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Tome premier.
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78 ans. Ses ouvrages les plus recherchés des bibliophileset des savans sont : Rog. B agonis, viri eminentissimi,Eerspectiva, etc., Joli. Combachii, Francf., 1 5 1 4 » in- 4 °.

■— O pus majus, Rog. Baconis, mine primum edidit,S. Jebb, London , 1733, in-folio. — Desecrelis naturæet artis et nullitate magice. Paris ; i54'a , in-8°, ib., 1622,in-8°. La bibliothèque d’Oxford possède divers autresouvrages de Bacon , entre autres : O pus minus , etc.,O pus terlium , etc. , et un Traité du Calendrier , danslequel sont consignées les observations astronomiquesdont nous avons parlé.

BACULAMÉTRIE ( Géoin.), vieux mot par lequelon désignait l’art de mesurer les distances avec desbâtons ou des verges. Hoyez Altimétrie et Arpentage.

BAILLY ( Jean-Silvain), membre de l’Académie dessciences , de l’Académie française et de celle des Inscrip-tions , moins célèbre peut-être par ses talens que par sesmalheurs, naquit à Paris en 1736. Il se fit d’abordconnaître par des poésies et des pièces de théâtre, et cefut dans l’amitié du savant abbé Lacaille, qu’il puisadu goût pour des travaux d’un ordre plus élevé. L’astro-nomie fut, de la part de Bailly, l’objet d’études spé-ciales , dans lesquelles il ne tarda pas à acquérir de laréputation. Néanmoins il a plus souvent envisagé cetteScience en littérateur qu’en géomètre. On trouve, il estVl ’ai, dans scs écrits, quelques justes appréciations desPhénomènes célestes, scientifiquement exposées, et quisupposent des connaissances assez étendues ; mais engénéral, cet écrivain affectionne des hypothèses qui rap-pellent trop ses premières productions littéraires. C’estsurtout dans VHistoire de l’astronomie indienne queHailly s’est abandonné à tous les caprices de son imagi-n ation, en prenant au sérieux de prétendues observa-tions astronomiques qui feraient remonter la civilisationde cette nation à une antiquité exagérée. Ces supposi-tions romanesques plaisent aux gens du monde, et ellese urent surtout du succès à une époque où l’école ency-clopédique s’avisait de transporter, même sur le terrainde la science, le combat qu’elle soutenait contre la rai-s °u et la saine philosophie. Bailly fut successivementa Ppelé à siéger dans trois Académies. L’aménité de sesmœurs, la douceur de son caractère, la bienveillanceai| Uabl e qu’il portait dans toutes les relations de la vie,COntl 'ibuèrent sans doute beaucoup plus que l’importancede ses écrits , à lui faire cueillir tant de palmes académi-ques. Le caractère et le talent de cet écrivain lui attirèrenteri même temps les dangereux honneurs de la popula-lllé --. On sait par quelle cruelle catastrophe il expia safuneste confiance dans les principes philosophiques qu’ilav ait contribué à répandre. Illustre victime de la fureurdes factions et de la brutale ignorance des masses popu-

lr es, Bailly, dont la mémoire restera à jamais pure ethonorable, sera aussi à jamais un d’ouloureux exemple

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pour les hommes de science et de progrès, qui descen-dent quelquefois, des hauteurs où les placent leurs tra-vaux, dans la lice brûlante des partis. Condamné à mortpar le tribunal révolutionnaire, après avoir été l’idoledes Parisiens, Bailly fut exécuté au Champ-de-Mars ,le 12 novembre 17Ç)3, avec des circonstances atroces.Ses principaux ouvrages sont : Essai sur les satellitesde Jupiter, avec les Tables de leurs mouvemens,Paris , un vol. in- 4 °, 1766. — Histoire de VAstronomieancienne, depuis son origine jusqu’à l’établissementde l’école d'Alexandrie. Paris , 1781, in- 4 °. — His-toire de l’Astronomie moderne, depuis la fondation del’école d’Alexandrie jusqu en 1782. Paris , 1785,3 vol. in- 4 °. — Histoire de VAstronomie indienne etorientale. Paris , 1787, in- 4 °.

BAKER ( Thomas ), mathématicien anglais , né àIton, dans le Sommerset, en i 6 a 5 , s’est rendu célèbrepar la publication d’une méthode pour la résolution deséquations du 3 e et du 4 e degré. En 1645, il avait été ap-pelé à occuper une chaire de mathématiques au collègede Wadham; il fut plus tard recteur de la paroisse deBishop-Nympton, dans le comté de Devon. On ignoredans quelles circonstances cet ecclésiastique fut mis enprison pour dettes à Newgate ; mais ce fut dans cettemaison qu’il écrivit l’ouvrage où il proposa sa méthodede résolution des équations, sans aucune préparation,par un cercle et une parabole. Peu de temps avant samort, la Société royale de Londres lui soumit plusieursquestions importantes et difficiles, qu’il résolut de lamanière la plus satisfaisante. Cette compagnie lui décer-na une médaille d’or, où une flatteuse inscription rap-pelait ses titres à cette récompense. Thomas Bakermourut en i 6 go. Voici le titre de son ouvrage : Thegeometrical key, or a gâte of œqualions un locked, etc.,ou Clavis geometrica catholica, seu janua œqualionumrelevala. London, 1684, in- 4 °.

BALANCE ( Astr.). Ce nom s’applique également àune constellation située dans l’hémisphère austral et auseptième signe du zodiaque, marqué •é±.

Avant la découverte de la précession des équinoxes,ou du mouvement des points équinoxiaux, on croyaitque le soleil, revenant au même équinoxe, se trouvaitcorrespondre exactement aux mêmes étoiles; et l’onavait partagé l’écliptique en 12 parties égales ou signes,faisant de chacune de ces parties une constellation dé-terminée à l’aide d’un groupe d’étoiles. Alors le pre-mier signe correspondait à la constellation du Bélier ,le second à celle du Taureau , et ainsi de suite. Depuiscette époque, l’état du ciel a entièrement changé ; et,par la rétrogradation des points équinoxiaux, les signesne correspondent plus aux mêmes constellations. Cependant, on a conservé aux signes les noms qu'ilsavaient dans l’origine; et, par une convention généra-