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[Tome deuxième.]
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Les retranchemens simples ou élémens des lignes, faces ne doivent pas avoir plus de 80 mètres et lescomprennent : flancs 12 mètres.

Le redan. Ouvrage composé de deux faces et ouvertà sa gorge. Il a peu d’étendue et ne sert qu a couvrirune issue, uu pont jeté sur un ruisseau.

La lunette. C’est un redan auquel on ajoute desflancs , dans le but de flanquer des ouvrages collatéraux,ou pour découvrir des parties de terrain qui sont dé-robées à la vue des faces. La longueur des faces varieentre 3o et 60 mètres, et celle des flancs entre 12 et t 5mètres ; cet ouvrage est ouvert à la gorge.

La redoute. C’est le plus simple des ouvrages fer-més. Elle affecte ordinairement la forme d’un carré;cependant elle est quelquefois polygonale. Comme ellen’a point d’angles rentrants, elle n’a que des feux di-rects, et par conséquent 11e peut défendre son fossé. Deplus, devant chaque saillant se trouve un secteur privede feux, déterminé par le prolongement des deux fa-ces.

Le fort étoilé est une redoute dans laquelle on briseles côtés, afin d’avoir une défense des fossés. Cet ou-vrage est mauvais. Sa capacité intérieure est extrême-ment petite, et les secteurs privés de feux sont très-grands.

La crémaillère a été imaginée pour fournir desflanquemens a un retranchement en ligne droite. Les

Le front bastionné, qui se compose des mêmes par-ties que dans la fortification permanente, ne doit pasavoir un côté extérieur de plus de 25 o mètres. Il peutmême quelquefois être réduit à 100 mètres. La lon-gueur perpendiculaire est, pour le carré, du J du côtéextérieur ; pour le pentagone, du J-; et pour les autrespolvgones , du j. Les faces ont les ^ du côté extérieur.

Dans les ouvrages fermés, la capacité intérieure doitêtre assez grande pour contenir facilement tout ce quiest nécessaire à la défense. Il existe donc une relationentre le développement d’un ouvrage et sa conte-nance. Soient x la longueur du côté d’une redoute car-rée; y le nombre des défenseurs; v celui des hommescompris dans la réserve ; n le nombre de rangs d’hom-mes placés sur le parapet; p celui des pièces de canon,et s l’espace nécessaire pour loger ce qui est nécessaireà l’artillerie exprimé en mètres carrés. On aura la re-lation.

(x —8) 1 = *y+s

en supposant que depuis la crête intérieure jusqu’au pieddu talus de la banquette, il y a une distance de 4 mètres,et qu’un homme occupe les 2|3 d’un mètre carré.

D’un autre côté ? Ax est égal à la longueur occupéeau parapet par les défenseurs et par les pièces, ce quidonnera :

v

5 mètres étant l’espace occupé par une pièce de canon.Si dans cette dernière équation ou fait v=o et n =2 ,on exprimera que la redoute est défendue par deuxrangs d’hommes, sans réserve, ce qui donnera évidem-ment le maximum de longueur de son côté. La pre-mière relation exprimant que l’espace est strictementnécessaire pour contenir ce qui est nécessaire à la dé-