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point B, l’intensité de la première forceétant toujoursBC' on AC, celle de la seconde devienne BD’, on devra| considérer, à ce point B, le point matériel comme sou-mis à l’action des deux forces BC' et BD', ou seulementà celle de leur résultante BB', ainsi la direction dumouvement qui avait lieu suivant la droite AB sc bri-sera en B pour devenir BB’ et ainsi de suite. Il devientdonc évident que dans le cas où le rapport des deux for-ces changerait à chaque instant, la direction varieraitégalement à chaque instant et que l’espace décrit serait«ne ligne courbe ; ce que nous venons de dire pourdeux forces s’applique saus difficulté à un nombre quel-
conque de forces.
Le
mouvement en ligne courbe ne peut donc jamais*Hrc l’effet d’une seule force : il ne suffit pas même qu’ily en ait plusieurs qui agissent en même temps, il fautencore que ces forces changent de rapports entre elles.
Mouvement uniforme. C’est celui dont la vitesse esttoujours la même , c’est-à-dire , dans lequel des espa-ce s égaux sont décrits dans des temps égaux. — Lesforces qui produisent de tels mouvemens sont elles-mê-*«es uniformes.
Mouvement varie. C’est celui dont la vitesse varie oudans lequel des espaces inégaux sont décrits dans destemps égaux. De tels mouvemeus sont produits par desforces dont l’intensité varie. (Voy . Accéléré.)
Mouvement rectiligne. Celui qui s’effectue en lignedroite.
Mouvement curviligne. Celui qui s’effectue en ligne
c ourbe.
Mouvement circulaire. {Voy. Central.)
Mou VEMENT DE ROTATION. [ VOy . ROTATION.)Mouvement absolu et relatif. {Voy. Mécanique.)En astronomie, le mouvement reçoit diverses quali-fications telles que diurne, annuel, horaire, sidéral, etc.{Voy. ces mots.)
MOYEN. En astronomie, ce terme s’applique à tou-te s les quantités qui sont également différentes , ou quit'ennent le milieu, entre les plus grandes et les plus pe-t'tos valeurs dont se trouvent susceptibles les mêmes°4 e ts. Ainsi on dit le mouvement moyen, le lieuni0 J en , i a parallaxe moyenne, le temps moyen, l’ano-^lie moyenne, le diamètre moyen, etc. {Voy. Pla-et los divers articles qui se rapportent à ces mots.)' Moyen proportionnel ou moyenne proportionnelle.
g-) Lorsque dans une proportion le conséquent duP* entier rapport est égal à Y antécédent du second, la1 u antité commune qui forme ces deux termes prend le110111 de moyenne proportionnelle , arithmétique ougéométrique r selon la nature de la proportion. Voy.
^PORTION.
Moyenne et extrême raison. On dit qu’une quantité
est partagée en moyenne et extrême raison, lorsqu’unede ses deux parties est moyenne proportionnelle géomé-trique entre la quantité entière etson autre partie. (Voy.ArPL. de l’Alg. a la Géom. , 14.)
MULLER (jean), géomètre et astronome célèbre duxv e siècle, plus connu sous le nom de Regiomontanus ,naquit au village d’Unfind , près Kœnisberg , ville dela Saxe Hildburghauscn, le 6 juin i436. Il fit ses étudesà Leipzig , où sou penchant pour l’astronomie se mani-festa de bonne heure; à quinze ans il partit pour Vienneoù Purbach, enseignait avec éclat cette science à l’Uni-versité de cette ville. Le jeune professeur accueillitavec intérêt le jeune disciple, qui se présentait à luiavec des connaissances déjà assez étendues, pour qu’ilput l’associer bientôt à ses travaux. Us observèrent en-semble quelques éclipses et une conjonction de mars,qui leur donna l’occasion de réformer quelques erreursdes tables alplionsines. Le cardinal Bessarion avait de-mandé à Purbach un abrégé de Y Almagiste, en languelatine; cet astronome attachait aussi lui-même unegrande importance à ce travail; mais il mourut tout-à-coup à l’âge de trente-neuf ans, laissant à Muller sondisciple et son ami, le soin de continuer cette entreprise. Us avaient dû faire ensemble le voyage d’Italie ,pour s’y fortifier dans la connaissance de la languegrecque; car c’était à cette époque que les savans de laGrèce , après le désastre de leur patrie, cherchaient detoutes parts un refuge en Italie : Muller fit seul levoyage. C’est dans ce pays qu’il entreprit ce nombreprodigieux de travaux scientifiques qui étonnaient l’ima-gination par la multiplicité des connaissances et l’acti-vité surhumaine qu’ils supposent dans leur auteur. Lesimple énoncé des ouvrages de Muller, dépasserait debeaucoup les bornes de cette noLice : il nous suffira, pourattester les services qu’il a rendus à la science, de don-ner la liste de ceux qui ont été imprimés. Purbach etRegiomontanus sont incontestablement les régénéra-teurs de l’astronomie moderne; et si la mort ne les eûtfrappés tous deux à la fleur de l’âge, il est probable quela réformation complète de cette science eût été le ré-sultat de leurs travaux. Tous deux avaient reconnu lesimpossibilités et les invraisemblances des hypothèses dePtolémée , ils avaient médité profondément sur la sim-plicité majestueuse du système de Pythagorc; mais lagloire de reconnaître le mouvement de la terre et d eufaire la base de Gastronomie , était rcsn\cc a un au-tre. Au nombre des services que Regiomontanus a ren-dus à la science, il ne faut pas oublier la fondation dela célèbie imprimerie qu’il fonda à Nuremberg , etqu’il trouva le temps de diriger, sans cesser de se li-vrer a 1 observation et a la rédaction de ses écrits. Cetillustre savaut, a peine âgé de quarante ans, mourut à