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[Tome deuxième.]
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PLANISPHÈRE. [Ast.) Projection de la sphère etde ses divers cercles sur uue surface plane. (Voy . Pro-jection.)

PLATON . Ce grand homme, à qui la postérité etl’histoire ont conservé le titre de divin, que lui décernala Grèce enthousiaste et poétique, naquit dans l’île d’E-gine, le septième jour du mois de thargélion, dans latroisième année de la LXXXVIIl' olympiade (an 43oavant J.-C.). Ariston, son père, descendait de Cadmuset Périctyone; sa mère descendait d’un frère de Solon .Une aussi illustre origine, et surtout l’admiration qu’ex-citèrent son éloquence et son génie, inspirèrent dansl’antiquité les fables ingénieuses sur sa naissance et sajeunesse, qui y furent si long-temps accréditées.

Il est impossible , sans doute, de parler de Platon ,sans énoncer au moins le vaste et sublime système phi-losophique qu’il apporta dans le monde. Disciple de So-crate , qui avait réformé la philosophie corrompue parles sophistes, en la fondant sur la connaissance de soi-méme, Platon ne reproduisit pas seulement, dans sesimmortels écrits, la doctrine de son illustre maître; songénie créateur s’éleva jusqu’aux conceptions les plussublimes où puisse atteindre l’esprit humain. L’école àjamais célèbre qu’il créa sous le titre d’Académie devintune source féconde d’où s’élancèrent ces torrens de lu-mières qui illustrèrent la civilisation antique. Sans en-trer dans l'exposition systématique de la philosophie dePlaton , qui a donné lieu, même de nos jours, à des in-terprétations si diverses, et souvent si misérables, onpeut dire que la société antique n’a point produit desystème plus complet et d’où se déduise une moraleplus auguste. L’idée de l’unité de Dieu et de l’immaté-rialité de l’ame, placée par Platon comme la base théo-rétique de toute connaissance, nous explique l’admira-tion des pères de l’église et des premiers chrétiens pourcet homme extraordinaire. Platon fut le fondateur dela philosophie rationnelle, comme Aristote le fonda-teur de la philosophie expérimentale. Cesdeux principessont en réalité les seuls d’après lesquels la raison peuts’élever à la connaissance des grands problèmes que sadestination est de résoudre. L’histoire de l’esprit hu-main, au milieu des systèmes sans nombre qu’elle a àexposer, ne montre en résultat qu’une lutte perpé-tuelle entre les doctrines de Platon et celles d’Aristote ,qui sont du moins le point de départ de toute spécula-tion philosophique. Mais ce n’est point sous ce rapportque nous avons à mentionner ici les travaux dePlaton;nous ne chercherons pas davantage à reproduire mêmeles principales circonstances de sa vie, qui ne sont igno-rées de personne.

Le divin Platon ne partagea point l’opinion de sonmaître sur les mathématiques ; ce fut pour s’instruire

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dans ces sciences qu’il entreprit de longs voyages, et ilen fit la base de son enseignement philosophique. Souécole, qui précède de quelque temps celle d’Alexandrie ,fut le berceau des découvertes mémorables qui se ratta-chent aux premiers progrès de la science. Celles dessections coniques, des lieux géométriques, et de leurapplication à la résolution des problèmes indéterminés,illustrèrent surtout l’école dont il était le fondateur, etce n’est pas sans fondement que plusieurs écrivains del’antiquité ont pu les lui attribuer, quoiqu’il ne paraissepas avoir composé aucun ouvrage purement mathéma-tique. Ce fut du temps de Platon que le problème de laduplication du cube acquit de la célébrité, et sa solutiondevint un des objets des recherches de son école. Nousavons déjà consacré des articles aux plus célèbres disci-ples de l’Académie , et nous avons eu l’occasion de parlerde ces découvertes. ( Voy. Architas , Eudoxe , etc. )Platon appartient ainsi à l’histoire de la science, moinspar ses propres travaux que par l’impulsion qu’il donnaà l’étude des mathématiques, et par le nombre considé-rable de géomètres distingués dans l’antiquité qui seformèrent à son école. Nous regrettons que les bornesde notre plan ne nous permettent pas de donner à ceténoncé trop succinct des services que Platon a rendus àla science et à l’humanité tous les développemens qu’ilmérite. Nous n’avons pu qu’inscrire ce grand nom dansles pages de cet ouvrage tout spécial, pour qu’on ne pûtnous accuser d’avoir oublié, en remontant le cours dessiècles, dans les fastes de la science, le philosophe qui fitécrire sur la porte de l’Académie : Nul n entrera ici s’iln’est géomètre. Platon , qui ne contracta jamais le lieuconjugal, mourut la première année de la C VIII' olym-piade (an B 47 avant J.-C.). Les diverses éditions et tra-ductions de ses œuvres qui nous sont parvenues euentier seraient le sujet d’un article bibliographique im-portant. Voyez à cet égard les recueils spéciaux, etentre autres la Bibliotheca Grceca, de Fabricius, et laBibliotheca Bussaviana.

PLATONIQUE. Corps platoniques. Ce sont ceuxque l’on nomme autrement Solides réguliers. [Voy. So-lides.)

PLÉIADES. [Ast.) Nom que l’on donne à un assem-blage d’étoiles situées sur le dos du taureau. Les an-ciens en comptaient sept, mais il n’y en a plus mainte-nant que six de visibles à l’œil nu.

PLEINE LUNE . [Ast.) Phase de la lune dans la-quelle elle nous présente toute sa moitié éclairée. [Foy-

LUNE.)

PLÉIONE. [Ast.) Nom d’une des pléiades.

PLUS. Ce mot, représenté en algèbre par le signe +>