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marche. 11 en découvrit deux en 1781 , dont il calculaaussitôt les orbites. Il suivit assidûment, et calcula lecours dans diverses paraboles de la planète d’Uranus ,récemment découverte par Herschell, et que les astro-nomes prirent quelque temps pour une comète; Mé-chain démontra le contraire, en la traitant le premiercomme une planète et en lui donnant une orbite circu-laire. En dix-huit ans, Méchain a découvert le premierjusqu’à onze comètes, dont il a calculé les orbites; il aconcouru, avec Cassini et Legendre, à constater la po-sition relative des Observatoires de Paris et de Green-wich , et quand l’assemblée constituante décréta l’éta-blissement d’un nouveau système de mesures, fondésur la grandeur du méridien terrestre, Méchain fut l’undes deux astronomes choisis pour cette opération , quidevaient déterminer les différences terrestre et célestecntreles parallèles deDunkerqueet de Barcelonne . C’estde la partie qui s’étend de Rhodès à Barcelonne qu’il futchargé. Cette opération et les observations trigonomé-triques qui en furent la conséquence ont rempli le restede sa vie. Méchain fut à la fois un observateur exact etun calculateur infatigable. Il n’a rien publié à part queles volumes de la Connaissance du temps , de 1786 à1794. Ses travaux se trouvent dans les suites de cet ou-vrage et dans la Base du système métrique décimal,dont la rédaction est due à Delambre .
MEMBRE. (Alg.) On donne ce nom , dans une éga-lité, aux parties séparées par le signe =. Ainsi dansA +B=iM, A-j-B, est le premier membre et M le second.
MENELAUS, géomètre grec de l’école d’Alexandrie,vivait vers l’an 80 de notre ère. Il est l’auteur d’un ou-vrage divise en six livres sur le calcul des cordes , quia été perdu. On a de lui trois livres intitulés : Sphérique,dont l’original grec est également perdu , mais donton possède deux traductions , l’une arabe , l’autre hé-braïque. C’est sur le premier de ces textes qu’a été faitel’édition gréco-latine, à laquelle on a joint les Sphé-riques de Théodose, et qui a été publiée à Oxford en1707 , sous ce titre : Theodosii sphœricorum, libri 1 res;Menelài alexandrini sphœricorum , libri très,
MÉNISQUE» ( Opt .) Verre lenticulaire concave d’uncôté et convexe de l’autre. Nous avons donné au motlentille une formule générale pour trouver le foyer desverres; on l’appliquera sans difficulté aux verres mé-nisques, en faisant l’un des rayons négatif.
MERCATOR (ou plutôt Nicolas Kaijffmann ), cé-lèbre géomètre du XVII e siècle. O11 sait peu de chosesur sa vie. Né dans le Holstein, il s’était déjà fait con-naître par quelques ouvrages , lorsqu’il passa en Angle-terre en 1660. U fut l’un des premiers membres de las t>ciété royale de Londres. Il vint ensuite France , où
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ses connaissances en hydraulique le firent employer àla construction des fontaines de Versailles , et il mourutà Paris en 1687. Voici les titres de ses principaux ou-vrages : I. Cosmographia sive descriplio cœli et terrer,Dantzig, 1651 , in-8 ; IL Rationes malhemalicœ , Co-penhague , i653,in-4; III. De emendatione annud dia-tribes duœ, quibus exponuntur et demonslranlur cyclisolis etlunœ, etc., ib., in~4;IV. Hypolhesisaslronomicanova, et consensus ejus cum observationibus , Londres ,1664, in-folio; V. Logarithmotechnia , sive methodusconslruendi logarithmos nova ; cui accedit vera qua-dratura hyperbolœ, et inventio summœ logarilhmorum,ib., 1668-1674; VI. Institutionsastronomicœ,ib., 1676,nov. édit., Padoue , i685, in-4 ; VII .Euclidis elemenlageomelrica novo ordine ac methodo foré demonstrala,cum inlroduclionc brevi in geometriam , etc., ib., 1678,in-24. On a encore de Mercator des Mémoires intéres-sans insérés dans les Transactions philosophiques dutemps. Son principal ouvrage est la Logarithmotechnia,qui lui assure une place parmi ceux qui ont reculé lesbornes de la géométrie. Dans cet ouvrage, dont il a étéquestion à l’article Leibnitz , en cherchant à appliquerà l’hyperbole les règles de VArithmétique des infinis deWallis, Mercator découvrit une suite qu’il appliqua àla construction des logarithmes.
MERCURE. ( Ast .) Nom d’une des planètes de notresystème solaire, la première dans l’ordre des distancesau soleil. On la désigne par le caractère IJ.
Mercure décrit autour du soleil une orbite elliptiquetrès-alongée dont l’excentricité dépasse le cinquième dela distance moyenne. Il exécute sa révolution sidéraledans une période d'environ 88 jours , en tournant surson axe à peu près en 24 heures, comme la terre; maisil est tellement enveloppé par les rayons solaires,qu’il n’offre à la vue qu’un disque étincelant de lu-mière et qu’il est impossible d’v découvrir aucune ta-che sur laquelle on puisse établir des conjecturespour déterminer sa constitution physique. Cependantcette planète, comme toutes les autres , ne nous parais-sant lumineuse que parce qn’elle nous renvoie les rayonsdu soleil, et de plus, son orbite étant entièrement ren-fermée dans celle de la terre, on doit prévoir qu’ellese trouve souvent, par rapport à nous, dans des situa-tions telles , que son hémisphère éclairé ne puisse êtreaperçu qu'en partie, ou môme soit entièrement invisi-ble ; enfin, Mercure doit nous présenter des phasescomme la lune; et c’est en effet par l’observation suiviedes variations des cornes de ces phases que Schrceter adéterminé la durée de la révolution de cette planète surson axe.
Le diamètre de Mercure comparé à celui delà terreest dans le rapport des nombres o, 3g et 1, et consé-
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