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ceux que donnent les éphémérides ; mais il faut alorsavoir une bonne pendule dont la marche soit bienconnue. {T r oy. l’Astronomie de Lalande.)
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i'JüRiniENNE du temps moyen. C’est une courbe enfoime de 8 , qu’on trace autour de la ligue de midi^ 1111 cadran solaire, et qui indique, le midi en tempsmoyen pour chaque mois de l’anuée. On trouve saconstruction dans tous les traités de gnoruonique.
MERSENNE (Morin), religieux de l’ordre des Mi-nimes , tient un rang distingué parmi les géomètres duXVII- siècle, moins peut être par la nature et l’éclatde ses propres travaux , que parce qu’il servit d'inter-médiaire et de correspondant à tous les savans de soutemps, et qu’il mérite l'estime et la reconnaissance de
plupart des hommes célèbres de cette mémorableepoque. Il naquit, en i588, à Oizé, dans le Maine . Cefut au collège de La Flèche, où il vint terminer sesétudes commencées au collège du Mans , qu’il rencontraHescartes et que, saisi d'admiration pour ce sublime(Jcuie q U ', se révélait déjà par la hatdie-se et l’éléva-tion de ses vues, il contracta, avec ce grand homme ,u ne de ces rares amitiés fondées sur une estime réci-proque, et que ne peuvent modifier ni le temps, ni ladifférence des carrières. Mersenne , doué d’une piétésincère, se voua à la vie religieuse, mais sans cesser des *'- livrer à l’étude des sciences. Il fit plusieurs voyagese n Hollande et eu Italie , et établit dès lors ces diversesliaisons avec les savans qui nécessitèrent de sa part unecorrespondance si utile aux progrès des sciences. Il dé-fendu chaleureusement Descartes contre ses détracteurs;il le réconcilia avec Fermât , et il osa se prononcercontre les injustes sévérités qui désolaient la vieillessede Galilée, en publiant, en France , le Traite de Mé-canique de cet homme à jamais célèbre. C’est aussi aupère Mer.-ennc que la France dut la connaissance desbelles découvertes de Toncclli sur le vide; cxpéiicnccsqui, répétées depuis au Puy-de-Dôme par Pascal etl’érier, sont devenues la base de la physique moderne,1 -e caractère et le savoir de ce religieux lui donnèrentUl > grand ascendant sur ses contemporains, et ont at-Gché son nom à toutes les discussions, à tous les progrèsscientifiques de son temps. Il mourut à Paiis, le1 septembre 1648 , à la suite d’une maladie pour la-melle d’ignorans médecins lut firent subir une doulou-!cuse opération.
Voici ce que dit de lui Baillct, l’historien de Descar-tPS : “ Mersenne était le savant du siècle, qui avait lemeilleur cœur. On ne pouvait l’aborder sans se laisserprendre à scs charmes : jamais mortel 11 e fut plus cn-' leux pour pénétrer les secrets de la nature , et porterl es sciences à leur perfection. Les relations qu’il entre-rait avec tous les savans, l’avaient rendu le centre de
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tous les gens de lettres; c’est à lui qu’ils envoyaientleurs doutes, pour être proposés, par sou moyen, àceux dont on en attendait les solutions.... Sa passiond’être utile ne se borna point à sa vie, et il avait or-donné aux médecins de faire l’ouverture de son corps,afin qu’ils pussent apprendre la cause de sa maladie. »Mersenne est auteur d'un grand nombre d’écrits quin’intéresscut pas toutes les sciences mathématiques.Nous citerons seulement les principaux de ceux qui s’yrattachent : I. Cogitala physico-mathemaliva, in quibusthtn natures quant arlis e/J’ectus admirandi cerlissimisdemonstrationibus explicanlur , Paris , 1 64 4 > m-4"-
II. Universee géométries , mixtœque malhemadcœsynopsis, ib. in-4°, i644- Parmi les diverses pièces quecontient ce recueil, on trouve un traité d'optique, et untraité de caloptriquc , qui ont été publiés en français .
III. De mttndi systemate ,partibus et mQtibus ejusdem ,exarab. lutine cunt Ægitl. Robe real nulis, Paris , iG44>in- 11 . IV. Les mécaniques de Galilée , traduites del’italien, Paris , i634, in-8°. Y. Harmonie universelle,contenant la théorie et la pratique de la musique , etc.,Paris , iG36, in-folio. Cet important ouvrage est de-venu fort rare, l/autcur en avait publié un abrégé eulatin, où se trouvent des figures d’instrumens omises dansle texte français : M. Mersetuii, harmonicorum libriXII, Paris , i63G, i<n-folio.
MESSIER. (^jè.)Nom d’une constellation boréaleintroduite à l’occasion de la comète de 1774 - ( Voy.Constellation.)
MESURE. Quantité prise pour terme de comparai-son et qui sert à évaluer la grandeur d’autres quantitésde même nature.
Mesurer , c’est déterminer le rapport qu’il y a entrel’objet dont on vent connaître la grandeur, et Yunité decomparaison. Ainsi ayant, par exemple, adopté pourunité une longueur déterminée, telle que le mètre , onconnaîtra la longueur d’une ligne quelconque lorsqu’onsaura combien elle contient de mètres ou de partiesde mètre.
L’unité de mesure doit toujours être de la mêmenature que les objets qu’elle sert à mesurer, c’est-à-dire, la mesure des lignes est une ligne; celle des sur-faces, une surface; celle des solides, un solide, etc.Si en géométrie on mesure les angles par des arcs decercle, c’est que ccs arcs sont proportionnels aux an-gles, et que de cette manière il y a toujours un anglesous-entendu pris pour unité. {Voy. Angle, 14 .)
Considérées sous le rapport des usages civils ou com-merciaux , les mesures se divisent en mesures de lon-gueur, de superficie, de capacité et de pesanteur. Cheztous les peuples ces diverses mesures ont toujours eudes rapports entre elles; mats *e système le plus sim-