CA
2-47
CA
parce que les anciens employaient de petites pierrespour effectuer les règles de l'aritlimctiquc. On l’étendencore à toutes les branches de la science des 110 m-k*' es qui emploient des procédés qui leur sont pro-pres j)our exécuter des recherches ou des opérations'Mathématiques. C’est dans ce sens que l’on dit calcule 'Ujei entiel, calcul des variations, etc., etc. Nous avonsainsi :
Calcul différentiel, voy. Différentiel.
Calcul intégral, voy. Intégral.
Calcul des fonctions, voy. Fonction.
Calcul des limites, voy. Limites.
Calcul des fluxions, voy. Fluxions.
Calcul des dérivations , voy. Dérivation.
Calcul exponentiel , voy. Exponentiel.
Calcul des différences partielles, voy. Différen-ts partielles.
Calcul des probabilités, voy. Probabilité.
Calcul des variations , voy. Variation.
Calcul numérique. C’est la même chose que I’Arith-m étique.
CALENDES ( Calendrier ). C'était le nom que les Ro-’Muins donnaient au premier jour de chaque mois Voy.
Calendrier.
CALENDRIER. Distribution du temps en périodesplus ou moins longues, imaginées pour les usages sociaux,entend encore par ce mot une table qui contient01 dre des jours , des semaines, des mois et des époquest-niarquables, ou des fêtes qui arrivent pendant le coursl le l’année.
Ce nom de calendrier est dérivé de calendes : c’esta, nsi que les Romains désignaient le premier jour dec Cacun de leurs mois , d’après le grec mÉi» ,f appelé,Parce que c’était en ces jours qu’on appelait le peupleaux assemblées.
Ca perfection du calendrier a été de tout temps un^ es premiers besoins des peuples civilisés; et ce n’estea effet qu’en déterminant une manière invariable de| Clu Pterle temps, qu’on peut designer avec exactitude] etour des mêmes travaux, dés mêmes cérémonies,server à la postérité la date des événeniens, et fixeru j es e Poques de l’apparition des phénomènes célestesl’avai SC1Cllce es t parvenue à calculer si long-temps à
1 ■ Ca division du temps en jours se piésentcnaturellement à tous les hommes : cependant lesférens peuples n’ont point attaché a ce motsignification. Le jour est naturel ou artificiel. Cai ,naturel, nous entendons le temps pendantltqucl luachève sa révolution complète d’orient en occid«u le temps écoulé entre deux midis consécutifsjour naturel renferme doue non-seulement le teint4 ’apparition du soleil au-dessus de l’horizon; ce. qui c
titue le jour proprement dit, mais encore le temps desa présence au-dessous de l’horizon, ou la nuit. Le jourartificiel, au contraire, est seulement le temps pendantlequel le soleil demeure au-dessus de l’horizon. C’est sui-vant cette dernière signification que le jour est opposéà la nuit.
x. Quelques peuples, comme les Assyriens, ont prisle commencement du jour naturel au lever du soleil,d’autres l’ont pris au coucher, comme on le fait en Ita-lie , en Bohême et ailleurs; plus généralement commeen Fi ance, et dans presque tous les états de l’Europe , lejour naturel commence à minuit; alors l’intervalle detemps compris entre deux minuits consécutifs forme lejour civil. Les astronomes et les navigateurs com-mencent le jour à midi, parce que le passage, du soleilau méridien est un phénomène facile à observer et quiest par cela très-propre à indiquer le commencementd’un nouveau jour. C’est là l’origine du jour astrono-mique ou du jour vrai. Voyez Jour.
3 . Le jour naturel se divise en »4 parties qu’onappelle heures ; nous faisons ces parties égales entreelles. Il y a eu des peuples qui donnaient 13 heures aujour artificiel et i a heures a la nuit; alors les heures desjours et des nuit étaient bien égales entre elles , maisnon les premières aux secondes, excepté le jour del’équinoxe.
Les Juifs et lesRomainsdivisaie.it le jour artificiel enquatre parties égales, quatre heures principales qu’ilsnommaient prime , tierce , s ex te et noue , dont la pre-mière commençait au lever du soleil. L’Eglise se sertencore de ces quatres heures principales pour l’office.
4 - Après avoir divisé ainsi le temps en jours, on cher-cha à former des périodes plus grandes, composéesd'uu nombre déterminé de jours, et ensuite d’autrespériodes composées de celles-ci, pour établir un movenpraticable de fixer le retour des événemens physiquesou sociaux. La révolution synodique de la lune ou l’inter-valle de temps compris entre deux nouvelles lunes of-frit un avantage précieux pour les peuples encore peuavancés, en ce que les phases de cette planète serventelles-mêmes de subdivisions à sa révolution entière.Aussi les Juifs, les Grecs, les Gaulois, les Saxons, etc.,employaient-ils le retour de la nouvelle ou de la pleinelune pour l’indication de leurs réunions politiques etreligieuses. La révolution synodique de la lune s’effec-tuant à peu près en 129 jours, on donna à cette période!le nom de mois, et ix mois réunis composèrent Yannéelunaire.
5. Mais la division du temps en lunaisons ou moislunaires, quoiqu’en apparence la plus simple, est loincependant d’être la plus avantageuse; le retour desmêmes saisons eu offre une autre beaucoup plus impor-tante et (j i dépend entièrement de la révolution du