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nonymc de méridional. Ou dit indifféremment pôleaustral ou pôle méridional , hémisphère austral ouhémisphère méridional. Voyez Armillaire.
AUTEL ( Aslr. ). Constellation méridionale appeléeaussi Altare, Thymale, Vesta, Pharus, Ara Thimia-tis. La principale étoile de Y Autel est de la troisièmegrandeur.
AUTOLYCUS, de Pitane, ville éolienne de l’Asie ,mathématicien et astronome célèbre, vivait dans leIII e siècle avant notre ère, à peu près vers le tempsd’Alexandre. Il est l’auteur de deux ouvrages sur lasphère et le mouvement des astres, qui ont eu de l’im-portance dans le temps où ils furent composés. Auto-lvcus y démontre rigoureusement, par la théorie dessphériques, les divers phénomènes des levers et descouchers des étoiles fixes. Ces écrits , que les progrès dela science ont dépouillés de beaucoup d’intérêt, ontété traduits plusieurs fois, avant que les découvertesmodernes eussent entièrement changé les principes del’astronomie. Conrad Dasypodius en a publié le texte, grecavec la traduction latine en regard, i° De sphera mobili ;— 2° De ortu et occasu siderum, etc. ; Strasbourg , i 5']‘2,k]-8° Le premier de ces traités a été de nouveau publiépar Jean Auria, en 1 5 ^ 8 , et le second eu 1 588 . — Latraduction latine du livre De ortu , etc., se trouve aussidans le recueil du père Mersenne ( Synopsis malh. ).
AUTOMATE ( Méc. ). ( De ««ras-, soi-méme , et defAa, je veux). Machine qui se meut d’elle-même, ouqui porte en elle le principe de son mouvement. VoyezAndroïde.
AUTOMNE ( Aslr. ). Troisième saison de l’annéequi commence le a 3 septembre, lorsque le soleil entredans le signe de la Balance, et finit le 22 décembre,lorsqu’il entre dans celui du Capricorne. Sa durée estde 89 jours i(i heures -A. Depuis le premier jour d’au-tomne, qui est celui de l 'équinoxe, les jours vont endécroissant et sont toujours plus courts que les nuitsdans notre hémisphère septentrional.
AUZOUT (Adrien), mathématicien et opticien, né àRouen dans le XVII e siècle, s’est rendu célèbre par laperfection qu’il parvint à donner à quelques instrumensastronomiques d’une grande utilité. On assure qu’il avaitconstruit un objectif de six cents pieds de foyer; mais ladifficulté de trouver un emplacement convenable pourl’établissement d’une pareille machine, ne lui permitjamais d’en essayer l’usage et de s’assurer de sa portée.Auzout a rendu un plus grand service à la science parles améliorations qu’il apporta au micromètre, amélio-rations qui ont tellement modifié cet instrument,qu’un grand nombre d’auteurs lui en attribuent l’in-vention. Mais avant Auzout , le célébré lîuygens avaitsongé à mesurer l’espace occupé par les astres dans lechamp des lunettes. On connaît la description qu’il a
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faite du micromètre à la fin de son Systema Saturnum,et l’on sait que cet ingénieux et savant observa-teur se servait d’une lame de métal qu’il introduisaitdans le télescope par une fente latérale, pour trouverle diamètre apparent d’un corps céleste. Le marquis deMalvasia, noble Bolonais, qui s’occupait avec un zèleestimable de cette partie de la science, avait substitué àce mécanisme un réticule qu’il plaçait au foyer de lalunette : c’étaient plusieurs fils qui se croisaient à anglesdroits, et formaient plusieurs carrés, à chacun desquelsdevait répondre un certain intervalle dans le ciel. Cetinstrument était peut-être préférable à celui d’Huygenspour les observations; on évitait d’ailleurs par sonmoyen l’effet de la diffraction de la lumière qui avai tlieu sur le bord des lames dans l’appareil qu’il avaitproposé. Mais d’un autre côté les fils étant fixes dansl'instrument de Malvasia, il perdait un de ses princi-paux avantages. C’est cette invention qu’Auzout per-fectionna, et qu’il rendit plus propre à des détermina-tions extrêmement délicates. Il ne conserva que des filetsparallèles avec un transversal qui les coupait à anglesdroits; et afin de renfermer toujours l’objet à mesurerentre des filets parallèles, il imagina d’en faire porterun par un châssis mobile, glissant dans les rainures decelui auquel les autres étaient fixés. Auzout a publié ladescription de sou micromètre en 1GG7 , les lecteurs quivoudraient en prendre connaissance la trouveront dansle tome YII des anciens Mémoires de VAcadémie dessciences. C’est de cet instrument, avec les additionsqu’y fit depuis encore Bradley, que se servent les astro-nomes. On peut aussi consulter à ce sujet l’introductiondes Tables astronomiques de La Ilire, le Traité desinstrumens de mathématiques de Bion, Doppelmayer,et enfin une dissertation de Townley dans/es Transac-tions philosophiques. Auzout partagea avec Picard l’hon-neur d’avoir appliqué le télescope au quart de cercle,quoique ce dernier n’ait nullement parlé de cette colla-boration dans son ouvragesur la Figure de la terre. Cetteidée heureuse a été aussi utile aux progrès de l’astrono-mie, que le perfectionnement du micromètre et l’ap-plication du pendule aux horloges.
Auzout , qui figure au nombre des premiers membresde l’Académie des sciences, est mort à Paris en 1691 • Hne paraît pas avoir écrit d’autre ouvrage que son Traitédu micromètre. Paris , 1GG7, in- 4 °.
AYELLAN ou AVELLAR ( Astr.). Nom de l’étoileappelée aussi Pollux.
AVERROES ; abou-l-walid-mohammed-êbn-ahmed-êbn-mohammed-êbn-rached, célèbre savant arabe, neà Cordoue durant le XII e siècle, est auteur d’un grandnombres d’écrits, dont quelques-uns ont trait auxsciences mathématiques. Averroës a professé dans saville natale la philosophie et la médecine, sciences qui