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catégories qui établissent» les lois transcendantales, pourles appliquer aux cas particuliers de l’expérience ; ilembrasse les douze jugemens dont nous avons abstraitces catégories, et qui portent les noms suivans :
I. — Jugemens de quantité.
i. Jugemens individuels; 2. pluriels; 3. individuels.
JI. — Jugemens de qualité.
4. Jugemens affirmatifs; 5. négatifs; 6. déterminatifs.
III. — Jugemens de relation.
7. Jugemens catégoriques; 8. hypothétiques ; 9. dis-jonctas.
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IV. — Jugemens de modalité.
10. Jugemens problématiques ; 11. assertoriques ;
12. apodictiques.
3q. lue jugement subsomptif, en général, est la fonctionde neutralisation de l'entendement et de la raison.
Le jugement réfleclif est la fonction de transitionentre l’entendement et la raison. On le nomme induc-tion lorsqu’il remonte de l’entendement à la raison, oudes faits aux lois, et analogie lorsqu’au contraire ilredescend de la raison à l’entendement, ou des loisaux faits.
40. Le but de la faculté réfléchissante étant de trouver1 egénéral lorsque le particulier est donné, il lui faut né-cessairement un autre principe que les catégories pourétablir l’unité de toutes les règles particulières empi-riques, et pour les soumettre à un principe suprême.Ce principe ne peut pas être fourni par les catégories ,qui sont les lois générales pour la nature, et non leslois particulières pour tel objet, ou pour tel cas. I! nepeut non-plus être fourni par l’expérience, car il neserait pas universel. Il faut donc qu’il soit à priori, ouqu’il ait sa source dans la faculté même du jugement.
41. Mais avant de rechercher ce principe pur du ju-gement, nous devons faire observer que tous les juge-mens, toutes les comparaisons exigent la réflexion, c’est-à-dire la distinction de la faculté de connaître à la-quelle se rapportent les conceptions données. On nommeréflexion transcendantale l’action de mettre en rap-port la comparaison de la représentation en généralavec la faculté de connaître dans laquelle elle s’accom-plit , et de distinguée si les choses sont comparées en-tre elles comme appartenant à l’entendement pur ou àl’intuition sensible. Or, les rapports suivant lesquels lesconceptions peuvent s’appartenir mutuellement dans uncertain état de l’esprit, sont les rapporls : i° A’identileet de diversité ; 2 0 de convenance et de répugnance ;3° d 'interne et à'externe ; et 4° enfin de déterminableet de détermination , ou de matière et de forme.
42. Les quatre conceptions pures, avec leurs oppo-sées, sur lesquelles ces rapports sont fondés , prennent
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le nom d idées réflexives : il est important de 11e pasles confondre avec les catégories, car elles ne serventqu a indiquer le rapport des idées données, dont onconnaît 1 origine; tandis que les catégories servent à lasynthèse des objets.
43. Les faux systèmes ne se produisent dans l’intelli-gence humaine que par défaut de réflexion transcen-dantale; car, dans la simplo comparaison ou réflexionlogique, on n’a point égard à la faculté de connaître àlaquelle appartiennent les représentations données , quel’on traite alors comme homogènes par rapport à leursiège dans l’esprit. Cependant, lorsqu’il s’agit de savoir,si les choses mêmes sont identiques ou diverses, d’accordou en désaccord, etc., comme les choses peuvent avoirun double rapport à notre faculté de connaître , savoirà la sensibilité et à l’entendement, et comme la manièredont elles s’appartiennent réciproquement dépend né-cessairement de leurs rapports avec ces facultés , c'est laréflexion transcendantaleseule qui renferme le principede la possibilité de la comparaison des choses entre elles.
44- Kant nomme amphibolie la confusion produitepar la réflexion logique, lorsqu’elle compare des repré-sentations dont le siège intellectuel se trouve dans des fa-cultés différentes, c’est-à-dire lorsqu’elle confond l’objetintellectuel avec le phénomène. La prétendue inexacti-tude du calcul différentiel repose sur une amphibolie,dont nous avons ailleurs signalé l’origine. {Voy. Diff.
24.)
45. Dans tous ses actes, le jugement réfleclif supposeun but , une finalité ; car les lois empiriques de la na-ture n’auraient aucune unité possible, et même les di-verses facultés de l’intelligence ne pourraient concourird’une manière harmonique à la production d’une con-naissance, si d’une paî t ces lois n’étaient soumises auprincipe suprême de la concordance avec un but, ctsi, del’autre, chacune de ces facultés ne pouvait être considé-rée à la fois comme but et moyen , par rapport auxautres. Le principe pur et à priori du jugement estdonc la concordance ou la conformité du but ; on leformule en ces termes : Tout dans la nature a son but,rien n’est inutile. Comme les idées pures de la raison,son usage est régulatif (35).
46. Pour aborder maintenant la philosophie des mathématiques , il nous reste à expliquer quelques termesemployés dans la philosophie transcendantale :
i° Tout ce qui se rapporte à l’objet même d’une con-naissance prend le nom d’objectif.
2° Ce qui se rapporte à la faculté de connaître prendcelui de subjectif.
3° On nomme en général immanent ce qui existesons les conditions du temps, et transcendant ce qui estnu-delà de ces conditions. Ce qui est engendré hors desconditions du temps, mais trouve néanmoins son appli*