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gnéed’aucunechaleursensible, nonseulement dans l’étatoù elle nous arrive, mais encore étant concentrée dansun très-petit espace par le moyen d’un miroir concave.Ce que l’on nomme lumière cendrée, n’est que la lu-mière du soleil réfléchie par la terre sur la lune , car laterre vue de la lune présente tous les phénomènes desphases, et de même que nous avons clair de lune, laiune a aussi clair de terre.
Accélération de la lune , voy. Acce'le’ration.
Age de la lune. C’est le nombie des jours écoulésdepuis la nouvelle lune. Pour toutes les autres partiesde la théorie de la lune. Voy. Eclipse, Excentricité ,Calendrier, Libration, Parallaxe, Sélénograpuie.
LUNETTE. ( Diop .) Instrument d’optique, com-posé d’un ou de plusieurs verres, qui a la propriétéde faire voir distinctement des objets qu’on n’aperce-vrait que confusément, ou même point du tout, à lavue simple.
Les lunettes les plus simples sont celles que l’onnomme besicles-, elles sont composées d’un seul verrepour chaque œil. Les lunettes à plusieurs verres, oulunettes cTapproche, ne s’emploient généralement quepour un seul œil 5 elles se composent d’un tube auxextrémités duquel sont placés des verres lenticulaires.Les grandes lunettes d’approche prennent encore lenom de télescopes ; cependant cette dernière dénomi-nation ne s’applique, en français , qu’aux instrumensformés par des miroirs. {Voy. Télescope.)
L’invention des Lésicles, assez généralement attri-buée à Roger Bacon , paraît être plus ancienne et sem-ble remonter au milieu du douzième siècle , mais celledes lunettes d’approche est beaucoup plus récente; ellene date que du commencement du XVII e . Ce fut,dit-on, le hasard qui les fit découvrir à un fabricantd’instrumens d’optique de Midlebourg, nommé Jansen.Galilée raconte, dans le Nuncius sydereus, publié aumois de mars 1610 , que le bruit s’étant répandu qu’unHollandais avait construit une lunette, par le moyen delaquelle les objets éloignés paraissaient très-proches , ilen chercha la raison et parvint à en faire une sembla-ble. Ayant placé aux deux extrémités d’un tube deplomb, deux verres plans d’un côté et sphériques del’autre , mais dont l’un avait un côté concave et l’autreun côté convexe , il vit les objets trois fois plus prèsqu’à la vue simple. Galilée s’occupa activement alors àperfectionner cette invention, à laquelle il dut ensuiteses plus curieuses découvertes astronomiques. On anommé cette espèce de lunette Télescope de Hollandeou de Galilée , à cause de son origine.
Dans toutes les lunettes d’approche, le verre qui re-cueille immédiatement la lumière de l’objet se nommeverre objectif , les autres prennent le nom d’oculaires,et sont comptés en partant ae l’objectif et venant à
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l’œil : premier oculaire, second oculaire, etc. La lu-nette de Galilée n’a qu’un seul oculaire, c’est, commedanstoutes les autres lunettes inventées depuis, un verrede divergence ( voy. Lentille), dont le foyer est tiès-rapproché, tandis que l’objectif est un verre de con-vergence. Ces verres doivent être disposés de manièreque l’image renversée des objets , produite par l’objec-tif n’atteigue pas tout à fait le foyer postérieur de l’ocu-laire ; cette image se trouve alors redressée par l’ocu-laire, et Ton aperçoit les objets tels qu’ils sont réellement, mais plus grands.
L’espace que l’on peut embrasser en regardant à tra-vers une lunette , et qui est nécessairement circulaire,se nomme le champ de la lunette : on mesure ce champpar l’angle sous lequel l’œil simple l’apercevrait. Quautau grossissement des objets il est égal , pour leur dia-mètre apparent, au rapport de la distance focale del’objectif à la distance focale de l’oculaire. Le champde la lunette de Galilée étant très-petit, cet instrumentne peutservir à de très-grands grossissemens , c’est cequi fait qu’elle ne s’emploie maintenant que comme lu-nette de poche.
Képler construisit scs télescopes en employant pouroculaire un verre de convergence d’un foyer très-rap-proché. Commcce dernier verre ne redresse pas l’imagerenversée produite par l’objectif, il s’ensuit qu’avec cetélescope, le meilleur encore de ceux qu’on connaissemaintenant, on voit les objets renversés ; ce qui , dureste, est parfaitement indifférent pour les obser-vations astronomiques. On ne peut obtenir un grossis-sement très-considérable, qu’en donnant à la lunette unelongueur incommode.
Pour redresser les objets dans le télescope de Ké-pler, il suffit de placer entre l’objectif et l’oculaired’autres verres convexes. La lunette prend alors le nomde lunette terrestre. Elle fut inventée au commence-ment du dix-seplième siècle par le jésuite Rhcita. Lathéorie de tous ces instrumens est fondée sur celle desverres lenticulaires et ne présente aucune difficulté.(Uqy.LENTiLE.Lqy. aussi Achromatique et Télescope.)
LUNISOLAïRE. Se dit, en astronomie, de ce quia rapport à la révolution du soleil et à celle de la lune,considérées ensemble. Le cycle lunaire de iq ans est lapremière de toutes les périodes lunisolaircs. {V. Calen-drier, 6.) La période de 18 ans 10 jours, ou de ii 3 lu-naisons ramène les éclipses dans le même ordre. {Voy.Eclipse, 3o.)
Quelques auteurs ont donné le nom d’année luniso-laire à la période nommée dionysienne, de Denys-le Petit , qui ramène les nouvelles lunes aux mômesjours du mois, et chaque jour du mois au même joui
de la semaine. (Voy. Période.)