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ligues de courbure qui les partagent en quadrilatèrescurvilignes infiniment petits, dont les côtés se coupentà angles droits. Les deux ligues de courbure passant parun point, sont tangentes aux deux sections principales.
Si on calcule les rayons de courbure de la surface pourun point déterminé, c’est-à-dire les portions de la nor-male comprises entre le point, et ceux où elle est coupéeparles deux normales voisines , on trouve qu’ils coïnci-dent en grandeur et en position avec les rayons de cour-bure des sections principales, ce qui généralise les ré-sultats énoncés ci-dessus.
Pour de plus amples détails sur une théorie im-portante , voyez les.ouviâges de Monge etdeM. Leroy.
COURONNE ( Aslr .). Nom de deux constellationssituées l’une dans l’hémisphère australe, et l’autre dansl’hémisphère boréal.
La couronne australe , qui paraît à peine sur notrehorizon au commencement du mois de juillet, renferme12 étoiles dont la plus remarquable n’est que de la cin-quième grandeur.
La couronne boréale, située entre le Bouvier et Her-cule , renferme 21 étoiles dans le catalogue britan-nique.
COURTINE. Masse de terre revêtue de maçon-nerie, ayant pour but de réunir entre eux les plans dedeux bastions, de manière à fermer l’enceinte fortifiée.Voy. Fortification.
COUSIN ( Jacques-Antoine-Joseph ), savant mathé-maticien, naquit à Paris , le 29 janvier 1739. Il acquitde la réputation par la publication d’un traité docalcul intégral, auquel ou a reproché un peu d’obscu-rité et de désordre, mais qui contenait plusieurs pro-positions nouvelles dans les différentes branches decette partie élevée de la science , et principalement surl'intégration des équations aux différences partielles.Cousin fut reçu à l’académie des sciences en 1772. Ilavait été nommé, en 1769, professeur de mathématiquesà l’école militaire, où il exerça durant vingt ans ces utileset honorables fonctions. Il était également, depuis 1766,professeur coadjuteur de physique au collège de France .Cousin employait à des travaux scientifiques tout letemps que lui laissaient les devoirs de son double pro-fessorat; sa vie douce et paisible, exempte d’ambition,semblait devoir s’écouler dans la tranquille obscurité del’étude et de l’enseignement, lorsque la révolutionéclata. Alors cet homme simple et modeste déploya uncaractère noble et énergique. Dès 1791 , il avait été éluofficier municipal et il fut, en cette qualité, chargéspécialement de l’administration des subsistances. Em-prisonné pendant la terreur, il échappa aux périls desa situation et entra aussitôt, par le vœu de scs conci-
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toyens , dans l’administration municipale qu’il présidaitle i' r prairial an III , et affronta avec courage, les plusgrauds dangers pour comprimer la minorité qui vou-lait rétablir le régime de la terreur. Le directoire luiconfia de hautes fonctions administratives, mais il donnasa démission au 18 fructidor; l’année suivante il fut élumembre du corps législatif. Après le 18 brumaire,Cousin fut successivement nommé membre de l'institutet du sénat conservateur. Il mourut à Paris le 29 dé-cembre 1800. Voici la liste des ouvrages qu’il a publiés.I. Leçons de calcul différentiel et de calcul intégral,1777,2 vol. in-8°. :i* édition, sous ce titre : Traité ducalcul différentiel et du calcul intégral, 1796, 2 vol.in-/|°. IL Introduction h l’étude de l’astronomie phy-sique, 1787, in-4°. III. Traite élémentaire de Physique,an III, in-8°. IV. Traité élémentaire de l’analyse ma-thématique, 1797, iu-8°. O11 trouve divers mémoiresde Cousin , dans les Acta academiœ electoralis magun-tince scientiarum quœ erfiiti est.
CRAIGE, etmieux CRAIG (John), géomètre écossais,s’est rendu célèbre par lapublicatiou de plusieurs ouvra-ges importuns eu mathématiques, mais aucun de ses bio-graphes 11’apuindiquer lelieuet la date de sa naissance etdesa mort. Il commençaàse faire un nom dans la science,vers la fin du XVII e siècle, en faisant connaître, le pre-mier, en Angleterre, le calcul différentiel de Leibnitz .Ce fut environ un an après que ce grand homme eutpublié sa découverte dans les Actes de Leipzig , en 1685,que Craig s’en servit dans un traité sur la quadraturedes courbes. L’Angleterre a réclamé exclusivement pourl’immortel géomètre qui a reçu le jour dans son sein ,Newton , la découverte de ce calcul. La publication del’ouvrage de Craig prouve néanmoins que si à cetteépoque Newton était en possession de sa méthode desfluxions, il u’avait point encore jugé à propos de l aproduire, ou il ne serait pas possible d’expliquer l asensation que causa cet ouvrage dans le monde savantde l’autre côté de la Manche. Cette circonstance remar'quable semblerait donc prouver que le calcul différen-tiel a été apporté du continent en Angleterre ; au reste,nous examinons ailleurs cette question, qui doit paraîtreaujourd’hui fort secondaire {Voy. Leibnitz ). Jean Bei-nouilli a vivement critiqué un autre ouvrage de Craig;sur le Calcul desJluentes , qu’il publia ensuite, et q 111est écrit avec les notations de Newton et les idées de cctillustre maître. Ce traité , peu remarquable niêm epour son auteur, est aujourd’hui à peu près oubhë. John Craig s’est acquis d’ailleurs une grai»^ ecélébrité par la production d’une théorie fort cUrieuse, mais qui présente à l’imagination quelq uchose de bizarre. 11 voulut appliquer le calcul algbrique à la théologie, en recherchant quel devait èt .l’affaiblissement des preuves historiques suivant 1*