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face convexe réfléchit le son avec moins d’intensité etde vitesse qu’une surface plane ; tandis qu’une surfaceconcave renvoie un son plus fort que le son primitif. Ilen est à peu près du son comme de la lumière : les mi-roirs plans rendent l’objet tel qu’il est, les convexes lediminuent et les concaves le grossissent.
Comme un son réfléchi peut se réfléchir de nouveauen rencontrant un second obstacle dans sa direction , ilexiste des échos doubles, triples, quadruples, etc. Ceséchos qu’on nomme en général échos multiples se pro-duisent ordinairement dans les lieux ou se trouvent desmurs parallèles et éloignés. Il en existait jadis un cé-lèbre près de Verdun qui répétait 12 à i3 fois le mêmemot; il était formé par deux tours éloignées l’une del’autre de 5o mètres.
Dans la théorie des échos, on nomme centre-phoniquele point où le son est produit, et centre-phonocampti-que celui où il est réfléchi.
Lorsque la réflexion du son se produit dans des di-rections différentes de celle de son incidence, il peutarriver que celui qui le produit n’ait pas la sensation del’écho, tandis qu’un autre observateur entende l’échosans avoir entendu le son primitif. Ce phénomènes’observe fréquemment sous les voûtes plus ou moinshautes, et il est une suite des propriétés de l’ellipse; eneffet, si nous supposons que la section d’une voûte parun plan soit une ellipse, les sons qui partiront d’un desfoyers pour frapper la courbe , iront tous se réfléchir àl’autre foyer, de sorte que deux personnes, placées cha-cune à l’un des foyers, pourront s’entendre à la dis-tance de i5 mètres, et même de 3o, en parlant à voixbasse; tandis que des spectateurs intermediaires ne pour-ront saisir aucun mot. Les arches de plusieurs ponts pré-sentent ce phénomène , qu’on peut observer dans unegrande salle carrée du Conservatoire des arts et métiers
C’est d’après la propriété des surfaces réfléchissantesqu’on a construit 1 e cornet acoustique, dont la destina-tion est de renforcer le son. On donne à cet instrumentune forme parabolique parce que le son en frappant saparoi interne est réfléchi de toutes parts en un seul pointou foyer situé à l'extrémité qu’on place dans l’oreille.Le porte-voix (voy. ce mot) est construit d’après lesmêmes propriétés.
ÉCLIPSE {Astr.}. Disparition momentanée d’un astreen tout ou en partie.
Les éclipses, si long-temps l’objet de la frayeur deshommes, n’excitent plus aujourd’hui que leur intérêtet leur curiosité; et ce qui parait le plus étonnant dansles phénomènes qu'elles présentent, pour les personnesétrangères aux principes de l’astronomie, c’est la certi-tude avec laquelle elles peuvent être prédites. Dans lestemps les plus reculés de l’antiquité, avant que la scienceeût répandu sa lumière sur le monde, les apparences de
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cette espèce étaient regardées comme une alarmante dé-viation des lois éternelles de la nature; les philosopheseux-mêmes partageaient en grande partie les idées su-perstitieuses du vulgaire; et ce ne futqu’après delonguesobservations, et lorsque les mouvemens des corps cé-lestes commencèrent à être mieux connus, qu’on osasupposer que ces phénomènes effravans dépendaientd’une cause régulière.
Anaxagorc , contemporain de Périclès, parait être lepremier qni ait écrit sans déguisement sur les diversesphases de la lune et sur ses éclipses ; mais avant Hippar -que, les astronomes n’étaient guère en état de prédire leséclipses; et s’il est vrai , comme le rapporte Hérodote ,que ïhalès ait annoncé une éclipse de soleil, ce ne peutêtre qu’à l’aide de la période de 18 ans et 11 jours dontnous parlerons plus loin, période qui ramène les éclipsesà peu près à la même époque, et qui pouvait être con-nue de cet illustre fondateur de l’école ionienne.
Néanmoins les tentatives de l’astronomie pour expli-quer ce phénomène et en prédire le retour, remontentà une époque fort antérieure dans l’histoire du monde*Mais il n’est pas inutile de remarquer que partout ladécouverte des véritables causes des éclipses de soleilparaît avoir précédé la connaissance de celles de lune. liamarche de ce corps céleste esten effet facile à observer, etson passage entre le soleil et la terre a dû de bonne heureêtre regardé comme la cause de l’obscurcissement mo-mentané de la lumière solaire. Il n’était pas aussi faciled’attribuer les éclipses de lune à l’ombre de lit tenc,et cette observation exigeait une connaissance plus ap-profondic de la forme et des mouvemens des astres:aussi dut-elle être l’œuvre d’une science plus avancée.La cause réelle des phénomènes ayant pu être trouvéepar la simple observation, il restait à la science à com-pléter cette découverte, en démontrant sa réalité par I ecalcul rigoureux des époquesoùlcsmêmes laits devaientse reproduire. C’est sous ce point de vue qu’il faut sur-tout admirer les ingénieuses méthodes qu'cmployère»*les premiers astronomes pour arriver à ce but ; nousjouissons des travaux de l’intclligcncc des siècles passéssans reporter notre esprit vers les difficultés presqu’m'surmontables qui gênèrent les premiers pas do la scictn <*•Les préjugés d’une religion toute matérielle, dont I evulgaire du moins prenait au sérieux le sens figuré •>**allégorique, arrêtèrent long-temps , dans la Grèce sur-tout, la production de la vérité. Ce fut sans doute p 0 ' 11 ’tromper l’aveugle instinct de la multitude et se rav' raux persécutions qui ont frappé les auteurs des pl ,iSbelles découvertes, que l’école pythagoricienne cach®ses nobles leçons sous le voile d’une poésie mystérieu*®*Anaxagorc tint long temps secret son écrit sur les échp"scs, mais la haine de l’ignorance s’attacha à lui dès 1®ment où il osa professer scs opinions, et il expi® d*®*