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L’extrême petitesse de Cérès n’a pas encore permis dedéterminer son diamètre ni le temps de sa rotation surelle-même.
CEULEN, ou plutôt KEULEN (Ludolph van ) , cé-lèbre géomètre hollandais, naquit à Hildesheim versi55o. Sa famille était originaire de Cologne , et c’est àcette circonstance qu’il ‘doit le surnom néerlandais deCeulen ou Keulen , sous lequel il est {dus généralementdésigné dans l’histoire de la science. Professeur de ma-thématiques à Breda et ensuite à Amsterdam , van Lu-dolph s’était acquis de la réputation par Ja publicationde quelques écrits et pour l’habileté avec laquelle il sa-vait faciliter à ses nombreux auditeurs l’accès des pro-blèmes les plus difficiles , lorsqu’il se rendit tout à coupcélèbre par l’approximation qu’il donna du rapport dudiamètre du cercle àla circonférence. Le résultat auquelil parvint, par un immense travail, l’emporta de beau-coup sur celui où étaient parvenus Archimède, Metius ,Vîete et Adrianus Romanus , qui s’étaient évertués àfesserrer de plus en plus les limites de ce rapport. Il yavait, en effet, quelque temps qu’Adrianus Romanus avait poussé cette approximation jusqu’à 17 décimales.Van Ludolpli la porta à une exactitude bien plus satis-faisante; il démontra que le diamètre du cercle étant1 unité, suivie de 35 zéros, la circonférence est plusfh’ande que3,r4t 5 g 265358 [)jg 3 ‘i 38 / i 6264 . 33832 'jg 5 o 288el moindre que le même nombre augmenté de l’u-n, te; ainsi l’erreur est moindre qu’une fraction dont1 unité serait le numérateur et le dénominateur unnombre de 36 chiffres. L’imagination est effrayée, ditSnellius , cité par les biographes de Ludolpli, lorsqu’elletente de se représenter la petitesse de cette fraction :elle est beaucoup moindre , à l’égard de l’unité, que neserait l’épaisseur d’un cheveu sur la circonférence d’uncercle , dont le rayon serait la distance qui existe entrela terre et les fixes les plus voisines. Yan Ludolpli ex-posa cette approximation dans son livre de Circulo eta dscripiis , qu’il publia en hollandais en 1610, et queSnellius traduisit eu 1615. On a observé avec raison*I Ue ce travail du géomètre hollandais annonçait plus dePatience que de génie. Il suivit simplement le procédé^Aichirnède, en doublant continuellement^ nombrecotes des polygones inscrits et circonscrits, jusqu’à1 U '1 fût parvenu à deux, dont les contours diffé-rassent de moins que l’unité sur un nombre composé35 chiffres. Néanmoins Van Ludolph fut émerveillédét a t ^ Couvei tc ( l e son approximation que la sciencemine autrement aujourd’hui (vov. Cercle) ; et à
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r u Arclnmede, il desira que ces nombres rus-
Senr gmvés
fur
s ur son tombeau. Ses dernières volontés
ent respectées : il mourut à Levde en 1610, l’annéem ênicoù il publia son travail sur lcrapport du diamètredu cercle à la circonférence, il fui inhumé dans l’cglisc
de Saint-Pierre de cette ville où l’on voit son tombeauavec l’inscription qui rappelle sa principale découverte.Yan Ludolph Ceulen estdu petit nombre des géomètresdistingués qui parurent dans les Pays-Bas au commen-cement du XVII e siècle; parmi ses ouvrages nous cite-rons seulement les deux suivons : Fundamenta arithme-tica et geomelrica, traduction latine de Snellius, Leyde ,i6i5, in-4°. L’original hollandais a été réimprimé àLeyde en 1716, in-fol. Zelemala ( ceuprotesnata) geometrica, Leyde . Dans ce dernier écrit Van Ludolphs’est élevé à des considérations algébriques, qui attestentson habileté à se servir de l’analyse mathématique.
CE VA (Ïiiomas) , géomètre distingué, né à Milan , leao décembre 1648, était entré fort jeune dans l’ordredes Jésuites, association aussi remarquable alors par sapuissancequeparlesavoir élevé delàplupartdesesmem-bres, et où son mérite comme mathématicien ne tardapas à être remarqué. En 1695, le P. Thomas Céva , déjàconnu en Italie , publia la découverte d’un instrument,à l’aide duquel on pouvait exécuter mécaniquement latrisection de l’angle. Le marquis de L’Hospital donna lamême découverte dans son Traite des sections coniques,qui parut en 1707 , et les géomètres italiens lui repro-chèrent de n’avoir fait, en la rapportant, aucune men-tion de Céva. Ce géomètre publia en 1699 ses Opusculamathematica , où l’on trouve diverses considérationsingénieuses sur la multisection de l’angle, soit mécaniqueau moyen de son instrument, soit géométrique par lesecours de certaines courbes. Le P. Céva ne s’occupaitpas seulement de mathématiques, il était poète aussi, etl’on a de lui un poème latin en quatre livres sur la phy-sique ancienne et moderne ; il est mort à Milan le 3 fé-vrier 1736. — CEVA (Jean, le marquis), l’un des frèresdu précédent, commissaire de la chambre arcliiducale,mérita aussi la réputation d’un savant mathématicien.Le P. Grandi en parle avec éloge dans son ouvrage inti-tulé : Geomelrica divinatio viviancorum problematum,mais il classe son mérite au-dessous de celui de sonfrère, malgré le nombre considérable de ses ouvrages,la plupart fort estimables Le premier ouvrage de JeanCéva , T)e lineis reçusse invicem secantibusconslructiostatica, publié à Milan en 1678, in-4 , est un traité degéométrie remarquable pour l’époque. On y trouve surles centres de gravité u.;e théorie profonde et supérieuredu moins à ce qu’on avait publié jusqu alors. Ses autresécrits sont : I. Opuscula mathematica, Milan, 1682,in-4°. IL Geometrica motus, Bologne , 1692 , in-j". Cetouvrage est fort rare, et paraît avoir obtenu un grandsuccès lors de sa publication. L’auteur y traite du mou-vement des eaux; il fut probablement publié à l'occa-sion des contestations qui s’élevaient souvent entre Bo-logne , Ferrarc et d’autres villes d’Italie , au sujet ducours irrégulier des fleuves de ce pays. (Voy. Cassini