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Tome premier.
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discussions des géomètres, et à s’acquérir une brillanteréputation. 11 refusa à vingt-quatre ans la présidenced une Académie nouvellement fondée a Gênes , et accom-pagna son frère à Pétersbourg, où il professa les mathé-matiques. Il quitta cette ville en i^ 3 a, revint se fixerdans sa patrie, où il occupa successivement une chaired anatomie et de botanique, de physique et de philoso-phie spéculative. C’est là qu’il s’occupa de la mécanique,dont il démontra les principes fondamentaux avec plusde précision et de rigueur qu’on ne l’avait essayé jus-qu’alors. Son Traité d’hydrodynamique est fort estimé,bien qu’il soit fondé sur un principe indirect, celui dela conservation des forces vives : c’est en effet le pre-mier ouvrage qui ait été publié sur ce sujet aussi diffi-cile qu’important.

Daniel Bernouilli , doué d’une rare sagacité, et remar-quable par son assiduité au travail, s’est rendu célèbrepar les nombreux mémoires académiques qu’il a publiés.Scs biographes citent parmi les sujets qu’il a traités, et quioffrent des applications utiles et des résultats piquans par'eur singularité, scs recherches sur l’inoculation, sur ladurée des mariages, sur le milieu pris entre des obser-vations, sur la détermination de l’heure à la mer lors-qu’on ne voit pas l’horizon. 11 a également traité d’unemanière fort remarquable deux questions d’astronomiephysique: la première, concurremment avec son père,sur l’inclinaison des orbites planétaires; la seconde, sur lefl ux et le reflux de la mer. Il partagea le prix proposé pourla première, en 1734, avec son redoutable rival ; etcelui de la seconde, en 1740, avec Euler, Maclaurin,ct unautre personuage dont le nom u’est pas connu. C’est à1 occasion du concours de 1734, que Condorcet s’ex-prime ainsi, dans son éloge de Daniel Bernouilli :« Jean, dit-il, ne vit dans ce fils qu’un rival, et danss °n succès qu’un manque de respect qu’il lui reprochalong-temps avec amertume. » Le célèbre écrivain dontn ou s venons de rapporter quelques paroles, a exposéavec l’élégance et la précision qui caractérisent son talent,les travaux et la marche de l’esprit de Daniel Bernouilli .B fut associé étranger à l’Académie des sciences de Paris,et se fit assez long-temps une sorte de revenu des prixflu elle proposait : il les a remportés ou partagés dixfl°'s. Cet illustre savant a été membre des Académies deaint-Pétersbourg, de Berlin et de la Société royale deEondres. Environné de respect et d’admiration , d’unr -°mnierce doux et agréable, Daniel Bernouilli eut une'le très-heureuse : il conserva dans un âge très-avancé1-011 te sa présence d’esprit, toute la force de sa hautemison : il ne se remplacer dans ses fonctions de pro-sseur, par son neveu Jean Bernouilli, qu’à l’âge desoixante-dix-sept ans; il en avait quatre vingt-deuxquand il mourut à Bâle le 17 mars 1782. Ses ouviage'smathématiques soûl : I. Dantehs Bernouilli cxercila-

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tiones quœdam niathcmaticœ. "V enetiis, 1724 , in- 4 %

1 vol. II. Danielis Bernouilli hydrodynamica, seu de vi-ribus et motibus Jluidorum conunentarii, opus academi-cum ab auctore dum Petropoli ageret, congestum. Ar-gentorati, 1738, in- 4 °, 1 vol. Ses divers mémoires surles autres branches des sciences mathématiques et phy-siques n’ont point été recueillis ni imprimés séparé-ment des collections académiques où ils se trouvent.

BERNOUILLI ( Jean II ), troisième fils de Jean IBernouilli, naquit à Bâle , le 18 mai 1710. Comme lesautres membres de sa famille, il s’est distingué "dans lessciences mathématiques qu’il professa à Bâle , en 1743,dans la chaire illustrée par son oncle Jacques et par sonpère. Il a concouru avec son frère Daniel, pour lesprix proposés par l’Académie des sciences de Parir.Trois de ses mémoires y ont été couronnés; ce sont :celui sur la propagation de la lumière, celui sur le ca-bestan , et celui sur l’aimant. Membre de l’Académie deBerlin, il est mort à Bâle , le 17 juillet 1790.

BERNOUILLI (Jean III ), fils du précédent, estégalement né à Bâle , le 4 novembre 1744- Ses disposi-tions naturelles le portèrent vers les mathématiques,l’astronomie et la philosophie. Ses études, qu’il achevaà Bâle et à Neuchâtel , furent dirigées dans ce sens. Ilacquit de bonne heure une éclatante réputation, et iln’était âgé que de dix-neuf ans quand l’Académie deBerlin l’appela dans son sein comme astronome. Aprèsavoir obtenu la permission de vovager, et avoir visitéla plus grande partie de l’Europe , il revint, en 1779,se fixer à Berlin , où il fut nomrné directeur de la classedes mathématiques de l’Académie , et honoré du titred’astronome royal. Jean Bernouilli a aussi été membredes Académies de Pétersbourg et de Stockholm . Il estmort à Berlin le i 3 juillet 1807. Il est le dernier de cetteillustre famille qui ait rendu son nom célèbre dans notresiècle. Ses travaux sont nombreux; nous ne citerons icique ceux qui ont les mathématiques pour objet. I. Re-cueil pour les astronomes, 1772-76, 3 vol. iu-S°.IL Lettres astronomiques, 1781. III. Elémens d’al-gèbre oTEuler , traduits de l’allemand. Lyon , 1785,

2 vol. in-8°. Il a publié avec le professeur Ilindenburgtrois années du Magasin pour les sciences mathéma-tiques. Un grand nombre de ses observations se retrou-vent dans les Mémoires de V Académie de Berlin , etdans les Ephémérides astronomiques de cette ville.

BERNOUILLI (Jacques II ), frère du précédent,naquit à Bâle , le 17 octobre 1759. C’est le dernier decette pléiade de savans , dont uous n’avons pu que rap-peler succinctement les titres à la gloire. Il n’a point euune destinée aussi brillante. Jacques Bernouilli fut ledisciple de son oncle Daniel, et c’est lui qui fut sonsuppléant à la chaire de physique de l’université deBâle . Mais il ne put lui succéder. L’inquiétude de sou