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Tome premier.
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43 . De Morla a publié beaucoup d’observations sur laportée de la grosse artillerie : de ces observations lesplus importantes sont, sans contredit, celles résultant denombreuses expériences faites en 1784 à Barcelonne.Elles donnent ponr moyenne :

•A.WGLRS

d'élévation.

Cxitoit

Charges.

SE 24 *

Portées»

Canok

Charges.

DE l6.

Portéees.

livret.

pied*.

livre*.

prcde*

12», 5

IÔ

9798

10, 3

8592

IO

9

7596

6

7572

9

16

7686

10, 3

7572

9

9

75 o 6

6

6870

6

12

6120

8

5646

5

9

5286

6

5 ï 02

3

12

3942

8

3912

3

9

3870

6

3828

0

12

348

8

3 i 8

A 4 - Il est rare de chercher la distance du jet par l’arc< l u ’il décrit avec la direction première du boulet, on lefait généralement pour les bombes, avec lesquelles iles t plus facile d’atteindre une plus grande distance.

Hutton employa aussi, pour ces dernières, le sys-te rne de calcul que nous avons exposé. Ainsi D, v etE conservant leur signification; appelons de plus lediamètre du mortier D'; le poids de la bombe vide p;* e Poids de la bombe remplie p'; le poids d’un bouletde canon d’une égale grosseur p"-, les valeurs suivantesSÈr out corrélatives.

D

D'

P

P '

p "

V

H

4,53

4,0

8,3

9,0

12,75

3i8

i58o

5 >"a

5,8

1(1,7

18,0

25,5o

35G

1980

7,90

8,0

43,8

47,0

G 7,00

420

2756

9,84

10,0

85,5

91,s

i3o,oo

468

3421

*2,80

i3,o

187,8

201,0

286,00

534

44^o

Ea manière dont on trouve les quantités d’après cette^ble ne présente aucune difficulté. Les valeurs de VS ° nt données comme il suit : le rapport d’une bombePleine avec un boulet d’une grosseur égale est 1 : 1, 4 2 >a P r ès cela, la formule du numéro 40

Y = 178 V /D~;

d°une pour la bombe,

"="’ 8 \/ï3 V

L*

e mploi de cette table est aussi simple. Qu’on lance,P ar exemple, une bombe de i 3 pouces avec une vitesseln 'tiale de 2000 pieds (la plus grande qu’on puisse at-tendre d’après Hutton), on aurav' 2000

v = 534 ; et — = -53^ = 3 , 746 ,

ce qui dans la table (4o) répond à un angle d’élévationde 35 ° o’. Le nombre voisin m = 2 , 85 1 5 multiplié parle nombre qu’on trouve dans la première table, sousH = 443 o, donne 1263a pieds pour la plus grande dis-tance du jet.

Hutton reconnaît lui-même que les Français , nom-mément au siège de Cadix , lancèrent des bombes beau-coup plus loin, en ce qu’ils recoururent au moyen deles remplir avec du plomb, de sorte qu’elles purent êtrelancées à une plus grande distance que des bouletsde canon de fer massif. Veut-on appliquer cette res-source de manière à en faire une loi générale ? Soit alorsle poids du boulet de fer = p, un boulet d’une autre

p

masse = p, et—- = <7; dou nous aurons la vitessefinale

Ceci admis, pour le cas présent, le diamètre du creuxd’une bombe de i 3 pouces est = 9 pouces. Un bouletde plomb de ce diamètre pèse i 3 g ,3 livres; à cela joi-gnez le poids de la bombe même = 187,8 livres, en-semble 327 livres = p le poids d’un boulet de fer de

grandeur égale = 286 = p, et ^ = 0,8783 = q. Mais

comme D est = 12,8 pouces, on aura

1- = 178 ~ = 680, et h = = 7225

(la hauteur delà chute g = 16 pieds anglais )

Si l’on a v' = 2000 pieds, on aurav’ 2000 .

V ~ ess - —

nombre qui, dans la table, donne, par iuterpollationl’angle d’élévation = 20', qui répond à une va-

leur dem= 2,21 53 . La plus grande distance du jet estdonc

7225 X 2,2153 — i6oo5 pieds.

45 . Ni la théorie ni l’expérience n’ont donc pu nousfaire connaître encore la hauteur et la distance quepeuvent atteindre des boulets ou des bombes lancéssous un angle à volonté. Cependant l’une et l’autrenous apprennent que des boulets d’une égale force,sous le même angle d’élévation, et avec des vitessesproportionnelles à la racine carrée de leur diamètre,décrivent des courbes semblables, résultat que Bordaavait déjà trouvé.

Le calcul des expériences étendues de Woolwich,pour un angle d’élévation de 45 °, qui, d’après la théo-rie, appartient au jet le plus étendu, et avec un boulet

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