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[Tome deuxième.]
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FO

fcnse, donnera le minimum du côté de la redoute. Onobtiendra ainsi deux limites entre lesquelles on pourraosciller. Et à l’aide des deux équations ci-dessus, 4 desquantités qui les composent étant données, on pourrafacilement trouver les deux autres.

i 5 . Le profil à donner à un ouvrage de campaguedépend de la qualité des terres à employer, de la na-ture de l’attaque qu’il a à soutenir , de la résistancequ’il doit présenter, de la durée présumée de son uti-lité, et du temps et des moyens qu’on peut consacrer àsa construction.

La crête intérieure devant mettre à l’abri les défen-seurs placés sur le terre-plein, n’aura pas moins de 2,00mètres d’excavation ; elle en aura 2,5o mètres lorsquel’ouvrage contiendra des hommes à cheval. L’épaisseurdu. parapet dépend du poids des projectiles auquel ilest exposé. Comme en général les ouvrages de fortifica-tion passagère ne sont attaqués que par de l’artilleriede campagne, on se contente de donner à leur parapet3 mètres d’épaisseur. L’inclinaison de la plongée varieentre le 1 15 et le 1 16 . Elle doit être telle que son planprolongé passe à 1 mètre environ au-dessus de la con-trescarpe du fossé. Le talus intérieur a 1 de base sur 3de hauteur. Comme les terres sous cette inclinaison nepeuvent se tenir d’elles-mêmes, ce talus est revêtu engazon ou en clayonnage. La banquette qui est à>,20 mètres au - dessus de la crête intérieure a1,20 mètres de large, et est raccordée avec leterre-plein par un talus qui a 2 de base sur 1 de hauteur.Le talus extérieur est à la pente naturelle des terres.Afin que le poids du parapet ne fesse pas ébouler le ta-lus d’escarpe, on laisse au pied du talus extérieur unehernie de 0,60 a 1,00 de large. Le talus d’escarpe a pourbase les 2|3 de la base du talus naturel des terres, lahauteur restant la même; la base du talus de contres-carpe est la moitié de la base du même talus.

*6. La question de la balance entre les remblais et lesdéblais d’un ouvrage est une des plus importantes deta foi tifieatiQjj passagère. Dans certains cas, elle est fortPénible- mais, pour la simplifier autant que possible,B °us supposerons que l’ouvrage est assis sur un terrain

horizontal.

Soient R le volume du remblais ; S la surfece de sonP l °fil, et l la longueur du chemin parcouru par lecen-tle *ta gravité de ce profil. On aura la relation ,

FO

En désignant par D le volume du déblai, par S'Ja sur-face du profil du fossé, et par l', le chemin parcourupar le centre de gravité de ce profil, on aura la rela-tion ,

D=S 7 \

Si ^ est le rapport du foisonnement des terres,nous

aurons, pour exprimer que le déblai doit être égal auremblai, l’équation :

“O?)-

D’où, eu substituant pour R et D leurs valeurs, etdégageant S';

équation qui donne S' en fonction de V . On obtiendraune approximation suffisante, en prenant pour l’ la lon-gueur de la ligne milieu du fossé.

Reste maintenant à déterminer, à l’aide de S', les di-mensions du fossé , en l’astreignant pour les-talus d’es-carpe et de contrescarpe aux conditions sus-énoncées.

Soient x la largeur du fossé , y sa profondeur, et al’angle du talus naturel des terres; nous aurons :

S'=T (* — ^ X cot “ )

D’où :

7 . S'

X 3 — V cot a -J-

12 y

yt=3 j 14118 * (* ~\/~ x *—^ S' cota)-

Dans la valeur dey on ne tient compte que du sign îmoins , parce que c’est le seul qui convienne à la ques-tion, puisque y doit diminuer quand x augmente , etvice versâ. En se donnant x ou y, on pourra toujours, àl’aide de ces relations, obtenir la valeur de l’autre varia-ble; x étant astreint à avoir au moins 4 mètres, et yétant compris entre 2 mètres et 4 mètres. Lorsqu’enoscillant entre ces limites, on obtiendra pour y une va-leur imaginaire, on changera alors l’inclinaison de laplongée, ce qui donnera une autre valeur de S', et per-mettra, au moyen de quelques tâtonnemens, d’obtenirune valeur réelle du radical.

Lorsque la fortification est assise sur un terrain acci-denté, les crêtes intérieures ne peuvent plus être con-tenues dans un plan horizontal, puisque alors ellesn’abriteraient pas les défenseurs placés sur le terre-plein.Il faut défiler l’ouvrage, et comme on n’a pas le tempsde lever par courbes horizontales le terrain environnant,il faut nécessairement que les opérations de défilement

R=S/.