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[Tome deuxième.]
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quemment le rapport des volumes de ces corps est en-viron celui de o, oG à i. La niasse de mercure, déduitede la théorie de l'attraction étant exprimée par o, 18 ,celle de la terre prise pour unité, on en conclut que sadensité moyenne esta celle delà terre, comme 2,78 est à1 ; d’où il suit que les matériaux qui composent ce petitglobe ont une pesantcurspécifiquc moyenne supérieureà celle du plomb et même du mercure; car la densitémoyenne de la terre .est à peu près égale à cinq foiscelle de l’eau. Nous ne connaissons aucune autre parti-cularité touchant cette planète, qu'on croit cependantenvironnée d’une atmosphère.

Voici ses élémetis rapportés au i er janvier 1801.

Demi-grand axe, celui de la terre étant 1. 0,3870981

Excentricitéenpartiesdudemi grandaxe. o, 2o55i4<)Périodesidér. moy. en jourssol.dresmov. 87 j.qGy'xSBoInclinaison de l’orbite sur l’écliptiqi c. .. 7“ o' g", 1

Longitude du nœud ascendant. 4 ^ ^7 3 o, 9

Longitude du périhélie. 74 21 4 ^, 9

Longitude moyenne de l’cpoque. 16G o 48, G

Diamètre, celui de la terre étant 1.o, 3 g 8

Révolution sur son axe. 1!^ 5 f 28"3

En prenant pour terme de comparaison la lieue deaooo toises, on voit que la distance moyenne de Mer-cure au soleil est de j 5 1 85 4 G 5 lieues ; que sa plus pe-tite est de 12 064 624 , sa plus grande de 18 3 oG 3<>6;et que scs distances à la terre varient entre les limitesextrêmes de 58 ig 3 667 et 20 264 433 lieues. Son dia-mètre a 1255 lieues.

Quelquefois Mercure passa devant le disque du soleilet nous présente un phénomène analogue à celui deséclipses de cet astre par la lune ; mais à cause de sonextrême petitesse, il nous apparaît seulement alors com-me une petite tache qui ne peut être observée qu’au té-lescope. La première observation de cette espèce a étéfaite par Gassendi, en 1 63 1 , le 7 novembre, à Paris ;mais depuis on l’a fréquemment renouvelée. Le pro-chain passage de Mercure sur le soleil aura lieu en maii 845 . ( Voy. Passage de Mercure et pe Venus.)

MÉRIDIEN. (Ast.) (Du latin , mendies , milieu dujour.) Grand cercle delà sphère céleste qui passe par lezénith , le nadir et les deux pôles du monde. Ce cercle,qui est perpendiculaire à l’équateur, divise la sphère endeux parties égales ou hémisphères , dont l’un se nom-me oriental et l’autre occidental. ( Voy . Armillaire.)

En géographie , on nomme méridien terrestre un cer-cle terrestre, correspondant au méridien céleste, quipasse parles pôles de la terre et qui se trouve dans lemême plan que ce dernier. C’est proprement l'intersec-tion de la surfaee de la terre parle plan du méridien.

Voyez au mot Longitude , l’usage des méridiens pourla détermination de la position des lieux terrestres.

MÉRIDIENNE ou LIGNE MÉRIDIENNE.Lignetra-cée sur une surface quelconque dans le plan du méridienou, plus exactement, commune section du plan du méri-dien et d’une surface quelconque.

La méridienne est d’une utilité indispensable dansl’astronomie, la gnomonique, la géographie , etc., etd’un usage fréquent dans la vie civile. Son exacte dé-termination est de la plus haute importance , aussi a-t-on inventé pour l’obtenir , des instrumens particulierset diverses méthodes. Nous avons déjà fait connaître aumot Gnomonique, un procédé très-simple pour décrireune méridienne; nous allons exposer ici quelquesmoyens plus exacts.

L’étoile polaire 11’étant éloignée du pôle que d’envi-ron deux degrés , elle désigne toujours à peu près lenord, en quelque temps qu’on l’observe; mais si l’onchoisit l’instant où elle est au méridien, quand on s’v trom-perait même de quelques minutes, on aura par le moyende cette étoile, la direction du méridien avec une grandeprécision. Il suffira d’élever un premier fil à plomb,dont le pied désignera un des points de la méridiennesur la surface horizontale ou inclinée, sur laquelle onveut tracer cette ligne; puis un second fil à plomb placéà quelque distaticedu premier, et qu’on écartera à droiteou 3 gauche jusqu’à ce que l’étoile polaire soit cachée parles deux fils, donnera un second point, et il ne s’agiraplus que de tracer une droite qui passe par ces deuxpoints. En faisant cette opération deux fois, quand l’é-toile est le plus à l’orient et le plus à l’occident, et pre-nant le milieu , on aura exactement la méridienne.

Avec un seul fil à plomb, en marquant exactementdeux points de l’ombre que ce fil projette aux rayonssolaires, à deux momens différons où le soleil se trouveà la même hauteur au-dessus de l’horizon, on peutformer un angle qu’il suffit ensuite de partager en d<uxparties égales par une droite qui est la méridienne.L’opération est alors d’autant plus exacte que les hau-teurs égales auront été observées le plus près du mé-ridien et avec des quarts de cercle bien divisés , etque Je plan sur lequel on aura marqué les points d’om-bre, sera parfaitement horizontal. Une fois la méri-dienne tracée sur un plan horizontal, il devient facilede la faire passer sur un plan quelconque incliné, dé-clinant, etc., puisqu'il suffit d’en obtenir la projectionpar des perpendiculaires élevées au plan horizontalsur deux de ses points.

Lorsqu’on a tracé provisoirement une méridiennepar un des moyens ci dessus, en pl.içmt dans son planun quart de cercle porteur d’une lunette, on peut larectifier en observant les passages au méridien desastres, et en comparant les temps des observations avec