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[Tome deuxième.]
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nnère dépend de chaque point de la surface, maisl’action du sou dépend delà forme générale des sur-faces contre lesquelles il s’appuie, et l’effet n’est paschangé par de petites inégalités de ccs surfaces. La lu-mière ne se répand que dans des ligues droites , maisle son, par de nouveaux centres des rayons sonores ,se répand dans toutes les directions possibles. Il paraîtdonc que ces changemens de la direction du son res-semblent plutôt aux mouveinens des ondes sur la sur-face de l’eau , qui, après être arrivées à un obstacle,forment des ondes secondaires, qui se répandent enfinsur toute la surface de l’eau, et dont le centre est à lamême distance au-delà de l'obstacle que le centre desondes premières est eu deçà.

On trouve quelques remarques intéressantes d’Euler ,sur les porte-voix, dans son mémoire De motu aeris intnbis, inséré dans le tome XVI des Nov. oct. ac. Pe'lrop.

POSIDONIUS . Ce philosophe stoïcien , contempo-rain de Pompée et de Cicéron , qui s’honorèrent de sonamitié , s’est rendu célèbre dans cette période de l’anti-quité par ses connaissances et ses recherches en géomé-trie, en astronomie, en mécanique et en géographie.Il paraît avoir possédé un savoir encyclopédique , puis-qu’il avait écrit sur toutes ces matières élevées. Malheu-reusement scs ouvrages sont entièrement perdus, etl’on n’a pu recueillir de lui que quelques fragmensépars dans les livres de Cléomède et de Strabon . Onattribue à Posidonius une détermination de la grandeurde la terre, qui, autant par le résultat que par la mé-thode à l’aide de laquelle elle fut entreprise, ne peutêtre considérée que comme une des premières tenta-tives de la science pour arriver à la solution de ce pro-blème important. C’est à l’époque de Posidonius qu’onfait remonter la connaissance précise du flux et du re-flux de la mer. Ce fut cet ancien géomètre qui recon-nut la loi de ce phénomène, qui, par ses rapportsévidens avec les mouvemens du soleil et de la lune,appartient à l’astronomie, et dont Pline le naturaliste adunué une description remarquable par son exacti-tude.

Posidonius était né à Apasnée, il avait étudié àAlexandrie et ouvrit son école à Rhodes . C’est à peuprès tout ce qu’on sait de sa vi>'. Les biographes, sansaucune raison plausible, distinguent deux Posidonius ,dont l’un eût été philosophe et l’autre mathématicien;mais d’après le témoignage des anciens historiens , etentre autres de Cicéron , qui l’appelle son maître et sonami ( De nat. deorum , liv. I et II], on ne peut dou-tei qu il n y ait eu qu un seul personnage célèbre de cenom. Ce qui nous reste de Posidonius a cLé recueillisous ce titie : Posidomi Hhodü reliquiœ doctrines , col-legitatque illustravit James Bake , etc.

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POSITIF. (Alg.) Une quantité positive est celle quel’on conçoit toujours avec une fonction d’augmentation;on la nomme ainsi par opposition avec les quantitésnégatives. (Voy. Négatif et Philosophie, ii° 55.)

POSITION. ( Ast.) L’angle de position d’un astre estl’angle formé à son centre par ses cercles de latitude etde déclinaison. Cet angle entre comme élément dansplusieurs calculs astronomiques.

En arithmétique , on donne le nom de fausse posi-tion à une règle d’un usage très-général. Nous l’avonsexposée sous ce dernier nom.

POULIE. [Mec.) Une des six machines considéréescomme simples en mécanique. C’est un corps rond,plat, mobile sur un axe et creusé en gorge, sur sa sur-face courbe, pour recevoir une corde. La poulie estfaite en bois ou en métal, et son axe est supporté parune barre de fer recourbée que l’on nomme chape.Elle sert à élever des fardeaux.

On distingue deux sortes de poulies, la poulie fixe etla poulie mobile. La poulie fixe est celle dont la chapeAC (PI. 54, fig. 2 ) est tenue par un point fixe , et lapoulie mobile est celle dans laquelle le fardeau à éleverest attaché à la chape (fig. 3).

Dans la poulie fixe, la puissance P, qui agit à l’ex-trémité delà corde, quelle que soit sa direction, doitêtre égale à la résistance Q pour lui faire équilibre, carsi l’on prolonge les directions des forces P et Q j us-qu’â leur point de concours O , ce point O appartien-dra à la résultante des deux forces; mais cette résul-tante , dans le cas des forces égales, partage l’angleMON en deux parties égales; elle passe donc aussi par lecentre C de la poulie et se trouve détruite par la résis-tance de ce centre. Ainsi la poulie fixe n’aide point lapuissance, mais elle est avantageuse en ce qu’ellepermet de changer sa direction et d’employer consé-quemment cette puissance selon la direction la plusfavorable au développement de la force. Par exempleun cheval qui ne peut tirer verticalement, mais quitire horizontalement avec beaucoup de force, peut êtreemployé à élever un poids eu changeant la direciionverticale en horizontale par le moyen d’une poulie.

Si l’on fait attention que la puissance et la résistancengissent toujours aux extrémités des rayons delà poulie,on pourra la considérer comme l’assemblage d’une in-finité de leviers fixés autour du même point d’appui Cet dont les bras sont égaux. C’est celte égalité des brasCM et CN qui fait que dans le cas d’équilibre la puis-sance est égale à la résistance.

Pour la poulie mobile (fig. 3) supposons que la cordequi l’entoure est attachée par une de ses extrémités aupoint fixe Q, et que la puissance P est appliquée à1 autre extrémité. La résistance du point fixe Q con