jugèrent^tre la 200 e partie environ de l’attraction de la terre en-here. En observant les hauteurs des étoiles fixes à deuxstations, l’une au sud, et l’autre au nord de la mon-tagne, ils trouvèrent, par la moyenne de leurs ob-

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servations, 7^" en faveur de l’attraction de la montagne;tandis que, selon la théorie, la ligne à plomb aurait dûdévier de la verticale de x' 4 - 3 v - Cependant, bien que lerésultat général fût favorable à la doctrine de Newton,l’expérience fut faite dans des circonstances si désavan-tageuses, qu’on n’en obtint pas toute la satisfactionqu’on aurait désirée ; et Bouguer termine le récit deleurs observations en exprimant l’espoir que l’expé-rience serait répétée dans des circonstances plus favora-bles, soit en France , soit en Angleterre.

On ne fit rien , néanmoins, jusqu’à ce que le docteurMaskelyne, célèbre astronome anglais , soumit à ce sujetune proposition à la Société royale de Londres , en 1772;et en 1774, il fut désigné pour faire l’essai avec les aidesnécessaires : muni des instrumens les plus exacts, ilfit choix de la montagne Schehallien, en Écosse , pourla scène de ses opérations. Sa direction est presque del’est à l’ouest; sa hauteur moyenne au-dessus des valléesenvironnantes est d’environ 2000 pieds anglais , et sonpoint le plus élevé au-dessus du niveau de la mer 355 opieds. On choisit deux stations pour les observations :l’une au nord, et l’autre au sud de la montagne. Onapporta un soin scrupuleux à tout ce qui pouvait con-tribuer à l’exactitude de l’expérience; et, d’après lesobservations de dix étoiles près du zénith, on trouvaune déviation d’environ 6 secondes. ( Transact. pliil .,vol. LXY, part. 2, n°* 48 et 4 g. )

Ces données semblaient offrir la possibilité de déter-miner la moyenne densité de la terre. Mais le calculexigeait nécessairement une grande exactitude, et enmême temps un immense travail. La tâche, cependant,fut entreprise par le docteur Hutton, qui en donna lanotice avec le résultat de ses recherches dans les Tran-sactions philosophiques et aussi dans les traités qu’il apubliés. Il paraît que la moyenne densité delà terre està celle de l’eau commune :: 5 : 1 environ.

ATTRITION ( Mec. ) ( Atlritio ). Frottement dedeux corps l’un contre l’autre. Voyez Frottement .

AUBES ( Méc. ). Palettes qui garnissent la circon-férence d’une roue hydraulique, exposée à la percus-sion d’un courant d’eau. Voyez Rode hydraulique

AUGES {Astr.) C’est l’apside supérieure, le pointoù le mouvement de la planète est le plus lent et com-mence à croître : augere. Voyez Aphélie et Apogée.

AUGMENTATION du diamètre ( Astr. ). Phéno-mène produit par les effets de la parallaxe sur le dia-mètre des astres. Voyez Parallaxe.

AURIGA ( Astr. ). Voyez Cocher.

AURORE ( Astr. Phys. ). Lumière faible qui com-mence à colorer l’atmosphère lorsque le soleil est à18 0 au dessous de l’horizon, et qui continue en augmen-tant jusqu’au lever de cet astre. Voyez Crépuscule .

AUSTRAL ( Astr. ). ÇD'auster, vent du midi. ) Sy-