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avec laquelle il se meut dans un temps donné, suivantla direction qui lui est primitivement communiquée.O*', les effets de la poudre à canon sont tellement dé-pendans de circonstances accessoires, que les détermina-tions sont loin de réunir le degré de certitude néces-saire. C’est ainsi que Daniel Bernouilli trouve que lavitesse initiale d’un projectile est de 6004 pieds par se-conde, en admettant que la force d’expansion de lapoudre enflammée est de 10000 atmosphères ; tandisflue Robins, qui ne prend la force de la poudre quepour 1000 atmosphères, obtient des résultats qui s’ac-cordent beaucoup mieux avec l’expérience. Pour se ren-dre compte de toutes les circonstances du problème , ilfaut examiner avec soin les phénomènes produits parl’inflammation de la poudre, suivant la nature des ob-jets dans lesquels elle est contenue.
2. Le boulet se trouve placé dans un espace cylindri-que, le canon, et comprime la poudre, dont l’cxplo-s 'on doit le lancer. Cette explosion, due au dégagementsubit des gaz élastiques qui se développent au moment
l’inflammation, chasse le boulet avec une force d’au-tant plus grande que le développement du gaz est plusP’and et plus complet; mais le frottement du bouletcontre les parois du canon, jusqu’au moment de sa sor-l ,e 1 neutralise une partie de cette force; et la vitesse,£ utiale s’en trouve nécessairement modifiée.
3. On pourrait croire que la vitesse initiale d’un bou-Ifct peut être augmentée sans limite par l’augmentation
la quantité delà poudre: il n’en est point ainsi; l’in-flammation de la poudre n’a lieu que successivement,■^insi, dans le premier moment quelle que soit la lon-flUeur du cylindre formé par la poudre derrière lebou-
la pression contre le boulet, et, conséquemment,S °D déplacement dans le canon, sont dus au dégage-ment des gaz de la première couche qui s’enflamme : ilPeut donc arriver que le boulet soit chassé de la pièce5v ant que toute la poudre soit enflammée. Ainsi, commel effet de la partie enflammée de la poudre a lieu ins-ta ntanément, il peut arriver, lorsque la charge est tropconsidérable, qu’une certaine quantité de poudre nonr olée soit lancée hors de la pièce avec le boulet; ce^ Ue les essais ont suffisamment prouvé. Il existe donc1111 Maximum pour la quantité de poudre capable deP*odni re la plus grande vitesse initiale; mais la déter-mDation théorique de ce maximum est impossible,P ar ce q ue non-seulement la qualité de la poudre à ca-,lQn o® 1 extrêmement variable, mais qu’il existe encore11 e Poule de circonstances accessoires qui exercent surs effets une influence importante.
Il résulte des considérations précédentes que lea xinaum de la charge doit être dans un certain rapport, Vec 1® longueur du canon. D'Arcy ( Mém. de l’Acad.
O
c, j i^5i, p. 57), qui fit beaucoup d’expériences
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pour déterminer les effets de la poudre, trouva que lerapport de la longueur de la charge à la longueur ducanon devait être celui de 100 : 171 , pour obtenir laplus grande vitesse initiale. Ce résultat s’accorde admi-rablement avec les calculs et les observations de Robins,d’après lesquels le rapport est 1 : 1,718.
La longueur des bouches à feu 11e doit donc pas nonplus dépasser une certaine limite; et cette assertion, dé-fendue par le comte de Martillière , Scharnhorst , etd’autres savans artilleurs, est devenue assez évidentepour changer le matériel de l’artillerie : toutes les piè-ces modernes sont beaucoup plus courtes que les an-ciennes.
5. Robins, et ensuite Hutton, ont trouvé que poul-ies canons de longueur suffisante les vitesses initialesétaient entre elles en raison directe des racines carréesdes quantités de poudre, et en raison inverse des racinescarrées des poids des boulets. Il en résulte un calcultrès-facile, en admettant toutefois que la qualité de lapoudre employée soit la même que celle de la poudred’artillerie anglaise, dont Hutton se servit à Wohvich;les essais ayant donné, pour un boulet d’une livre lancépar une charge de huit onces de poudre, une vitesseinitiale de 1600 pieds anglais , la vitesse initiale d’unboulet de 24 livres, lancé par 8 livres de poudre , ou128 onces, sera donnée par la proportion
v 8 = 16001 x
D’où
x — i3o6 pieds.
Mais, comme un boulet du poids d’une livre a eubesoin de huit onces de la meilleure poudre ou de lamoitié de son poids pour obtenir une vitesse de 1600pieds, le boulet de 24 demandera 12 livres de poudrepour avoir la même vitesse. On pourrait donc établirle tableau suivant des vitesses initiales communiquéespar diverses charges de poudre, en prenant le poids duboulet pour unité.
x 6
t
x 5r
1 *
I
rj
5o6
5 i 9
533
549
566
584
6o5
628
653
682
4754865oo5i553154856858 96i3640
716
755
800
855
9‘4101211 3 ri3o616002263
672
708
760
802
865
959
1061
1225
i5oi
212.3
Ces valeurs ne doivent être considérées que comme
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