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OCULAIRE. ( Diopt .) On donne ce nom à celui desverres d une lunette, d’un télescope ou d’un micros-cope composé qui est tourné vers l’oeil. Ce nom sert àîe distinguer de l 'objectif : verre tourné vers l’objet.( h °y ■ Lunette.)
ODOMÈTRE. ( Arp.) Instrument qui sert à mesurerles distances par le nombre des pas que l’on fait pourles parcourir.
L ' oclomètre est, en général, composé, comme une mon-tée, de plusieurs roues qui engrènent les uns dans lestrès, et font mouvoir avec beaucoup de lenteur desa *guilles qui indiquent les divisions d’un cadran gra-dué. Cet instrument qu’un homme porte dans son gous-set ou que l’on fixe à une voiture est mis en jeu parune chaîne dont l’un des bouts est attache a la jambe deeelui qui le porte , ou bien à un levier sur lequel leMouvement des roues agit. Ou peut connaître de cetteManière le nombre des pas qu’on a faits, ce qui peut ser-vir à évaluer la distance parcourue. Uodomèlre, déjàconnu du temps de Vilruve, a reçu de nombreux per-fectiounemens, mais on ne peut guère espérer unegi'ande exactitude de l’emploi de semblables instrumens.
OEIL ARTIFICIEL. Appareil d 'optique dont lesParties essentielles ressemblent à celle de l’œil, et qui estdestiné à rendre sensibles les phénomènes de la vision.(Ÿoy. Vision.)
R consiste en une sphère creuse (PI. 48, fig. 1 4-• ) d'eu-Vn '°n un décimètre de diamètre, percée de deux ouver-tu,es circulaires , l’une en C, de 2 centimètres de lav*fi e ur, et à laquelle on place un verre convcxc-convexec t u ' fait l’office du crystciUin ; l’autre en HL , de 6 ceu-hrnetres. On adapte à cette dernière un tuyau I1K. ,dans lequel un autre tuyau EGDF peut avancer ou re-culer au besoin; à l’extrémité EG est attaché un papierhuilé ou un verre plan dépoli. C’est cette pièce qui re-présente la rétine sur laquelle les objets viennent sepeindre dans l’œil naturel.
Pour voir l’effet de cette machine, on tourne l’ou-Verture C vers un objet, et on recule ou on avance lem °hde jusqu’à ce que, regardant par l’ouverture’ on V0le l’objet représenté sur le verre dépoli.* ma fi e de cet image vient s’y tracer dans une position^di'eisée de la même manière qu’elle se tracerait sur, ^ ln e. On varie la construction de cet appareil, quiUu fond qu’une espèce de chambre obscure.
^LYMPI^DE. ( Chronologie .) Période de quatre
J. *
° U1 sei 'vait aux Grecs à compter leurs années.E re , 4.)
^ °MBRE. ( Opt .) Espace privé de lumière par l’in-P°sition d’un corps opaque.
^ ans un milieu homogène, la lumière se propageant
en ligue droite et dans tous les sens, l’ensemble desrayons qui parlent d’un point lumineux occupe entiè-rement l’espace, si aucun corps ne se présente pour lesarrêter dans leur direction. Mais s’il se trouve dans cetespace un corps opaque, les rayons qui le rencontrentsont arrêtés, tandis que les autres continuent de se pro-pager. Il existe donc au-delà du corps opaque une par-tie de l’espace qui ne reçoit pas de lumière, et c’estcette partie qui constitue ce que l’on nomme Yombredu corps. Dans le langage ordinaire, et dans la perspec-tive, on entend proprement par ombre, non l’espaceentier privé de lumière par l’interposition d’un corpsdevant un foyer lumineux, mais bien la projection decet espace sur la surface qui la reçoit. C’est ainsi quel’ombre absolue des corps, exposés aux rayons du soleil,se trouve projetée sur la surface de la terre et formel’ombre particulière de ces corps.
La théorie des ombres est une partie très-importantede l’optique; elle est le fondement de la gnomouiqueet de la théorie des éclipses, dans l’astronomie. Nousallons exposer ses principes généraux.
1. Tout corps opaque jette une ombre dans la mêmedirection que les rayons de lumière , et dans la partieopposée au foyer lumineux. Si le foyer lumineux ou lecorps opaque changent de place , l’ombre en changeégalement.
2 . La grandeur de l’ombre dépend des grandeursrelatives du foyer lumineux et du corps opaque.
Lorsque le corps opaque est plus petit que le foyer,les dimensions de l’ombre diminuent d’autant plusqu’elle s’éloigne davantage du corps, et dans ce casl’ombre se termine ou est finie.
Lorsqu’au contraire le corps opaque est plus grandque le foyer, les dimensions de l’ombre deviennent deplus en plus grandes à mesure qu’elle s’éloigne du corps,et dans ce cas l’ombre s’étend à des distances infinies.
Si le corps et le foyer sont d’une même grandeur,l’ombre s’étend bien encore à une distance infiniemais elle est partout de la même largeur.
La figure 2 , pl. 49, représente ces trois circon-stances.
3. En supposant que le corps opaque soit sphérique,on voit que dans les deux premiers cas l’ombre est uuespace conique ; mais le sommet du cône est du côté dufoyer lumineux, lorsque ce foyer est plus petit que lecorps , tandis qu’il est opposé au foyer, ou de 1 autrecôté du corps, lorsque le corps est plus petit que lefoyer. Dans le troisième cas , l’ombre est un espace cy-lindrique.
Nous avons vu (Eclipse, a3) comment ou peut dé-terminer la longueur finie du cône d’ombre projetédans l’espace absolu par un corps opaque, qu’éclaire