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l’éç’iyitique, d’autres philosophes avaient après lui attri-bué à la terre un mouvement de rotation, pour expli-quer la succession des jours et des nuits. Copernic encombinant ces deux idées, est devenu le fondateur dela véritable mécanique céleste. 11 plaça le soleil au centrede
notre monde planétaire, et autour de cet astre, il fittourner d’occident en orient,suivant cet ordre de dis-tance, Mercure, "Vénus, la Terre , Mars, Jupiter etSaturne ; quanta la lune, elle continua aussi détournerd’occident en orient, autour de la terre, pendant quecelle-ci était emportée autour du soleil. Il supposa quela terre tournait dans l’intervalle d’un jour , d occidenten orient, autour d’un axe qui demeure toujours paral-lèle à lui-même, et.qui fait un angle d’environ avec1 axe de l’écliptique. Enfin, dit l’illustre Laplacc, toutannonçait daus ce système cette belle simplicité qui nouscharme dans les moyens de la nature, quand noussommes assez heureux pour les connaître. Copernic con-sacra toute sa vie aux observations et aux études qui de-vaient confirmer ses découvertes . et il n’entrepiit d enexposer l’ensemble, que lorsqu’il eut acquis la certitudecomplète de leur vérité. L’ouvrage fameux dans lequelh déposa le fruit de tant d’études et de méditations, c.t où.il soumit à uneseule idée toute l’astronomie, fut diviséen six livres qu’il intitula : De orbium cœleshum revo-lutiombus ; il fut terminé vers i 53 o. Il hésita long tempsa publier cet écrit, qui devait occasionner une véri-table révolution dans la science. Le bruit de ses idéess était répandu en Europe , ses disciples et scs amis lesfaisaient circuler; tandis qu’elles étaient accueillies avecr cspcct par les savans les plus distingués, lu foule donte lles attaquaient les préjugés se passionna contre elles.
taxa ce système de rêverie et d’absurdité, et Co-Pernic lui-même fut comme Socrate , livré aux huées de^a multitude ignorante dans une pièce de théâtre. Co-pernic commençait à vieillir, et des études si constanteset si laborieuses avaient épuisé ses forces; il sentit, ajoutele biographe célèbre que nous avons cité plus haut, qu’en'dardant plus long-temps la publication de ses rccher-c bes, il laissait à l’ignorance un champ plus libre, et< l ue 1 exposition de vérités si évidentes, accompagnéese pi cuves si nombreuses et si palpables, serait le mcil-*" Ul m °yen de réfuter l’accusation d’absurdité, dont onqualifiait ses opinions. Il permit donc à ses amis de pu-e| son livre qu’il dédia au pape Paul III . « C’est, dit-^a ce poutif(. ; pour que l’on ne m’accuse pas de fuirle jugemeut des personnes éclairées, et pour quel au-hnité de votre Sainteté, si elle approuve cet ouvrage,nie garantisse desmorsurcs de la calomnie.» L’ouvrage•ûtpiima à Nuremberg par les soins de Rhéticus , l’undes disciples de Copernic . Le jour même de sa mort,seulement quelques heures avant qu’il rendît leCrn *er soupir, l’exemplaire de son ouvrage, envoyé
par Rhéticus , arriva : ou le lui mit dans les mains; ille toucha , il le vit, mais il était occupé d’autres soins.
Il mourut le 24 mai * 543 , âgé de soixante-dix ans. Lesouvrages que nous avons de Copernic sont : [. De revo-lutionibus or bium cœlestium, libriVI; Nuremberg , 1 543 ,petit iri-P eu 19G feuillets, 2 e édition. Basilis, i 5 G 6 ,avec la lettre de Rhéticus , imprimé à Dantzig , en i 54 o,où étaient annoncés les travaux de Copernic . Edition deMuller, sous ce titre : Astronomiainstaurala , avec desnotes; Amsterdam , 1617, — 1640, in- 4 °. II. De late-ribus et angulis triangulorum , etc. ; Wittemberg , 1 54 * 2 ,in- 4 °. C’est un traité de trigonométrie avec des tablesde sinus, et qu’on trouve aussi dans l’édition que Mullera publiée du principal ouvrage de Copernic . Ses autresouvrages n’ont que peu de rapports avec les sciencesmathématiques.
CORBEAU (A si .). Constellations australe, une desanciennes de l'astronomie des Grecs. Elle est composéedans le catalogue britannique de neuf étoiles , dont laprincipale marquée est de la seconde grandeur. Cetteconstellation annonçait le solstice par son coucher hé-liaque.
CORDES {Mec.). Les cordes dont on fait un si grandusage daus les machines, sont formées de plusieurs Uni-rons , et ceux-ci de plusieurs fils de carret. Par ladouble torsion du fil de carret pour former le touron, etdu touron en sens contraire, pour former la corde, le filde carret après l’achèvement de la corde se trouve ré-duit à peu près au tiers de sa longueur. Nous 11e parle-rons point ici des procédés à suivre dans la fabricationdes cordes; ces détails sortiraient tout-à-fait de notresujet. Pour nous, les cordes 11e sont qu’un moyen detransmettre les forces.
Les calculs de la mécanique sont faits en supposantque les cordes sont réduites à un fil inextensible et par-faitement flexible; mais dans la pratique les cordesayant des diamètres souvent fort grands, etune roideurd’autant plus considérable, qu’elles sont plus grosses,les résultats du calcul ne sont pas applicables sans degrandes modifications. Afin de pouvoir évaluer ces cor-rections, Amontons , en 1699, fit des expériences directespour déterminer comment la roideur des cordes étaitfonction de leur diamètre. Mais,s’étaut servi de ficellesplutôt que de cordes, ses résultats n’étaient point apiplicables à la pratique, et c’est à Coulomb qu’on doit depouvoir évaluer exactement quelle est la force néces-saire pour vaincre la roideur d’une corde d’une grosseurdéterminée. Il se servit d’abord d’un appareil semblableà celui d’Amontons ; mais afin de pouvoir évaluer laroideur d’une corde passant dans la gorge d’une poulie,il employa l’appareil suivant, qui paraît le meilleur detous ceux auxquels on peut avoir recours.
Sur deux tréteaux solidement établis de six pieds de