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Tome premier.
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12 mars 1759, et ses élémens paraboliques furent telsque. Clairautles avaient calculés, savoir:

Inclinaison*

17 0 38'

Longitudedu nœud.

53» 48'

Longitudedu périhélie,

3o3° 10'

Distanceau pcrihëlie.

o, 58.

Le prochain retour de cette comète au périhélie a étécalculé par MM. Damoiseau, du bureau des longitudes,et Poutécoulant, en tenant compte de l’effet pertur-bateur d’Uranus , dont l’existence n’était pas connue dutemps de Clairaut , le premier fixe ce retour au 16, et lesecond au 7 novembre 1835. C’est en prenant pour basetes éléruens donnés par M. dePor.técoulant, que M. Lit-trow, astronome deVienne, a calculé les circonstancessuivantes de l’apparition de cet astre.Vers lemois d’août,au matin, on commencera à apercevoir la comète dansta constellation du Taureau ; sa lumière sera encore très-faible, et sa distance à la terre d’à peu près 67 millions‘te lieues. Le 6octobre, la comète se trouvera à sa pluscourte distance de la terre , 6,198,000 lieues, c’est-à-direa une distance cinq à six fois plus petite que celle dusoleil ; c’est alors qu’elle paraîtra dans son plus grande clat. Le 7 novembre, elle atteindra sa plus courte dis-tance du Soleil, 20,1 12,000 lieues. Après avoir passé auPérihélie, elle se rapprochera de nouveau de la terre,au commencement de i836. Au mois de mars elle ensera éloignée d’environ 25,000,000 de lieues, puis elledisparaîtra pour ne revenir qu’en février 1912.

Celte comète est la môme qui, en 1 458, causa enEurope la plus vive consternation par l'immense queuequ elle développait sur l’horizon; mais cette queue donti étendue embrassait alors 6o°, a toujours été en dimiuuant de grandeur et d’intensité, et quoiqu’il soit pro-bable, par la grande proximité dont la comète sera de laterre en i835, qu’elle nous offre encore une apparencetrès-brillante, on ne peut espérer de revoir ces majes-tueux et sublimes phénomènes, qui firent commanderjadis des prières publiques pour conjurer la maligne‘nfluence qu’on leur attribuait.

L’hypothèse du mouvement elliptique des comètes,vérifiée dans celle de Halley , et dans la marche de plus100 antres, dont les nombreuses observations sont

exactement représentées par cette théorie, est aujour-niuversellement adoptée, quoiqu’on ait soup-* nne P lus ‘eurs fois que quelques-uns de ces astre!

eut des orbites hyperboliques, et qu’accidentelle-^ ^ en S a gés dans notre système solaire, après avoii1 1 action attractive du soleil, ils s’en éloignaien

P° ur toujours.

Toutes les comètes dont on a pu se procurer des ob^•Vations exac'es, sont inscrites dans un catalogue; es qu on en découvre une nouvelle, après avoir déterttt'né les élémens de son orbite, on les compare à ceux di

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catalogue, et on cherche s’il s’en trouve qui leur ressem-ble. Si ce cas se présente, on en conclut que la comète adéjà paru dans une autre de ses révolutions ; mais l’égalitéparfaite des élémens n’est pas entièrement nécessaire; carils peuvent avoir subi des perturbations qui les aient al-térés. Il suffit qu’ils aient entre eux beaucoup de ressem-blance , pour obtenir déjà un grand degré de probabilitéen faveur de l’identité des comètes auxquelles ils appar-tiennent; c’est ainsi que le professeur Encke, de Berlin ,a reconnu dans la comète découverte à Marseille , parM. Pons, le 26 novembre 1818, celle qui avait été ob-servée en 1786, 1795 et i8o5. Il constata le premier leretour périodique de cette comète, dont il prédit l’ap-parition pour 182a, 1825, 1828, i832; ce que l’expé-rience a confirmé. Elle doit être de nouveau visibleen i835.

La très-courte période de cette comète, qui se com-pose de 1207 jours, n’est pas ce qui la rendla plus inté-ressante pour les astronomes ; elle présente encore cettecirconstance singulière, qu’à chacun de ses retours, legrand axe de l’ellipse qu’elle décrit et sa moyenne dis-tance au soleil diminuent progressivement, et qu’on estforcé d’en conclure qu’elle finira par tomber dans lesoleil, à moins qu’elle ne se dissipe auparavant : ce quesemblerait annoncer le décroissement de son éclat, etl’extrême rareté de sa substance au milieu de laquelleon 11e découvre aucun noyau.

Une autre comète à courte période, dite comète deBiela, du nom d’un astronome de Johanisberg , qui enreconnut la périodicité, décrit en 6 ans * une ellipsepeu excentrique. Dans sa dernière apparition, arrivéeen i 832 , si la terre eût été en avance d’un mois sur sonorbite, elle aurait traversé cette comète, coïncidencebizarre qui aurait pu amener de singuliers phénomènes,mais dont la probabilité est si petite, qu’elle ne peut ins-pirer aucune inquiétude. La comète de Biela est. aureste assez insignifiante; elle ne présente m queue ninoyau.

Les comètes de Halley, de Encke et de Biela sont lesseules jusqu’à ce jour, dont le retour périodique ait étéconstaté par le fait. Les orbites présumées de beaucoupd’autres, sont tellement excentriques que leur retourne peut s’effectuer que dans des périodes trop grandes,pour que les plus anciennes observations connues puis-sent les embrasser; et il faudra des siècles avant de lesvoir reparaître.

Une comète que nous ne pouvons passer sous silence,est celle dont Exell avait calculé la période et prédit leretour, et qui cependant ne s’est pas représentée. Cettedisparition, due à l’attraction de Jupiter, ainsi que lecalcul l’a complètement démontré, est une nouvellepreuve de la réalité indestructible des lois découvertespar l’immortel Newton.