cipalement sous le rapport de la théorie dans chacundes ouvrages couronnés.
En 1793, un ingénieur mécanicien français , nomméCardinet , présenta au bureau de consultation un cabes-tan d’une construction plus simple que tous ceux pro-posés jusqu’alors, et dans lequel on évite l’opération dechoquer. Cardinet s’est à la vérité servi d’une inventionqu’on trouve dans les mémoires cités ci-dessus de JeanBernouilli et de Ladot ; mais il l’a considérablementperfectionnée ; et sa machine offre des avantages incon-testables. En 1794 > E. C. de La Lande, professeur demathématiques à l’école de La Flèche , inventa un nou-veau cabestan que l’illustre Borda déclara supérieur àlout ce qui avait été fait avant. Voyez, pour ce quiconcerne le cabestan : Recueil des pièces qui ont rem-porte le prix de VAcademie, tome V ; et le volume in-titulé Mouvement desfardeaux , du Traité de mécani-que appliquée aux arts , de M. Borgnis.
CADMUS ( Astr .). Nom de la constellation du Ser-pentaire. Voy. ce mot.
CADRAN SOLAIRE ( Gnom .). Instrument sur le-quel sont tracées des lignes qui indiquent l’heure parl’ombre d’unstyle ou par un rayon solaire. Voy. Gno-monique.
CAILLE (Nicolas-Louis de La), l’un des plus cé-lèbres et des plus savans astronomes du dernier siècle,est né à Rumigny, près de Rosoy en Tliierache , le 1 5mars 1713. Il terminait ses études au collège de Lizieux,où il s’était déjà fait remarquer par son application etson goût pour les sciences, quand son père mourut, etle laissa sans ressources. Heureusement pour cet enfantqui donnait de si belles espérances, le duc de Bourbon,protecteur de sa famille, vint à son secours, et lui four-nit les moyens de se livrer à des études d’un ordre élevé.La douceur du caractère de La Caille, la générosité deson cœur, son ardeur pour le travail, lui avaient dès-lors concilié l’amitié de ses maîtres et de ses condisciples;ses succès éclatans ne tardèrent pas à justifier l’intérétqu’il inspirait à tout le monde. Le moment arriva enfinoù il dut songer sérieusement au choix d’une carrière.Son père, ancien officier d’artillerie, qui s’était retiré àAnet où il était attaché à la duchesse de Vendôme commecapitaine des chasses, lui avait de bonne heure inspiréle goût dessciences, etd’avait même initié à la connais-sance des mathématiques qu'il appliquait spécialementà la mécanique. Le jeune La Caille, conservant dans unâge plus avancé l’heureuse direction d’idées qu’il avaitreçues dès l’enfance, résolut de se vouer à l’état ecclésias-tique, qui pouvait à la fois lui assurer une existence in-dépendante, et lui offrir assez de loisirs pour cultiverles hautes sciences, vers lesquelles l’entraînait un pen-chant qui se développait en lui de plus en plus. Déjà àcette époque, La Caille avait dirigé toutes ses pensées
vers l’astronomie, que, durant son cours de théologie,il étudiait en secret, sans instrumens et presque sanslivres. Il fit cependant des progrès si remarquables danscette science, que le savantFoucliy, auquel il fut recom-mandé peu de temps après, eu 1736, s’étonna qu’un jeunehomme de a 3 ans eût pu pénétrer aussi avant dans cesconnaissances supérieures.
La Caille ayant éprouvé quelques contrariétés àl’époque où il subit son premier examen théologique,à l’issue duquel il reçut le sous-diaconat, se déterminaà ne point chercher d’autre avancement dans les ordres.La hardiesse et la nouveauté de quelques-unes de sesréponses avaient irrité l'un de ses examinateurs , vieuxdocteur habitué aux subtilités de l’école, et aux yeuxduquel l’indépendance des idées était un crime irré-missible. On fut sur le point de lui refuser le titre demaître-ès-arts , et le jeune La Caille comprit sans doutequ’il aurait de nombreux obstacles à vaincre dans lacarrière qu’il avait voulu embrasser : il renonça dès cemoment à la théologie, et se livra sans réserve aux obser-vations de la science qu’il affectionnait. Ce fut dans cescirconstances que l’abbé La Caille fut présenté à JacquesCassini , qui, appréciant scs talens, l’accueillit avecbonté, et lui donna même un logement à l’Observatoire.Il se trouva ainsi en possession, dès son entrée dans lacarrière, d’une position qui lui offrait l’inappréciableavantage de pouvoir vérifier les observations des meil-leurs maîtres à l’aide des instrumens les plus puissans etles plus parfaits qu’on possédât alors. Dès l’année quisuivit son entrée à l’Observatoire, l’abbé de La Caillefit, avec Maraldi qui l’avait pris en amitié, la descrip-tion géographique de la France, depuis Nantes jusqu’àBayonne . On s’occupait à cette époque de la vérificationde la méridienne. I.’exactitude et la précision que LaCaille avait mises dans son premier travail, le firent jugerdigne d’être associé à cette grande et importante entre-prise. Il commença scs opérations le 3 o avril 173g, etavant l’expiration de cette année, il avait achevé tousles triangles, dit le plus illustre de ses biographes,depuis Paris jusqu’à Perpignan ; mesuré les bases deBourges, de Rhodès et d’Arles ; observé les azimuts etles distances des étoiles au zénith à Bourges , Rhodès etPerpignan ; et avait enfin pris la plus grande part à lamesure du degré de longitude qui se termine au portde Cette. La Caille, en continuant ses travaux pendantle rigoureux hiver de 174°, eutl’occasion de démontrer,par des calculs d’une exactitude inattaquable, que l eSsoupçons sur la vraie longueur de la base de Picard,mesurée par cet académicien, en 1669, eu s’appuya 1 * 1sur le moulin de Juvisy , étaient fondés. I( trouva q llCcette base était non de 5 ,G 63 toises, comme Picard l’ava* 1mesurée, mais seulement de 5 , 65 q, c’est-à-dire moinud’environ une toise par mille, et que par conséquent