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nombre trois ; mais lorsqu’au contraire on conçoit seu-lement un nombre en général, qui peut être alors outrois, ou cent, ou mille, etc., cette pensée est plutôt lareprésentation d’une méthode pour représenter en uneimage une multiplicité, conformément à une certaineconception, que pour présenter cette image même.
27. Le schéma est l’application des formes de l’en-tendement aux formes de la sensibilité et nommémentau temps qui embrasse tous les objets, tant extérieursqu’intérieurs. Il y a donc autant de classes de schémasqu’il y a de classes de catégories.
i° Le schéma de quantité est l’idée de l’addition suc-cessive des parties homogènes du temps, c’est la syn-thèse ou la production du temps même : Le nombhe.Un. — Plusieurs. — Tout.
■2” Le schéma de qualité'al la réalité de l’exis-tence, dans le temps, de ce qui correspond en général àune sensation : Etre dans le temps. — Ne pas être, ouabsence d’existence îans le temps. — Transition dudegré d’intensité d’une sensation à sa disparition.
3 ° Le schéma de relation est le rapport des phéno-mènes entre eux dans le temps, ou ordue du temps.Substance, principe invariable et durable dans le temps.
— Causalité , succession régulière dans le temps. —Counexilé, existence simultanée dans le temps.
4 ° La schéma de modalité est le mode d'exisTENCE desphénomènes dans le temps. Possibilité, idée d’un objetpouvant exister dans un temps quelconque. — Exis-tence , idée d’un objet existant dans un temps donné.
— Nécessité, idée etun objet existant toujours dans letemps.
Les schémas sont les vraies et seules conditions quipeuvent donner aux catégories un rapport avec lesobjets , et rendre les phénomènes susceptibles d’uneliaison universelle dans l’expérience. Ce sont des con-ceptions tout à la fois pures et sensibles. Lorsqu’une choselimite un schéma, il en résulte une image, et cette imagedevient un objet lorsqu’elle est rapportée à une sensa-tion.
C’est de cette manière que les principes premiers dessciences se produisent dans l’esprit de l’homme, et setrouvent réalisés ensuite dans la nature.
28. Nous avons dit (4) qu’outre la sensibilité et l’en-tendement nous sommes doués d’une troisième facultésupérieure aux deux autres. En effet, indépendammentdes représentations d’objets donnés par l’activité de l’en-tendement, nous en avous encore d’autres qui présen-tent un caractère essentiellement différent. Nous lionsles conceptions de l’entendement comme ce dernieravait lié les perceptions de la sensibilité , et nous en ti-rons des conclusions et des idées d’objets qui ne peu-vent être réali-é.es dans l’expérience ; nous sommes en-ti aînés vers 1 infini, 1 absolu j nous remontons sans cesse
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de conséquence en conséquence, de principe en princi-pe, vers une condition tellement générale et incondi-tionnelle, qu’elle ne puisse plus dériver d’aucune autre.Tout ce travail intellectuel suppose nécessairement unefaculté capable de l’opérer, et c’est cette faculté suprê-me que l’on nomme la Raison.
29. Cette faculté a , comme l’entendement, un usagepurement formel ou logique, car elle tire des con-clusions , elle déduit des conséquences ; mais elle aaussi un usage réel, puisqu’elle renferme en elle-mêmede certaines conu plions et de certains principes qu'ellen’emprunte ni des sens, ni de l’entendement.
Si l’on peut définir l’entendement, la faculté qui ra-mène les phénomènes à l’unité par le moyen des règles,la raison est alors la faculté qui ramène à l’unité leslois de l’entendement par le moyen des principes. Ellene concerne jamais immédiatement l’expérience ou unobjet quelconque , mais l’entendement, pour donnerl’unité à priori , par des conceptions universelles, auxconnaissances diverses de cet entendement, unité qu’onpeut nommer rationnelle et qui est d’une tout autrecspècequc celle qui peut dériver de l'entendement.
30. C’est en analysant l’usage logique de la raison quenous parviendrons à reconnaître sou usage réel, commel’usage logique de renlendemcnt, dans la formation desjugemens, nous a conduits à reconnaître ses lois (ig). Or,cet usage logique est de déduire un jugement, par voiede conclusion , d’autres jugemens donnés. C’est ce quiétablit le raisonnement. Par exemple, dans ce raison-nement : tous les corps sont pesons ; l'or est un corps ;donc l’or est pesant-, la conclusion l’or est pesant est unproduit de la laison.
Dans tout raisonnement, on pense d'abord une règle(la majeure) par l’ entendement. Eu second lieu, 011 su-bordonne une connaissance à la condition de la règle(la mineure) parle moyen du jugement pur. Enfin, ondétermine la connaissance par la propriété énoncée dansla règle (conclusion), par conséquent à priori , par laraison. Le rapport que représente la majeure commerègle entre une connaissance et ses conditions constituedonc trois espèces de raisonneinens correspondant au*trois espèces de jugemens qui expriment le rapport desconnaissances dans l’entendement, savoir: les jugemensde modalité. Nous avons donc i° le raisonnement caté-gorique ; •2° le raisonnement hypothétique, et 3° le rai-sonnement disjonctif.
31. L’usage logique de la raison nous révèle les lois dela raison pure , car i° le raisonnement ne considère p a *des intuitions pour les soumettre à des règles comme 1 efait l’eutendemeut avec ses catégories , mais bien de»conceptions de jugement. L’unité rationnelle qu'elleapporte 11’est donc pas l’unité d’une expérience possible*a° La raison cherche la condition générale de son j u 6 e '