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se fassent immédiatement, sans avoir recours auxmoyens employés dans la fortification permanente.
Supposons que nous voulions défiler une lunetted’une hauteur située en avant, et dont le point culmi-nant soit bien déterminé. Le plan de défilement devantpasser à i, 5 o mètres au-dessus du terrain , nous le sup-poserons abaissé de cette quantité , et alors il deviendratangent auxhauteurs. Nous déterminerons, sur la gorgede l’ouvrage, le point d’intersection de cette ligne avecla droite joignant le saillant de la lunette et le pointculminant du terrain. Nous planterons en ce point unpiquet de i ,oo mètres de haut, dont le sommet sera évi-demment dans le plan de défilement. En faisant passerpar ce sommet et par le point culminant un rayon vi-suel , il sera contenu tout entier dans le plan de défile-ment, et son intersection avec une perche plantée ausaillant de l’ouvrage, déterminera un point apparte-nant à ce même plan. En le relevant de i, 5 o mètres, onaura la hauteur de la crête intérieure du saillant.
Si on avait b. se défiler de plusieurs hauteurs, l’emploid’un seul plan conduirait le plus souvent a des reliefsexcessifs. On emploiera alors deux plans qu’on fera secouper suivant la capitale de l’ouvrage, et suivant cetteinsersection, on construira une traverse destinée à pré-server les défenseurs des vues de revers. Quelquefois onne pourra plus se contenter d’une seule charnière , eton sera forcé d’en employer plusieurs. C’est à la saga-cité de l’ingénieur à déterminer quels seront les meil-leurs moyens à employer, en ne perdant jamais de vueque les reliefs doivent être aussi petits que possible.Dans tous les cas, lorsque les différons plans de défile-ment se couperont en gouttière, il faudra nécessaire-ment construire des traverses suivant leur intersec-tion.
Dans les cas dont nous venons de nous occuper, labalance des déblais et remblais ne pourra se faire quepar faces, et même par portions de face. On aura re-cours alors au théorème de Thomas Simpson, ou auprofil moyen. ( Voy. Remblais).
i 8. La défense des retranchemens est confiée à destroupes d’infanterie, soutenues par un certain nombrede pièces de canon. Au saillant, on construit une bar-bette, afiu de découvrir tout le terrain environnant,et d’avoir un champ de tir plus vaste. Sur les faces, lespièces sont à embrasures, la direction du tir pouvant sefixer par avance, et restant la même pendant toute ladurée de l’attaque.
19. Indépendamment de ces moyens de défense, ilen est d’autres, compris sous la dénomination généralede défenses accessoires .
On dispose le long de la contrescarpe des arbres cou-chés dont on tourne les branches vers l’ennemi. Ce sontdes abattis . Eu avant du saillaut qui est le point d’at-
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taque, à cause du secteur privé de feux, on dispose destrous de loup. Ce sont des cavités affectant la forme d’untronc de cône, la base supérieure étant la plus grande.Leur profondeur est d’environ 1,00 mètres et au centreest planté un fort pieu acéré. On hérisse le terrain depetits piquets saillans de 3 o à 4 o centimètres et espacésde ao à 3 o. On répand des chausse-trapes , espèce declous à quatre pointes, disposées de manière à ce qu’il yen ait toujours une en l’air. On plante des palissades dansle fond du fossé, au pied de la contrescarpe. On enterresous le parapet des fraises ou palissades iucliuées, quifont saillie sur le talus d’escarpe, et s’opposent à l’esca-lade. Lorsque les localités le permettent , on emploieles eaux comme défense accessoire , soit eu tendant desinondations, soit en remplissant les fossés d’eau.
20. O11 appelle lignes, des retranchemens composésdans lesquels entrent comme élémens les différons ou-vrages que nous avons précédemment décrits. Les liguessont continues ou à intervalles.
Les premières, comme le dit leur nom, embrassenttout le terrain à défendre par une suite d’ouvrages en-tre lesquels il n’existe point de solutions de continuité.On y emploie, pour les parties les moins susceptiblesd’attaque, la ligne à crémaillère, en ayant soin de faireretourner les crans de 3 en 3 mêtres.Dans les autres por-tionson a recours au tracé bastionné.Les lignes offrent degrands inconvéniens. Leur grand développement exigeun temps considérable pour leur construction , et ungrand nombre d’hommes pour leur défense. Forcées enun point, elles deviennent complètement inutiles.
Les lignes à intervalles se composent de combinaisonde redoutes, de lunettes, et de redans. On les dispose or-dinairement sur deux lignes, et de manière qu’elles seflanquent réciproquement. Dans ce cas on ferme à lagorge les redoutes et les lunettes, soit par un fossé , soitpar des chevaux de frise , ou des palissades; et cela,afin que de la cavalerie lancée au galop, ne puisse pas,après avoir franchi l’intervalle des lignes, venir prendreles ouvrages par la gorge.
21. Indépendamment de ces retranchemens construitsexprès, un général habile sait utiliser tout ce qui se pré-sente pour l’employer à sa défense. Les villages, lesmaisons isolées, les moulins, les églises, les cimetières etc.Le seul principe qui puisse être donné pour de tellesdispositions, est que les défenseurs ne soient pas exposésà des feux de revers et d’enfilade, et, que dans le casd'insuccès, leur retraite soit toujours assurée.
(foy. les ouvrages de Vauban , de Cormontaigne, deCarnot, et le Mémorial de l’officier du génie).
FOURIER ( Jean-Baptiste-Joseph-Baron) , l’un desplus célèbres géomètres modernes, naquit à Auxerre le2i mars 1768, d’une famille honorable, originaire delorraine, et dans le sein de laquelle il trouva de nobles