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Tome premier.
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désigner ce nombre par un I devant un C renversé decette manière Iq. Quelquefois aussi, au lieu de M , onse sert de 1 entre deux C , dont l’un est renversécomme CI3. Suivant cette notation, on peut exprimerCoo par I3C ; 700 par T[)CC , etc.

L’addition de C devant et après Cl3 augmente cenombre en raison décuple. Ainsi, CCI33 exprime 10000,^CI[)33 exprime 100000, etc.

Les Romains exprimaient encore les nombres au-des-sus de mille par une ligne — placée sur les caractères.Lar exemple, V signifiait 5 ooo; XL, 40000 ; M, 100000;

, 2000000 , etc. , etc.

On n’est pas d’accord sur la manière dont les Romainseffectuaient leurs calculs avec un système si incommodede numération; mais on peut attribuer en grande partiea ce système la longue nullité de ce peuple sous le rap-port des connaissances mathématiques.

CARACTÉRISTIQUE. La caractéristique d’un loga-1 u Lme vulgaire est le nombre entier qui entre dans celogarithme. Par exemple, 2 est la caractéristique de■L°ai 18930, logarithme de io 5 ; et o est la caractéris-llc I ue de 0,6989700 , logarithme de 5 .

Les logarithmes vulgaires des nombres étant les expo-sans des puissances auxquelles il faut élever 10 pourobtenir ces nombres, et les puissances successives de 10étant

10°

=

I

IO 1

=

10

IO 1

=

100

IO 3

=

1000

IO 4

=

10000

IO 5

=

I00000

etc.

etc.

voit que les nombres compris entre 1 et 10 ont poi

logarithmes o plus une fraction ; 1 plus une fractioi

lorsqu’ils sont compris entre 10 et 100; 2 plus une fra

tl °n, entre 100 et 1000, etc., etc. On connaît donc ir

^ e d‘atement la caractéristique du logarithme d’un nor

P ar la quantité de chiffres qui le composent ; c

Glte carac téristique est toujours égale à cette quanti

un ' Ainsi la caractéristique du logarithme de 47 )

’ P ar ce que ce nombre a 4 chiffres, ou qu’il <compri, p ,

ntre i 0 oo et 10000. Il suffit donc de connaît*a partie fi.

_ ». actionnaire d’un logarithme, pour le co

naître entièro ü .

les tab i ieta ent; et c’est par cette raison que daes de logarithmes on ne trouve que cette par^actionnaire , ...

c , et que les caractéristiques y sont soi

étendues tq »• r oyez Logarithmes .

Ou norQme en général caractéristique une marqu

ara et ère, par laquelle on désigne une certaine foi

° n d une quantité : c’est ainsi que la lettre d est

Car 4 clérislique des quantités différentielles, ou que 1

exprime la différentielle de x , suivant Leibnitz . Dansla notation de Newton , cette caractéristique est unpoint (.) placé sur la quantité : x, est donc, d’aprèsNewton , \& fluxion ou la différentielle de x. VoyezDifférentiel et Fluxion.

CARDAN (Je'rôme), médecin et géomètre célèbre,naquit à Milan suivant quelques-uns de ses biographes, età Pavie suivant d’autres, le 23 septembre ou le 24 no-vembre de l’an i5oi. Cardan , qui a souvent parlé de luidans ses écrits, n’avait lui-même aucune certitude à cetégard, d’où l’on a cru pouvoir tirer la conséquence quesa naissance était illégitime. Quoi qu’il en soit, il est dumoins certain que le jeune Jérôme fut élevé à Milan dansla maison deFaccio Cardan, son père, savant médecin etjurisconsulte éclairé, qui fut son premier maître. Tl nes’en sépara qu’à l’âge de 20 ans, époque à laquelle ilalla à Pavie pour achever, à l’Université de cette ville,ses études et recevoir ses grades. Ce fut dans cette célèbreinstitution que Jérôme Cardan acquit les premières no-tions des mathématiques, sciences dans lesquelles il de-vait plus tard illustrer son nom. Il fut bientôt à mêmed’expliquer Euclide , et dans la suitedl professa succes-sivement la médecine et les mathématiques à Pavie , àBologne, à Milan et à Rome. Cardan était doué d’ungénie fertile et d’une brillante imagination. Si ces heu-reux dons de la nature lui facilitèrent l’ibLclligencc detoutes les connaissances humaines, car il fut à la fois , àun degré remarquable, orateur, naturaliste, géomètre,médecin, physicien, moraliste et philologue, ils contri-buèrent aussi à égarer quelquefois sa raison, en le jetantdans des travers et des contradictions inexplicables.Ainsi, il cultiva avec une incroyable ardeur, et défen-dit avec un fanatisme aveugle les vaines pratiques d :l’astrologie judiciaire; erreur à laquelle la plupart dessavans de son siècle ont au reste payé un large tribut.Mais Cardan exagéra même les folies que l’astrologie apu suggérer à des hommes beaucoup moins familiers quelui avec les vérités de la science. Il avait tracé plusieursfois, et toujours inutilement, comme cela devait être ,l’horoscope de sa mort, et il eut le courage d’attribuerpubliquement la fausseté de ses prédictions, non à l’in-certitude de l’art, mais à l’ignorance de l’artiste. Car-dan avait si bien réussi, sous ce rapport, à établir sa ré-putation, que le bruit se répandit, après lui, qu’il s’étaitlaissé mourir de faim à l’âge de 75 ans, pour ne pas fairementir sa dernière prédiction, ou plutôt pour éviter lahonte ou les railleries que ce nouvel essai de son artmensonger devait attirer sur lui. Enfin, Cardan a publiédeux traités sous ces titres : De subtilitale et De rerumvarietale, où sont consignées toutes les extravagances quel’astrologie inspira à cette imagination vive et exaltée.Ces traités, dit un de ses biographes, embrassent l’en-semble de sa physique, de sa métaphysique et de