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Connaissant ainsi les cocfficicns de la série générale,on pourra déterminer sa valeur correspondante à la va-leur x, et celte valeur particulière de la série sera néces-sairement celle de la suite infinie proposée. Nous renver-rons à l’ouvrage déjà cité de M. Wronski, ne pouvantqu’indiquer ici une théorie dont les limites de ce dic-tionnaire ne nous permettent pas d’exposer les principes
supérieurs.
CONVERSE ( GéomPropositions converses ou ré-ciproques. Voy. Réciproque.
CONVERSION (Alg.). Ancien mot par lequel onexprimait la proportion résultante des différences entreles ante'cédens et les conséquens de deux rapports égauxcomparées aux conséquens. Ainsi ayant la proportion
A : B ::C: D
la proportion dérive
A—B : B :: C—D : D
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se nommait proportion par conversion. Voyez Propor-tion.
CONVEXE [Géom.). La surface convexe est la sur-face extérieure d’un corps rond. Ce mot est particuliè-rement en usage dans la dioptrique et la catoptriqne.Voy. Miroirs.
COORDONNÉES [Géom.). Nom commun donnéaux abscisses et aux ordonnées d’un point. Voyez Ads-c»se.
COPERNIC (Nicolas), l’illustre et célèbre rénovateurdu véritable système du monde, naquit à Thorn, enPrusse, le 19 février i 4 y 3 , d’une famille distinguée,suivant la plupart de ses biographes, et d’un paysanserf du nom de Zopernick, suivant Zernecke auteur dela Chronique de Thorn. Fils d’un gentilhomme ou d’unserf, Copernic a environné son nom d’une illustrationdont l’éclat frappera seul la postérité; mais de ces deuxcirconstances, la première cependant est la plus vraisem-blable: l’éducation élevée que le jeune Copernic reçutdans la maison de son père, où il apprit les lettres grec-ques et latines, avant d’aller à Cracovie où il terminases études, ne pouvait être alors le partage de la classemalheureuse dont on a prétendu le faire sortir. Quoiqu’il en soit, Copernic se livra d’abord à la philosophieet à la médecine; et obtint le grade de docteur danscelte dernière science. Ce fut alors qu’il put s’abaii-doimei avec plus de liberté au goût ardent, que dès saplus tendre jeunesse, il avait manifesté pour les mathé-matiques. 11 en fit 1 objet d’études sérieuses, et abordaen même temps la connaissance de l’astronomie, sciencedans laquelle il devait immortaliser son nom. Le cé-
lèbre Régiomontanus (Jean Muller) la professait a cetteépoque en Italie avec beaucoup d’éclat; le jeune Co-pernic , entraîné peut-être par ce pressentiment de sonavenir qui se révèle quelquefois aux grands hommes,résolut d’aller entendre ce maître, et partit pour l’Italie après s’être perfectionné dans les arts graphiques, qu’iljugea utiles pour mettre ses leçons à profit. Il étudiasuccessivement à Bologne sous Dominique Maria, et àRome sous Régiomontanus , et ces deux célèbres astro-nomes , frappés de sa sagacité, de la hauteur de sesvues et de ses nombreuses connaissances, que rendaientplus remarquables en lui la bonté de son caractère et ladouceur de ses mœurs, l’admirent dans leur intimité.Après avoir suivi avec tout le, zèle dont il était animé,les leçons de ces illustres professeurs, et s’être fami-liarisé avec l’emploi des instrumens astronomiques , Co-pernic quitta Rome où le patronage de Régiomontanus lui avait fait obtenir une chaire de mathématiques, et ilrevint dans sa patrie, riche de l'instruction profondequ’il avait acquise, et des observations auxquelles ilavait pu sc livrer, sous ce beau ciel de l’Italie , si favo-rable alors aux sciences renaissantes.L’évéquedeWarmie,son oncle, le pourvut d’un canonicat dans la petite villede Fraënburgou Fravemberg, où il se fixa pourtoujours,et dès lors, cette vie , dont la laborieuse solitude allaitêtre si utile aux progrès de la science, fut troublée parpeu d’évènemens; il la partagea tout entière entretrois occupations principales qui étaient d’assister auxoffices divins , d’exercer gratuitement la médecine pourles pauvres, et de consacrer le reste de son temps à sesétudes chéries. « Cependant, ajoute un deses biographesles plus distingués, quel que fût son éloignement pourles affaires, il ne put refuser l’administration des biensde l’évêché, qu’on lui confia plusieurs fois, pendant lesvacances du siège. Cette commission exigeait de la pro*hile et du courage; il fallait défendre les droits del’évêché contre les chevaliers teutoniques, alors très-puissans. Copernic ne se laissa ni éblouir par leur auto'ri té , ni effrayer par leurs menaces. Si l’on rapporte cesdétails qui semblent étrangers à sa gloire, c’est pourmontrer que dans ce caractère, l’esprit d’étude et decontemplation était uni avec la fermeté et la constance,qualités non moins nécessaires que le génie pour atta-quer et renverser les préjugés consacrés par la croyancedes siècles. »
E11 rapprochant dans scs médita lions sur l’ancienne as-tronomie, ses profondes recherches sur la théorie d cSplanètes et scs propres observations, Copernic trouva lespreuves certaines du double mouvement de la terre-Les bases du système qu’il établit sur cette doctrine u etaient pas nouvelles, il est vrai, ou a vu ailleurs [voJ‘Astronomie) que Pythagore avait transporté du soleilà la terre, le mouvement de révolution annuelle sll ‘