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la somme de ces produits sera constamment la meme,sous l’influence de leurs attractions mutuelles.
Ainsi la stabilité du système planétaire doit être re-g;”dée désormais comme assurée, dn moins en ce quiconcerne les inclinaisons des orbites. (Voy. Planète etPrecfssion.)
PESANTEUR. {Méc.) Force en vertu de laquelletous les corps tombent à la surface de la terre lorsqu’ilsne sont pas soutenus.
Le mot pesanteur sgnifie la môme chose que gra-vité, mais ce dernier moïse rapporte en général à tousles corps de l'Univers , tandis que le prenver s’emploieplus particulièrement pour les corps du globe terrestre.
Pendant long-temps on a confondu la pesanteur c tle poids des corps, et l’on croyait que les corps avaientune tendance à tomber d’autant plus grande qu’ilsavaient plus déniasse. Cela était à la vérité assez vrai-semblable, car on voit journellement qu’un corps peudense, comme une plume , tombe moins vite qu’uncorps plus dense , comme un morceau de plomb. Maisce plus ou moins de vitesse n’est pas proportionnel aupoids , et il ne fallait qu’une expérience bien ."impiepour renverser cette grossière théorie dont on se con-tenta pendant tant de siècles, sous l’autorité d'Aristote .
Galilée est le premier qui ait imaginé de faire tom-bei d’une même hauteur des CO'ps de difféieus poids,et de comparer avec ces poids les vitesses de leurschutes. Avant trouvé que les vitesses ne sont jamaisproportionnelles aux poids ctque, de deux c rps égauxen poids, celui dont le volume est le plus grand tombemoins vite que l’autre, il reconnut que la différencedes vitesses ne pouvait provenir que de la résistance del’air qui agissait avec plus de force sur celui des deuxcorps qui présentait le plus grand volume, et il finitpar conclure que tous les corps , de quelque naturequ’ils fussent, doivent tomber également vile, eu fai-sant ab lraction de la résistance de l’air. Nous avonsdonné aux mots Accélération, Accéléré et Galilée ,
I bi-toire de cene grande découverte qui vint chan-P,er la f., e de la physique, ains' que les lois de la «butedes corps; nous nous contenterons donc ici de résumerce ' lois qm sont en môme temps celle de la pesan-teur.
La force qui fait tomber les corps agit dans unedirection toujours perpem.iculaircà l’horizon ; 1 ° elleestc, "istainmenl uniforme et agit également à chaque'estant; 3° les corps tombent vers la terre d’un mon-Ve *neiii iiiiiFoi mément accéléré; 4° leurs vitesses sontc "nime les temps de leur mouvement; 5° les espacesT* *ls parcourent sont comme les carrés des temps ;
fnfiu, l’espace qu’un corps parcourt en tombantP e ndaut un temps quelconnue est la moitié de celui
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qu’il parcourait pendant le même temps d’un mouve-ment uniforme avec la vitesse acquise.
Le poids d’un corps et sa pesanteur sont donc deschoses qu’il est important de ne pas confondre, quoi-que ces expressions soient synonymes dans le langageordinaire; en effet, la pesanteur d’un corps est la forcequi le sollicite à descendre, et son poids est la sommedes parties pesantes qui sont contenues dans le mêmevolume ou le produit de sa masse par la pesanteur. Lapesanteur appartient également à toutes les partiesd’un même corps : cette force n’augmente ni ne di-minue par leur réunion ou leur séparation ; mais lepoids A 1 an corps change, comme la quantité de matièrequi le compose. On peut donc dire de deux corps dedifférens poids, qu’ils ont la même pesanteur, car l’unet l’autre tendent de haut en bas avec la même vitesse.
Les observations de la durée des oscillations du pen-dule ont prouvé que la pesanteur n’est pas la mêmesurtoute la surface delà terre, mais que l’intensité de cetteforce varie de telle man ère qu’elle est la plus grandeaux pôles et la plus petite sous l’équateur; phénomènequi prouve le mouvement de rotation de la terre surson axe. Car chaque point de la surface de la terre dé-crivant un cercle, et ce cercle étant d’autant plus grandqu’il est plus près de l’équateur, les corps qui sontplacés à la surface acquièrent une force centrifuge d’au-t'ntplus considérable qu’ils décrivent de plus grandscercles dans le même temps , et comme la force cen-trifuge {voy. ce mot) agit en sens inverse delà forcecentrale de la pesanteur, elle diminue nécessairementles effets de cette dernière.
En prouvant l’identité de la force qui retient les pla-nètes dans leurs orbites avec la pesanteur (vcy. Attrac-tion et Gravité), Neivton a prouvé que la pesanteurdoit diminuer à mesure qu’on s’éloigne du centre de laterre; cette diminution, insensible pour de petites liait-teurs, peut cependant être reconnue par l’expérienc ' ,car Bouguer et La Condamine, ayant fait osciller unpendule au pied et sur le sommet d’une des montagnesdes Cordilhères, ont trouvé; que la duree des oscilla-tions était plus grande au sommet qu’au pied.
PESANTEUR SPÉCIFIQUE. Poids que pèse uncorps sous un volume donné, comme, par exemple, undécimètre cube. Plus un corps a de poids sous ce volumedéterminé, plus sa pesanteur spécifique est grande. Parexemple, le platine est de tous les corps terresties celuiqui a la plus grande pesanteur spécifique , parce qu’undécimètre cube de platine a plus de poids qu un déci-mètre cube de toute autre substance. {Voy. Densité.)
PÈSE-LIQUEUR. {Méc.) {Voy. Aréomètre.)
PL SON. [Méc.) Espece de balance nommée autre*ment Balance romaine. {Voy, cernot.)