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la théorie de V algorithme ; elle forme une espèceà'action algorithmique, étant évidemment une fin ouun but propre de la volonté; et comme telle, cette ré-duction présente un procédé artificiel , un art (Tt%w ),et constitue ce que nous nommons Technie de l’algo-rilhmie (Wronski . Philos, de la Technie ). De plus ,comme nous avons vu aussi que les procédés de la tech-nie étaient universels , nous pouvons définir cettebranche de la science des nombres en disant qu’elle apour objet I’universalite dans la génération desQUANTITES.
C’est en raison de cette universalité des algorithmestechniques élémentaires qui se résume en un seul algo-rithme technique systématique, que M. Wronski a puse proposer d’embrasser par une seule loi toutes lesdiverses lois possibles de la génération des quantités,c’est-à-dire toute la science des nombres et conséquem-ment toutes les mathématiques, carl’algorithmie formeévidemment l’essence de ces sciences. Cette loi suprême tqui couronne l’édifice des mathématiques , élevé parH philosophie, a été présentée, en 1811, à l'Institutde France , et ce corps savant, par l’organe de La-grange et de Lacroix , ses commissaires , en a reconnul’universalité en ces termes : « Mais cè qui a frappévos commissaires dans le mémoire de M. Wronski,c’est qu’il tire de sa formule toutes celles que l’on con-uaît pour le développement des fonctions, et qu’ellesu’en sont que des cas très-particuliers. »
!>6. La forme de cette loi suprême, marquée (( 3 ) ,I^ath. , 20., se trouvant identique avec le principepremier et le plus simple, l’algorithme primitif et pri-mordial delà sommation, il en résulte que le systèmeentier de nos connaissances algorithmiques se trouvecomplètement achevé. Notre but n’ayant été que defaciliter l’étude des ouvrages de M. Wronski, et defaire entrevoir l’importance d’une philosophie quivient enfin expliquer et compléter la science du géo-mètre , cette science qui règle les substances de l'Uni-vers , nous devons maintenant renvoyer aux ouvrageseux-mêmes. Si les grandes choses qu’ils contiennentsont encore méconnues, elles n’en sont pas moins pro-duttes, e t M. Wronski peut s’écrier, comme Keppler,je li vre mes ouvrages , ils seront compris par t âge pre-Sent 011 par la postérité, peu m’importe ; Dieu n’a-t-ilP as attendu six mille ans un contemplateur de ses
'■ PHOENIX. (Ast.) Constellation méridionale, situéee Dtre l’Eridan et le poisson austral. (V oy . PI. io.)
PHONIQUE (de , voix , son). Nom donné àH science des sons, nommée plus communément acous-ri QU£. (Voy. ce mot.)
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PIIORONOMIE (depopa, mouvement et de nuos,loi). Science du mouvement considéré en lui-même ouin abslracto. (Voy. Mécanique et Mouvement.)
PHYSICO-MATHÉMATIQUES. (Voy. Mathéma-tiques APPLIQUEES.)
PICARD (Jean , et Pierre , suivant quelques biogra-phes), célèbre astronome du xvn e siècle, et l’un deshuit premiers membres de l’Académie des sciences , estné à La Flèche le 21 juillet 1620. On ne possède quequelques vagues reiiseignemens sur son origine et sonéducation ; l’auteur de l’ Histoire critique de la decou-verte des longitudes semble insinuer que Picard était lejardinier du duc de Créqui, losqu’un astronome de cetemps, Le Valois, le prit avec lui et l’initia à la con-naissance des élémens de la seiénee , dans laquelle il fitde rapides progrès. Vraie ou fausse, cette anecdote,avancée dans un esprit de dénigrement aussi injuste quedéplacé, n’est qu’honorable pour la mémoire de Pi-card , à qui l’astronomie pratique , comme la théoriede la science, doivent une foule de découvertes ingé-nieuses et utiles qui n’ont pas peu contribué à leuravancement. Quoi qu’il en soit de la jeunesse de Pi-card, on le retrouve à l’âge de vingt-cinq ans prêtre etprieur de Villé , en Anjou , observant l’éclipse de soleildu 25 août i645 avec Gassendi , auquel il succéda dansla chaire d’astronomie du collège de France . La me-sure d’un degré du méridien pour arriver à une con-naissance exacte de la figure et de la grandeur de laterre, dut être l’un des premiers objets qui excitèrentla sollicitude de l’Acadcmie des sciences Les travauxde Snellius et de Riccioli sur cette, importante opéra-tion étaient les seuls documens de quelque valeur scien-tifique qu’on possédât alors ; mais les résultats obtenuspar ces deux géomètres différaient pat' des quantités sigrandes, qu’il était impossible de ne pas penser que
I un des deux au moins avait commis une grave erreur.
II existait donc alors un doute complet sur la grandeurmême approchée du degré terrestre. L’abbé Picard ,déjà célèbre par des observations importantes et desinventions utiles , fut choisi par l’Académie pour re-commencer cette mesure dans les environs de Paris . 11entreprit et exécuta, dans les années 1669 et 1670,cette grande opération dont nous avons déjà eu 1 occa-sion de parler dans beaucoup d articles de ce diction-naire. Nous ajouterons seulement ici qu en suivant leprocédé qu’avait employé Snellius , Picard apportadans son travail des soins extraordinaires et nouveauxdans les opérations de l’astronomie pratique. Il avaitun secteur de dix pieds de rayon scrupuleusement vé-rifié dans tous les degrés qui devaient servir à sa me-sure. Cet instrument était garni d’un excellent télés-