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carrière toute remplie d’occupations utiles, qui lui don-nent plus de droits à la reconnaissance des hommes qu’àla gloire, et dont les fruits s’étendront au-delà de samémoire. »
PILD. Nom d’une ancienne mesure linéaire, lasixième partie de la toise. (Voy. Mesure.)
PIGNON. [Me'c.) Nom que l’on donne aux petitesloues dentées, qui dans un engrenage transmettent lemouvement d’une pièce à une autre.
PILE. ( Géom .) Amas de corps placés les uns sur lesautres.
Ainsi, dans Y artillerie on nomme pile de boulets oude bombes une collection de ces corps arrangés les unssur les autres, et l’on a des formules particulières decalcul pour trouver le nombre des boulets d’une pile.Nous ferous connaître ailleurs ces formules qui dépen-dent de la théorie des progressions. (Toy. Progres-sion.)
PIN&RÉ (Alexandre-Gui), astronome célèbre du18 e siècle, fit ses études à Senlis , chez les génovéfains ,e t entra dans cette congrégation à l’âge de 16 ans. Il yfut long-temps professeur de théologie, et l’on attribuea des désagrémcns que lui occasionnèrent ses opinionsdans la querelle du jansénisme, le parti qu’il prit à una ge déjà avancé, de se livrer à l’étude et aux recher-ches d’une science bien différente de celle dont il s’étaitoccupé jusqu’alors, et dans laquelle il ne tarda pas àacquérir une réputation distinguée. Diverses observa-tions, et entre autres celle du passage de Mercure, eu1753, lui valurent le titre de correspondant de l’Aca-démie des sciences . Peu de temps après, il fut successi-vement nommé chancelier de l’Université et bibliothé-caire de Sainte Geneviève ; on lui conféra aussitôt letitre d’associé libre de l’Académie. Pingré composa ,d’après les idées de l’astronome Lemonnier, dont il étaitl’ami, un état du ciel, pour les années 1754 à 17575c’était un almanach nautique, fondé sur la méthode desangles horaires de la lune, et calculé sur les tables desmstitutions astronomiques. Cette méthode n’a pointobtenu la même confiance que celle proposée par La-cadle vers la mêmé époque, et qui a été adoptée dansNautical almanach , de Londres , dans la connais-San ce des temps , et dans toutes les éphémérides ,sans exception. Pingré recommença tous les calculs queécaille avait faits pour le tableau des éclipses visiblesetl liu rope, pendant les dix-huit premiers siècles de^ cre chrétienne , inséré dans l'art de vérifier les dates. IlRendit ce travail au calcul des éclipses des dix siècles pré-cédées. Cette vaste entreprise, dont l’utilité immédiaten’était pas bien évidente, a eu pour résultat de démontrerl’insuffisance des anciennes périodes pour le calcul des
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éclipses futures. Pingré fit preuve de la même patienceet du même zèle scientifique, dans les trois voyages qu’ilentreprit pour essayer les montres marines de Ferdi-nand Berllioud et de Leroi. A la fin de 1760, il partitpour l’île Rodrigue, où l’année suivante il observa lepremier passage de Vénus ; en 1769, il observa le se-cond à Saint-Domingue . En 1783, il publia la cométo-graphie , le plus important de ses ouvrages, et le seulprobablement qui restera. En 1786, il fit paraître unetraduction du poème astronomique de Manilius . Pingrépossédait une vaste instruction ; il était très-versé dansles langues anciennes, et la bibliothèque Sainte-Gene-viève lui offrait d’ailleurs les moyens de vérifier tousles textes qu’il avait à citer. Aussi sa cométographieest l’ouvrage le plus complet qu’on ait publié sur cettematière ; il n’y manque aujourd’hui que les théories etles méthodes dont la production est postérieure à sontravail. Pingré avait aussi calculé toutes les observationsastronomiques du dix-septième siècle, en remontantjusqu’à Tycho. Cet ouvrage était peut-être plus curieuxqu’utile ; l’assemblée constituante en ordonna l’impres-sion, mais les événemens politiques du temps ne permi-rent pas de l’achever. Cet astronome, qui était né àParis , le 4 septembre 1711 , y est mort, membre del’Institut, le i er mai 1796, à l’âge de quatre-vingt-quatreans. On doit à Pingré de nombreuses et importantesobservations dont Lalande a donné le détail dans labibliographie astronomique j il est l’auteur de beau-coup d’écrits maintenant oubliés, et nous citerons seu-lement de lui : Cométographie, ou Traité historique etthéorique des comètes. Paris , imp. roy., 1783, 1 vol.in-4°.
PINULES. {Géom.) Nom que l’on donne à deuxpetites pièces de cuivre , minces et rectangulaires, éle-vées perpendiculairement aux deux extrémités de l’ali-dade d’un demi-cercle, d’un grapbomètre ou de toutautre instrument semblable. Elles sont chacune percéesd’une fente qui règne de haut en bas. C’est par cesfentes que l’on vise un objet lorsqu’on veut placer l’ali-dade dans la direction de cet objet.
Dans les instrumens destinés à relever les angles, 011a généralement substitué aujourd’hui le télescope auxpinules.
PISTON. ( Hydr .) Cylindre de bois ou de métal quise meut dans un corps de pompe pour soulever 1 eau.{Voy. Pompe.)
PLAN. (Géom.) Surface sur laquelle une ligne droitese peut appliquer en tous sens, de manière à coïnciderexactement avec elle. (Voy. Surface.)
En géométrie et en astronomie, on emploie fortsouvent ce mot pour faire concevoir des surfaces ima-ginaires qui sout supposées couper des corps solides.