Band 
[Tome deuxième.]
Seite
205
JPEG-Download
 

205

MA

La formule dont on se sert pour calculer la hauteurde la maree ne se rapporte qu’aux marées syzigies, ouaux plus grandes marées, les seules, au reste, où il peutêtre important de connaître lahauteur absolue des eaux,elle est due à Laplace; la voici :

z = -^5 (t 3 cos’D-l- Si^cos’D').l 63

D et D'sont les déclinaisons respectives du soleil et dela lune à l’instant de la syzigie, i est égal à l’unité divi-sée par le rayon vecteur du soleil ; la valeur moyenne dece rayon étant i , et i' est la parallaxe horizontale ac-tuelle de la lune divisée par 5 i' i" qui en est la valeurmoyenne. C’est à l’aide de cette formule qu’on donnechaque année dans la connaissance des temps, les hau-teurs des marées syzigies; il suffit ensuite démultiplierces hauteurs par l'unité de hauteur d’un lieu, pouravoir la hauteur absolue de la mer. Trouvant, parexemple, que pour la nouvelle lune de septembre i 836 ,la hauteur de la marée est 0,93 , si l’on veut connaîtrel’élévation des eaux dans le port de Brest , on multi-pliera 0,93, par l’unité de hauteur à Brest , c’est-à-dire,par 3 , m 2 i ; le produit 2, m 9852 sera l’élévation deman-dée. On voit qu’elle sera au-dessous de la moyenne. Engénéral a étant l’unité de hauteur d’un port, expriméeen mètres ou en toute autre mesure, az sera la hauteurde la mer dans les marées syzigies.

La plus grande valeur de z, est 1, 178 et sa plus pe-tite o, 67.

MARIOTTE (Edme), l’un des savans les plus remar-quables du dix-septième siècle, et l’un des premiers quiaient introduit en France la physique expérimentale, estné dans les environs de Dijon , à une époque qui n’estpas connue. Il avait embrassé l’état ecclésiastique, et étaitprieur de Saint-Martin-sous-Beaune , lorsqu’à l’époquede la fondation de l’Académie des sciences , il fut appeléà en faire partie. Plus physicien que géomètre, Mariotte a confirmé par des expériences multipliées la théorie dumouvement des corps et celle de l’hydrostatique qui sontdues au génie de Galilée. Les ouvrages de Mariotte , quimourut le 12 mai 1684, ont été recueillis en 2 volumesm-4 0 , publiés à Lcyde en 1717, et réimprimés à La Haye eu ’ 74 °. Pn y trouve, entreautres dissertations fort utiles

et fort savantes, un Traité du Mouvement des eaux, unT ' •

raUe du Nivellement , un Traité du Mouvement desP e ndules, et un Traité de la Percussion, dans lequel ila e tabli, par le raisonnement et l’expérience, les vraies01s du choc des corps , qui avaient été proposées, maisSans démonstration.

( Ma ^S. (Jst.) Nom d’une des planètes de notre sys-lcnie > c’est la quatrième dans l’ordre des distances ausoleil. O n ] a représente par le caractère c?.

MA

Celte planète, dont la lumière est rougeâtre et paraittoujours trouble, ce qui indique l’existence d’une atmos-phère, exécute sa révolution autour du soleil dans unepériode de 686 j. 23 h. 3 o'39". Quoique plus éloignédu soleil que la terre, Mars est beaucoup plus petit quela terre, car son diamètre n’a pas plus de 1693 lieues ,de 2,000 toises, et son volume est à peine la sixièmepartie de celui de la terre. On distingue cependant, surcette petite planète, des contours qui semblent indiquerdes continens et des mers. La Jig. 1, PL 18 , représenteMars tel qu’on l’a observé à Slouglx, avec un télescoped’une grande puissance. Les parties qu’on peut regar-der comme des continens se font distinguer par une cou-leur rouge qui provient probablement de la teinteocreuse du sol, tandis que les parties que nous compa-rons à des mers paraissent verdâtres. Ces taches quitranchent ainsi sur la lumière toujours rutilante quenous renvoie la planète ne sont pas constamment visi-bles , mais lorsqu’on les voit, elles présentent toujoursla même apparence. Il paraît hors de doute que Marsest environné d’une atmosphère dont les nuages cachentou découvrent alternativement ces taches. On en remar-que de très-distinctes situées vers les pôles et d’un blanctrès-brillant qui a fait supposer qu’elles étaient forméespar de grand amas de neige. Cette conjecture paraîtd’autant plus probable que ces taches disparaissent lors-qu’elles ont été long-temps exposées au soleil, tandisqu’elles atteignent au contraire leurs plus grandes di-mensions après les nuits des hivers polaires.

Le jour et la nuit se succèdent sur cette planète àtrès peu près comme sur la terre, car la durée de sarotation sur elle-même est de 24 h. 3 q’ 21", 3 . Son vo-lume étant représenté par o, 17 , et sa masse par o, 1 3 ,sa densité moyenne est 0,77; le volume, la masse et ladensité de la terre étant Vunité ; ainsi sa densité se rap-proche assez de celle de la terre, pour faire supposerque tout s’y passe à peu près comme sur la terre.

En prenant pour unité de mesure la lieue de posteou de 2000 toises, les dimensions de l’orbite de Marssont , d’après Dclambre :

Grand axe.. 124 545 920 lieues.

Excentricité.. 5 566 896

Plus grande distance au soleil. 65 339 856

Plus petite distance au soleil. 59 206 06'(

Cete planète s’éloigne de la terre jusqu à la distancede io5 227 117 lieues , et s’en approche jusqu à cellede 14 3 i 8 8 o 3 lieues. Voici ses élémens, rapportés au1 er janvier 1801.

Demi grand axe, celui de la terre étant 1. 1,5236923

Excentricité en parties du demi-grand axe. 0,0933070

Diamètre équatorial, celui de la terre étant 1.... 0,5170000

Période sidérale moyenne, eu jours sol. moyens.. G86j. ,9796458Inclinaison à l’écliptique .;. 1-51' 6',3