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'composé est un tube terminé par deux verres dont l’un,l’objectif, a une distance focale très-petite et dont l’au-tre, 1 oculaire, a une distance focale plus longue. C’est1 inVerse du télescope. Quelquefois cet instrument ren-ferme plusieurs oculaires.
Le microscope solaire n’est qu’une application de lalanterne magique ; il est composé d’un miroir qui re-çoit les rayons du soleil, et auquel on donne une incli-naison telle qu’il le réfléchit parallèlement à l'horizonsur une grande lentille; cette lentille réunit les rayonssur un objet transparent renfermé dans un tube , au-devant duquel est un microscope simple. Les rayonsqui partent de l’objet, divergent ensuite en traversantle microscope, et vont peindre en grand, sur un murblanc placé à quelque distance, l’image de l’objet. Cetappareil doit être établi dans une chambre obscure, demanière que le miroir se trouve en dehors et qu’aucunrayon lumiueux, autre que ceux qui traversent le mi-croscope, ne puissent y pénétrer.
Le microscope à gaz, qui depuis quelques annéesexcite la curiosité du public, est simplement un mi-croscope solaire éclairé par la flamme d’une combinai-son de gaz en état d’ignition.
MIDI. (Asl.) C’est le moment où le ccutre du soleilse trouve dans le méridien. (Voy. Équation du temps.)
On nomme quelquefois le sud le midi. (Toy. Sud.)
Milieu. Nom que l’on donne en physique auxCorps au travers desquels d’autres corps peuvent semou-v °ir; l’air par exemple est le milieu dans lequel seteeuvent les corps terrestres , les hommes et plusieursanimaux ; l’eau est le milieu dans lequel se meuvent lespoissons ; les corps transparens sont les milieux autravers desquels la lumière se meut.
MINIMUN. ( Alg .) Voy. Maximum.
MINUTE. ( Géom .) C’est la soixantième partie d’undegré. ( Voy . ce mot.)
MIROIR. ( Catop.) Corps poli , susceptible de réflé-chir les rayons de la lumière. {Voy. Catoptrique.)
MIXTILIGNE. ( Géom .) On donne ce nom aux figu-res terminées en parties par des linges droites et euPat ties p ar ,] es lignes courbes.
MOBILE. ( Mêc .) Un mobile est tout ce qui peutétretels en mouvement. C’estle terme général dontonseserte n mécanique pour désigner les corps que l’on conçoitsoumis à l’action des forces motrices.
module, (d/g.) C’est le rapport constant qu’il y ae, 'tre le logarithme d’un nombre pris dans un systèmequelconque, et ie logarithme naturel de ce même nom-bre. Voy , Logarithme .
MOINS. Mot que l’on remplace en algèbre, par le
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signe —, qui désigne une soustraction. Ainsi, A — B,signifie A moins B.
MOIS. C’est la douzième partie de l’année. ( Voy.Calendrier.)
MOIVRE (Abraham ), géomètre distingué,naquit en1667, à Vitry en Champagne . Il se livra de bonneheure, mais secrètement, à l’étude des mathématiques,science que son professeur particulier plaçait fort au-dessous de la connaissance du grec. Il fit ensuite sescours de philosophie à Saumur et à Paris ; et son père,cédant enfin à ses instances, lui donna Ozanam pourprofesseur de la science vers laquelle il était entraînépar d’heureuses dispositions naturelles. La révocationde l’Édit de Nantes força Moivre à s’expatrier; il passaen Angleterre, où il vécut du produit de renseigne-ment des mathématiques, auquel il fut obligé de s’a-donner. La lecture du célèbre livre des Principes deNewton lui fit entrevoir sous un jour tout nouveau lascience, dont il croyait avoir atteiut les plus hautes vé-rités. Ce livre devint pour lui l’objet de nouvelles etlaborieuses études. Il commença alors à se faire connaî-tre par des mémoires sur diverses branches des mathé-matiques, que Haliey communiquait à la société royalede Londres , au sein de laquelle il fut admis en 1697.Newton lui-même, dont il se proclamait le disciple,l’honora de son amitié, et Leibnitz , qui eut occasion dele voir en Angleterre, fit d’inutiles démarches pour luifaire obtenir une chaire dans l’une des universités d’Al-lemagne. Moivre fut, quelques années après , désignéparmi les commissaires choisis par la société royale deLondres pourprononccr sur la contestation élevée entreLeibnitz et Newton au sujet du calcul intégral. Ce futvers ce temps que Moivre publia sou traite du calcul desprobabilités. Nous exposerons ailleurs la méthode qu’ila suivie dans cette branche intéressante de la sciencedes nombres. (Voy. Probabilite's.) Moivre parvint à uneextrême vieillesse; il mourut le 29 novembre 1754, àl’âge de quatre-vingt-sept ans. Peu de temps avant sa.moit, l’Académie des sciences de Paris l’avait reçu au)nombre de ses membres; il faisait partie de celle deBerlin . Il existe dans les 'Transactions philosophiquesde nombreux mémoires de Moivre. Il a laissé en outre :i° The doctrine of chances , Londres , 1716, 1738,1756 : cette dernière édition posthume du Traité desprobabilités de Moivre est la plus complète; 2° Miscel-lanea analylica de seriebus et quadraturis , Londres ,1730, in-4, ouvrage remarquable, dans lequel Moivre a déposé le recueil de ses découvertes et des méthodesqu’il avait employées pour y parvenir; 3° Annuities onlistes (des rentes à vie), ib., 1724, 1742, in-8.
Moivre a revu et publié la traduction latine de l’op-tique de Newton .