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Tome premier.
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i*. L’atelier du sculpteur : il est composé d’un sca-bellon qui porte un modèle, et d’un bloc de marbre surlequel on a posé un maillet et un ciseau ; 2 ° Le fourneauchimique avec son alambic et son récipient; 3° L'hor-loger pendule et à secondes; 4° Le réticule rhomboïde,petit instrument astronomique composé de plusieurs fils,et qui se place au foyer d’une lunette pour mesurer lediamètre des astres; 5° Le burin du graveur : la figureest composée d’un burin et d’une échoppe en sautoirliés par un ruban ; 6 ° Le chevalet du peintre auquelest attachée une palette ; 7 0 La boussole ou le com-pas de mer; 8 ° La machine pneumatique avec sonrécipient, instrument qui appartient à la physiqueexpérimentale; 3° L’octant ou le quartier de ré-flexion dont on se sert en mer pour observer les lati-tudes et les longitudes; io° Le compas; ii° L’équerreet la règle , attributs de l’architecture, auxquels ilajouta en forme de niveau, le triangle austral qui sub-sistait déjà; i 2 ° Le télescope ou la grande lunetteastronomique suspendue à un mât; i3° Le microscope :comme attribut de l’histoire naturelle, cet insrumentest représenté par uu tuyau placé au-dessus d’une boîtecarrée; i4° La montagne de sable , nom d’un lieu cé-lèbre au cap de Bonne -Espérance, où La Caille acheva songrand travail sur les étoiles; il l’a placée au-dessous dugrand nuage, pour faire allusion à un nuage blanc quicouvre cette montagne aux approches des vents violensdu sud-est. La Caille, en formant ces quatorze constella-tions, indiqua par des lettres grecques et latines, suivantla méthode employée par Bayer, en 1600 , chacune desétoiles visibles à l’œil nu. Il reforma sous quelques rap-ports les catalogues de cet ancien astronome, en chan-geant les lettres qu’il avait mal à propos attribuées auxétoiles de diverses constellations.

Le voyage de La Caille dura quatre ans, et ses décou-vertes, auxquelles on a justement donné le nom de con-quête astronomique , ne coûtèrent au gouvernement, eny comprenant les frais de construction et d’instrumeus ,que la somme de 9,1 44 livres 5 sous. Le modeste etscrupuleux La Caille, dontla naïve probité étonna, dit-on, les agens du trésor royal, lorsqu’il leur rendit sescomptes, fut épouvanté de la célébrité et de la gloireque son noble dévouement aux progrès de la sciencevenait de lui acquérir. A son retour à Paris , en 1754 ,il fut accueilli avec un empressement qu’il était loinde rechercher, et auquel il se déroba en s’enfermantdans l’observatoire qu’on avait construit pour lui en1^48, au collège Mazarin . Il eut un moment le projet,dont ses amis eurent de la peine à le détourner, de seretirer dans une province méridionale, où les impor-tuns et les curieux ne vinssent pas troubler ses étudessolitaires. Cette époque de la vie de La Caille est celleOÙ il produisit ses plus importans ouvrages. On est surpris

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de l’immensité des travaux qu’a ueoonq *et savant astronome, durant une carrière malheureuse-ment si courte , dont il trouva encore le moyen de con-sacrer une partie à la pratique des plus douces vertus,et aux devoirs de l’amitié. {Voyez Bouguer .) Un vio-lent accès dégoutté vint tout à coup interrompre les tra-vaux de La Caille; mais il les reprenait avec une ardeurimprudente durant les intervalles de repos que lui lais-sait la douleur. Ce fut ainsi qu’il usa ce qui lui restait deforces, et qu’il contracta une maladie mortelle, en pas-sant les nuits, pendant un hiver entier, couché surles dalles de son observatoire, pour achever son cata-logue des étoiles. Il avait déjà éprouvé au Cap lafièvre violente dont il fut saisi. Le repos alors l’avaitguéri sans le secours de l’art; les talons des médecins deParis lui furent moins favorables. Il vit approcher sesderniers momens avec le calme et la résignation d’uneâme forte et religieuse, fit de nombreuses dispositionsqui prouvent jusqu’à quel point il avait conservé l’usagedeses facultés, et il mourut le 21 mars 17G2, à peine âgéde 49 ans. Sa perte fut grande pour la scieuce ; et lesnombreux travaux deLa Lande, qui se glorifiait d'avoirété son disciple, 11e la firent point oublier. La Caille estun des hommes les plus remarquables qu’ait produits laFrance . Son noble caractère 11e se démentit jamais.Simple dans ses goûts, modeste, laborieux, on auraitdit que la gloire le fatiguait, et qu’il fuyait la célébritéavec autant de soin que d’autres en mettent à exalterun mérite douteux. Accueilli par les chefs de la secteencyclopédique, sa raison fut assez forte pour dérobersa jeunesse à l’entraînement des idées qui emportaientalors la France , idées fit talcs contrelesquellcs elle estenfinentrée en lutte, dans sa généreuse ardeur de rénovationet de progrès. Les principaux ouvrages de l’abbé LaCaille sont : I. Astronomiœ Jundamenla, etc. Paris ,

1757, in- 4 °. II. Cœluin australe slelliferum. Paris ,1760 , iu- 4 °. C’est dans cet ouvrage que sont consignéesles découvertes et les observations faites par l’auteur aucap de Bonne-Espérance . III. Tables des logarithmespour les sinus et tangentes de toutes les minutes du quartde cercle , etc.; édition revue par l’ahhé Marie. Paris ,an vii (1799), in-8°. IV. Tables solaires , etc. Paris ,

1758. Y. Leçons élémentaires de mathématiques. Paris ,1741-1807,111-8°. VI. Leçons de mécanique, 1743, in-8*.VII. Leçons d’astronomie , 1746, 4 ” édition, publiéepar La Lande 1730. VIII. Elémens d’optique. Paris ,1750-1807 et 1808. IX. Éphénierules depuis 1 74^ j uS_qu’à 1775. La Caille est aussi l’auteur d’un Traité de na-vigation , d'observations faites au cap de Bonne-Espé-rance pour les parallaxes de Venus et de Mars, etc.

CALCUL. Réalisation des opérations qu’il faut fairesur les nombres donnés par une question pour en con-naître le résultat. Ce mot est dérivé de calculus , pierre»