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Cognilion passive. = SENSIBILITE. Faculté des intuitions ou perceplions particulières.
Pôles opposés.
FACULTEde connaître.
COGNITION.
i Pôles opposés.
. Faculté des conceptionsindividuelles.
ENTENDEMENT.
Faculté des conceptionsuniverselles.
1 Fonctions finales.
\ Propositions*
RAISON.
> Fonction instrumentale. = Déduction,. PRINCIPES.
, Fonctions finales.
Conséquences.
Fonction de neutralisation de l’entendement et de la raison, rrJugement subsomptif.
j Transition de l'entendement à la raison
Faculté intermédiaire Iservant à réunir les !deux facultés oppo- ]
sées, ou à opérer la J .
transition de l'une à \ Fonction de transition I ou des faits aux lois. = INDUCTION.
1 antre. I entre l'entendement et J
JUGEMENT. f 1“ raison.
Jugement réflectïf. f Transition de la raison à l’entendementou des lois aux faits. = ANALOGIE.
Anticipation sur l’activité intellectuelle ou transition entre la sensibilité et l’intellect, zz IMAGINATION. Cette faculté comprend lamémoire, et on la nomme alors imagination reproductive, tandis qu’on l’appelle IMAGINATION PRODUCTIVE quand on la con-sidère dans sa fonction de l’association des idées.
io. Il résulte de ce qui précède qu’il y a deux sourcesprincipales d’où découle toute notre connaissance. Lapremière consiste dans ces facultés originairement inhé-rentes à notre être dont nous venons de reconnaîtrel’existence, et auxquelles on peut donner le nom decognition pure , parce qu’elle habite antérieurementen nous , indépendamment de toute impression des ob-jets; la seconde est Y expérience, résultat de l’applicationde notre cognition aux objets.
De ces deux sources différentes découlent naturelle-ment deux espèces différentes de connaissances : l’uneoriginaire et primitive que nous puisons en nous-mêmesaprès que l’expérience a mis en action notre faculté deconnaître; l’autre dérivée et empruntée de l’expérienceavec laquelle elle est liée, quoiqu’elle ne s’acquière,comme la première, qu’au moyen de la cognition pure.Ces deux espèces de connaissances s’appellent, la pre-mière connaissance pure , l’autre connaissance dexpé-rience ', ou connaissance empirique.
il. Quoique l’expérience soit le véhicule qui metd’abord en action les ressorts de notre cognition et quetoute espèce de connaissance, soit pure, soit empirique,ue puisse s’acquérir antérieurement à l’expérience, ilne faut pas tomber dans l’illusion de lui rapporter laconnaissance tout entière comme à son unique source ;car il est évident qu’une fois mise en action, la cognitionpeut produire des actes de connaissances sans le secoursde l’expérieuce, et bien plus sans la connaissancepure, l’acquisition de la connaissance empirique seraitabsolument impossible pour nous, puisque celle-ci ne
doit qu’à la première la suite, l’ordre , l’enchaînement,toutes choses essentiellement requises pour former ceque nous appelons connaissance, et sans lesquelles ellene pourrait ni exister, ni être conçue. Pour connaître,il faut nécessairement concevoir, c’est-à-dire, rassembleren un seul tout diverses perceptions ; or, ce rassemble-ment est un acte qui n’est point dû à l’expérience, maisqui ne peut être effectué que par un agent antérieur àl'expérience, par la cognition ou la faculté de connaîtrequi est originairement en nous. Cette réunion, cet en-chaînement de perceptions diverses a donc lieu ennous-mêmes; les modes de cettn réunion sont donc aussien nous; et ce n’est point dans les choses de l’expérience,mais dans nous-mêmes, qu’il faut les chercher et en sui-vre les traces. Par conséquent, la connaissance quenous acquérons de ces modes ou manière de concevoir,de réunir des perceptions, ne peut aucunement décou-ler de l’expérience. Elle est uniquement due au fondqui subsiste originairement en nous, à notre cognitionmême, développée à l’occasion de l’expérience. Elle estdonc une connaissance primitive et pure.
13. Toute connaissance d’expérience est donc le ré-sultat de la combinaison de deux matériaux différonsdont l’un provient uniquement de l’expérience et l’au-tre de la connaissance pure. Elle dépend donc de cettedernière sans que celle-ci à son tour dépende en aucunemanière de l’expérience. Ainsi, pour arriver à connaîtreplus à fond la nature de la cognition, il faut, dansl’examen de scs trois facultés principales , la sensibilité,l’entendement et la raison, dégager la connaissance qu#