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[Tome deuxième.]
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s.iYÇ .5 le’ ^nières, distinguées d’ail.lçurs de? pre-cedentes en cç qu'elles ont des formes correspondantesqui leur sont oppo-ées, ont reçu le nom de catégoriesclyuamiques, parce qu’au moyen de ces catégories1 entendement conçoit non les objets eux-mêmes, maisce qu’ils sont dans leurs rapports, soit entre eux, soitayçç l’entendement.

21. Ces formes pures ou lois de l’entendement sontd’une nécessité rigoureuse et ne peuvent être, parconséquent, dérivées de l’expérience où tout est contin-gent. C'rst par elles que commencent toutes nos autresconceptions, sans qu’il soit possible de remonter plushaut. Edcs se retrouvent dans tous les modes de lapensée, au point que ce n’est que par elles et confor-mément à elles qu’il est possible de penser.

Toutes les autres conceptions pures de l’entendementne sont que dérivées de ces lois fondamentales et résul-tent de leur réunion soit entr’elles, soit avec les modesde la sensibilité pure. Par exemple, de la catégorie decausalité, naissent les conceptions pures dérivées deforce, de passion ; de celle de communauté, les idées deprésence , de résistance; et ainsi de suite.

22. Les catégories forment, conjointement avec leslois de la sensibilité, le temps et l 'espace , l'ensembledes conditions qui rendent possible pour nous l’ac-quisition de toute connaissance pure ou empirique.Pour penser il faut un objet, une mat.ère de la pensée,el cette matière est fournie à l’entendement par la sen-S| biliié, au moyen de scs propres formes. Ce sont lesperceptions diverses de la sensibilité dont l’entende-tnent s’empare, qu’il réunit, en leur appliquant sesformes primitives, et qu’il élève enfin à l’état de penséeou de conception. L'objet a d’abord été perçu • par lerésultat de ce travail il est conçu ; nous avons sa con-naissance.

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Ainsi il y a deux conditions pour que la connais-sance d’un objet soit possible : premièrement, Y intui-tion par laquelle l’objet est donné et nous apparaîtr: >nnne phénomène: secondement, la conception par la-quelle est pensé un objet qui correspond à cette intuibon. Or, la première condition , celle sous laquelleseule les objets peuvent être perçus, sert réellement<1 ‘ i,ls l’esprit de fondement à priori aux objets , cart<)us les phénomènes s’accordent nécessairement avec,lt « condition formelle de la sensibilité, puisqu’ils nePeuvent être perçus et donnés empiriquement que par• et, comme les conceptions pures précèdent la con-

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j L !’ l i°n empirique et sont à priori les conditions sous^ quelles seulement un objet quelconque , avant mêmeel| e perçu, est cependant pensé comme objet, il eur ^ a ulte q ue toute connaissance empirique des objetsAccorde nécessairement avec les conceptions pures, et

qqq çe$ dernières sont les conditions à priori, le fonde-ment de toute connaissance expérimentale.

23 . Les lois de l’entendement sont donc des concep-tions pures qui prescrivent à priori des lois aux phéno-mènes et par conséquent à la nature , comme ensemblede tous les phénomènes. Ainsi ce n’est pas la naturequi impose ses lois à l’intelligence , mais c’est au con-traire I’eNTENDEMENT QUI DONNE NECESSAIREMENT DESLOIS AUX OBJETS. i

Daus toule subordination d’un objet sensible àune conception pure, la représentation de l’objet doitressembler à la conception, cire d’une nature analogue àla sienne. Il faut que les marques distinctives , les attri-buts qui composent cette conception se trouvent dansl’objet même , c’est-à-dire, que la conception doit con-tenir ce qui est représenté dans l’objet à ranger souscelte conception , car c’est là précisément ce que signi-fie la pioposition : qu’un objet est contenu sous uneconception. Ainsi la conception géométrique pure desphère, par exemple, ne s’applique aux objets globe ouboule que parce que la rondeur qui est connue dansla conception pure peut être perçue dans les concep-tions empiriques.

Cependant les conceptions pures de l’entendementsont entièrement différentes des intuitions empiriqueset même des intuitions sensibles en général, et nepeuvent jamais se trouver dans une intuition. Il estdonc important de reclu-rcher comment s’opère la su-bordination des intuitions aux conceptions pures, etpar conséquent l’application des categories aux phé-nomènes.

u 5 . Pour rendre possible l’application d’une caté-gorie à un phénomène, il doit y avoir un terme moyenqui ressemble eu partie à la catégorie , en partie auphénomène. Cette représentation moyenne doit êtred’une part intellectuelle et pure, et de l’autre sensible.Tel est le caractère de ce que Kant nomme le schématranscendantal.

Par exemple, l’idée de polygone est un schéma ,car aucune image ou représentation empirique 11e peutêtre adéquate à la conception de polygone en général,jamais elle n’atteindrait la généralité de la conception ;elle ne pourrait représenter qu’un triangle, ou qu’uncarré, ou qu’un pentagone , etc., tandis que l’idée depolygone renferme en soi toutes ces figures.

26. Toutes nos idées ont pour base un jetow, etnon pas des images de l’objet, car aucune image de 1 ob-jet ne peut entièrement coïncider avec l idée pure. L 1-mage est le produit do l’imagination empirique j leschéma, au contraire, est un produit de l’iinsgin.ibonpure, c’est le procédé général à l’aide duquel on peutdonner une image à une idée. Ainsi quand on disposetrois points l’un après l’antre . on a une image du