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viennent raser le corps, de manière qu’on ait autant depyramides qu’il y a de points dans le corps lumineux.L’ombre parfaite sera contenue dans l’espace commun àtoutes ces pyramides, car il est évident que cet espace netecevra aucun rayon lumineux. Toutes les autres por-tions d’espaces, qui ne recevront pas des rayons de quel-ques points , mais qui en recevront de quelques autres,seront dans la pénombre; et cette pénombre sera plusou moins dense à divers endroits, selon qu’il tomberaen ces endroits des rayons d’un nombre plus ou moinsgrand de points du corps lumineux.
to. C’est l’incertitude que jette la pénombre dans lalimite de l’ombre qui a fait imaginer de placer à l’extré-mité des styles des cadrans solaires et des gnomons, desplaques percées d’un petit trou rond. Ce trou projetteu n petit espace lumineux dont la marche indique celledu soleil d’une manière plus précise que la marche del’ombre. Voy. pour l’application de la théorie des om-bres à la perspective , le Traité de Perspective dePriestley; celui à'Optique de Lacaille, la Géométriedescriptive de Monge, et la Science des Ombres deDupain.
ONDÉCAGONE. ( Géom .) Figure qui a onze côtés etonze angles. (Voy. Polygone.)
ondulation ou ONDE. Mouvement oscillatoireou de vibration que l’on observe dans un liquide et quita fait alternativement hausser ou baisser, comme lesVagues de la mer. C’est ce que, d’après Newton, on anommé onde.
St le liquide est uni et en repos , et qu’on vienne àOpérer une pression sur une partie de sa surface , lemouvement d 'ondulation se multiplie par des cerclesconcentriques au point touché; c’est ce que l’on peut re-marquer en jetant une pierre sur la surface d’une eautranquille. La cause de ces ondulations circulaires, c’estqu’en touchant une partie du liquide on produit unedépression à l’endroit du contact. Par cette dépression,tas parties environnantes sont poussées successivementhors de leurs plans et montent et retombent alternati-vement jusqu’à ce que l’équilibre soit rétabli.
On se sert aussi du mot ondulation pour désigner lemouvement qui s’opère dans l’air lors de la productionutl son (voy .Acoustique ) ; et de là l’expression d'ondes onore. La propagation de la lumière est expliquée au-jouidlmi par quelques physiciens, en supposant deson dulations et des ondes lumineuses , semblables aux0n dulations et aux ondes sonores. Ce système est dû à■^nyghens, qui en a exposé 1rs fondemens dans sonTrauéde la Lumière , publié en i (190.
Les lois du mouvement des ondes dans les liquides°nt été données par Newton, à la lin du second livre delouu II.
ses principes. Avant ce grand homme, aucun géomètrene s’était occupé de cette théorie, qui, depuis, est de-venue l’objet de plusieurs travaux estimables.
OPHIUCHUS . (Ast.) Constellation boréale nomméeaussi Serpentaire.
OPPOSÉS. (G e'o/H.) On nomme angles opposés parle sommet, ceux qui sont formés par deux mêmesdroites, qui coupent et qui sont situés d’une manière in -verse. (Voy. Angle.)
Deux cônes opposés sont deux cônes semblables quiont leurs sommets au même point et dont les axes for-ment une seule ligne droite.
Les hyperboles opposées sont les sections opposées fai -tes par un même plan sur deux cônes opposés.
OPPOSITION. (Ast.) Aspect ou situation de deuxastres éloignés l’un de l’autre de la moitié d’un cercledela sphère céleste. (Voy. Aspect.)
OPTIQUE. Branche des mathématiques appliquéesqui a pour objet général la vision, en tant qu’elle ré-sulte de la propagation de la lumière.
L ’optique générale comprend l’optique proprementdite , la catoptrique , la dioptrique et la perspective.(Vop. Math, appl.)
Les premières traces des connaissances théoriques con-cernant les diverses branches de l’optique se trouventdans l’école de Platon . Ces connaissances se bornaient àla propagation de la lumière en ligne droite et à lapropriété qu’elle a de se réfléchir en faisant un angled’incidence égal à l’angle de réflexion. Cependant long-temps auparavant on savait construire des miroirs demétal, et du temps de Socrate l’usage des verres ardensétait déjà assez commun pour qu’Aristophaue y ait faitallusion dans une des scènes de sa comédie des Nuées.
On croit qu’Empédocle est le premier qui ait éciitsystématiquement sur la lumière , mais le plus ancienouvrage que nous connaissions est un traité en deuxlivres attribué à Euclide ; le premier livre traite del’op-tique proprement dite, et le second de la catoptrique.Quant à la dioptrique, elle était alors inconnue. Cet ou-vrage est si rempli d’erreurs, qu’on a mis en doute s’ilest réellement d’Euclide , quoiqu’il soit certain que cethabile mathématicien ait écrit sur l’optique. Montucla atrès-bien prouvé qu’en admettant l’origine au moinsdouteuse de l’optique d’Euclide , ce livre ne nous estparvenu que défiguré.
D’Euclide à Ptolémée , l’optique fit des progrès sen-sibles. On doit à l’auteur de l 'Almageste un traité très-étendu sur celte science, traité que l’on a cru long-temps perdu, mais qui a été retrouvé il y a unavingtaine d’années dans une bibliothèque de Pari ».
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