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[Tome deuxième.]
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la science du mouvement des corps célestes; 4 ° l’Orri- mouvement du son. Le tableau suivant va compléterque générale, ou la science du mouvement de la lu- cette classification, en la présentant d’une manière plusmière ; et 5° enfin , 1’Acoustique , ou la science du systématique.

Mathématiques appli-quées aux objets de ’Ja nature :

Sciences Physico-Mathématiques.

Lois des forcesmotrices;Mécanique .

f Equilibre des forces.

Des corps solides : Statique,

f Action des forces.

[ Des corps fluides : Hydrostatique (de Ta ir en particulier aérostatique).

I Des corps solides : DYNAMIQUE.

Des corps fluides : Hydrodynamique.

/ Lois du mouvement abstrait, ou considéré en lui-même : Phoronomie.

Solides. (On ne distingue pas cette branche de la dyna-mique.)

V Loti du mouvement. / . [Terrestres-J ( Liquides ■ Hydraulique.

/Lois du mouvementconcret, considérédans les objets....

{ Terrestres. ...

\ Fluides

Célestes ; astronomie.

Impondéra-

bles.

Propagationde la lumière ;Optique

GENERALE.

Yision immé-diate.

( Gazeux : Pneumatique.

I Directe : Optique , proprement dite.

I Indirecte {

Vision médiate t Perspective.\ Propagation du Son ; Acoustique.

I Par réflexion t Catoptri-QUE.

) Par réfraction t DlOPTRI-QUE.

II. Sciences Pragmatico-Mathématiques. On nepeut établir ici une classification déterminée, parceque les diverses branches de l’application des mathéma-tiques aux arts, soit physiques, soit intellectuels, sontaussi indéterminées que le sont ces arts. Voici les prin-cipales :

Arpentage,

Architecture

Navigation,

Fortification

Balistique ,Chronologie,Gnomonique,Géodésie , etc.

Pour les dévcloppemens on doit recourir aux arti-cles de ce dictionnaire, qui traitent en particulier lessciences que nous venons de mentionner.

MAUPERTUIS (Pierre-Louis Moreau de), né àSaint-Malo , le 17 juillet 1C89. Les travaux de ce géo-mètre ne sont ni assez nombreux, ni assez importanspour lui mériter une place distinguée dans l’histoire dela science ; cependant il a été jugé avec trop de rigueur,en France surtout, où l’esprit a si souvent raison contrele savoir, et nous devons du moins rappeler les titresestimables et réels qu’il avait acquis à l’estime des corpssavans qui l’admirent dans leur sein. Maupertuis , quiquitta de bonne heure la carrière militaire pour l’étudedes sciences et des lettres, fut en France un des pre-miers promoteurs des doctrines de Newton, et il est assezremarquable que Voltaire , alors son ami, étudiait sousj ses auspices ce système qu’il a prétendu mettre a laportée de tout le monde, mais que la nature de son ta-lent et de ses études ne lui permettait ni de comprendre,ni d’exposer, par conséquent, pour l’instruction desautres. Dès iya 3 , Maupertuis était membre de l’Aca-démie des sciences , et il fut chargé de diriger en cettequalité la commission scientifique qui, plusieurs années

après, fut instituée pour mesurer un degré du méridienau cercle polaire. Il parla peut-être de lapait qu’il prità cette célèbre opération avec peu de modestie, et demanière à diminuer le mérite de ses collaborateursClairaut , Camus, Lctnonnier et l'abbéOutliier; mais cetravers d’esprit ne saurait en rien déprécier ses travauxcomme géomètre dans cette difficile et dangereuse opé-ration, achevée courageusement sous un climat où lethermomètre descendit de a5 à degrés.

Dans son Essai île cosmologie , que Maupertuis pu-blia lorsqu’il était président de l’Académie de Berlin ,il proposa plusieurs hypothèses nouvelles dans ta théoriedu mouvement, entre autres le principe de la moindreaction, découverte qui lui fait honneur, mais qui luiattira une des plus violentes querelles qui ait jamaistroublé le repos d’un savant. Kœuig, qui entreprit dediscuter la valeur de ce principe , avait tort; mais Vol-taire , qui était devenu l’ennemi de Maupertuis, et quil’attaqua sous le ridicule pseudonyme du docteur Aka-kia, 11’avait aucun titre pour intervenir dans un pareildifférent. Cependant il accabla Maupertuis sous le poidsde ses sarcasmes, et le principe de la moindre fiction,que ce spirituel écrivain s'inquiétait fort peu de com-prendre , cette, idée qui eût honoré un génie plus cimeque celui de Maupertuis , fut ridiculisée au point d’a-buser les géomètres eux-mêmes, qui se gardèrent long-temps de l’énoncer. La postérité, plus juste, n’auraqu’un profond mépris pour l’ignorance du géomètreVoltaire , et le principe de la moindre action sain era lenom de Maupertuis de l’oubli où doit aller se perdrel’injurieuse diatribe du docteur Akakia. Maupertuis ,qui eut le tort grave de se faire courtisan et de néglig" 1la science qui lui avait ouvert un rapide chemin a lafortune, a néanmoins publié un grand nombre d écrits,