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elle est la cause, les aberrations monstrueuses qu’elle aenfantées, proviennent à la fois de la diversité des mé-thodes qu’adoptèrent les nations les plus anciennementcivilisées, et del’impossibilitéoù nous sommes, de déter-miner avec certitude le véritable sens des expressions dontelles se servaient pour exprimer les périodes que nousappelons années , mois et jours. Le but que doit se pro-poser la science, maintenant qu’elle esten possession dela connaissance certaine de quelques grands événemens,qui, combinés avec des observations astronomiques pré-cises, peuvent déterminer d’une manière invariable lesépoques principales , est évidemment d’établir une con-cordance mathématique entre les chronologies de tousles peuples. Mal gré de nombreux et d’estimables travaux,cette œuvre est à peine commencée.
On a exposé ailleurs (voy. Année et Calendrier) l’his-toire et la théorie des élémensde la chronologie; il nousreste à faire connaître diverses parties de cette science ,quine devaient point entrer dans les considérations prin-cipales , qui ont fait l’objet de ces articles; elles serontsuccessivement traitées dans le cours de cet ouvrage.Voyez Ères des Arméniens , chrétiennes , de Constanti-n °ple, d’Espagne , de l’Hégire , de Nabonassar, etc.Juor, Mois, Olympiade, Périodes.
CHRONOMÈTRE ( de ypov'os-, temps , et de^tTpov,Mesure). Nom générique des instrumens qui servent àmesurer le temps. Il est plus particulièrement consacréd une espèce de montre construite avec une assez grandepiecision, pour donner exactement des subdivisions•1 une seconde. On s’en sert en mer pour trouver leslongitudes. Voy. ce mot.
CHUTE (Mec.). Espace parcouru par un corps pesantqm s approche du centre delà terre.
Nous avons donné aux articles accélération et accé-léré, l’histoire de la découverte, faite par Galilée , desvéritables lois de la chute des graves, ainsi que la dé-duction mathématique de ces lois.
CIEL ( Aslr .). Voûte sphérique concave, lieu app-1 eut-des astres.
CIRCONFÉRENCE ( Ge'om .). Ligne courbe qui ren-om un cercle (voy. Cercle). Cemot vient d ecircum,ut °ui, et d ejero, je porte. On donne quelquefois ce
’ I >ar extension, au contour d’une courbe quel-conque.
CIRCOMPOLA.lR.ES (Astr.). On nomme étoiUs «r-compolaires les étoiles situées près de notre po eréal, et qui tournent autour, sans jamais s abaisseï
dessous denotrehorizon.Pluàlepôleestelev au e
del’horizond’unlieu,etpluslenombredesétoilesc.rc
polaires est grand pour ce lieu. A. Paiis, pai ®où le pôle est élevé de 48° 5o' i4" au-dessus de 1 ho »si l’on imagine un cercle parallèle à 1 équateui, ^
® cette même distance du pôle, la zone comp.
le pôle et ce cercle renfermera toutes les étoiles quine se couchent jamais pour Paris .
CIRCONSCRIRE ( Géom .). Décrire une figure autourd’un cercle ou de toute autre figure courbe, de manièreque tous ses côtés soient des tangentes à la circonfé-rence.
Les polvgones réguliers, quel que soit le nombre deleurs côtés, peuvent tous être circonscrits au cercle. Voy,Cercle , n° i5.
On se sert encore de ce terme pour exprimer la des-cription d’un cercle autour d’un polygone. Le cercle estalors circonscrit au polygone, ou plutôt le polygone estinscrit dansle cercle.Nous renverrons aux mots Carré ,Hexagone, Pentagone, Triangle, etc., les procédésgéométriques au moyen desquels on inscrit et circonscritces figures.
CIRCONVOLUTION (Géom.). On emploie quelque-fois ce mot à la place de révolution. C’est ainsi qu’ondit, par exemple, qu’un cône est formé par la circon-volution ou par la révolution d’un triangle rectangle au-tour de l’un des côtés de son angle droit.
CIRCUIT (Géom.). Contour ou périmètre d’unefigure.
CIRCULAIRE (Géom. et Aslr.). Tout ce qui a rap-port au cercle. C’est ainsi qu’on appelle arc circulaire,un arc ou portion de la circonférence d’un cercle;secteur circulaire, une partie d’un cercle compriseentre deux rayons et l’arc intercepté; mouvement circu-laire,le mouvement d’un corps autour d’un cercle, etc.
On donnait anciennement le nom de nombres circu-laires à ceux dont toutes les paissances se terminent parle chiffre qui les exprime : ainsi 5 et 6 étaient desnombres circulaires, parce que toutes leurs puissances25, 125, 625, etc., 3G, 216, 1296, etc. se terminentpar ces nombres mêmes.
CISSOIDE (Ge’om.). Nom d’une courbe inventée parle géomètre grec Dioclès , pour résoudre le problème,alors célébré, delà construction de deux moyennes pro-portionnelles entie deux lignes données. ( Voy. Cube»)
Voici la génération de cette courbe.
Soit un cercle quelconque AdBM ; si de l’extrémité Adu diamètre AB, on mène une infinité de droi tes A y, àtous les points de la droite B y, tangente à l’autre extré-