ici avec la puissance P polir soutenir lepoids II, et dans le cas d’équilibre, le rapport de lapuissance à la résistance est donné par la proportion
P : R : : AO : AB
La poulie mobile est donc d’autant plus avantageuse àla puissance que la soutendanle AB est plus grande quele rayon AO. Le cas le plus favorable est celui où ABest le diamètre de la poulie ; ce qui arrive lorsque lescordons QA et PA sont parallèles; on a alors
P : Q : : rayon : diamètre : : i : 2
c’est-à-dire que là puissance est la moitié de la résis-tance.
La poulie est principalement utile quand il y en aplusieurs réunies ensemble.
Cette réunion donne le moyen d’élever des fardeaux,énormes avèc üue très-petite puissance, comme nousallons le montrer.
Le poids étant suspendu à la chape de la poulie C(PI. 17, fig. 3 ), concevons cette poulie embrassée parune corde attachée au point fixe D , par une de scsextrémités, et à la chape d’une seconde poulie G parsou autre extrémité. Concevons encore cette secondepoulie supportée par une corde, d’une part attachéeau point fixe E, et de l’autre à la chape d’uuc troisièmepoulie, et ainsi de suite jusqu’à la dernière poulie quisera embrassée par une corde attachée d’un côté à unpoint fixe et de l’autre à la puissance Q. Si l’équilibresubsiste entre ces poulies et qu’on désigne par T, T',T" les tensions des cordes FA , RI, QN, etc., on aura,en ne supposant que trois poulies et en désignant parR le poids ou la résistance
T : R : : t : 2
T' : T : 1 : 2
T' t T' : : 1 : 2
d’où
T : R :: 1 : 4
T' : R : : 1 : 8
| La puissance est donc seulement g de la résistance.
Elle ne serait que s’il y avait quatre poulies ; ^
»’il y en avait cinq ; et eu général pour un nom-bre n de poulies. Nous supposons ici les cordons pa-
rallèles entre eux, ce qui est la disposition la plus fa-vorable.
A l’aide d’une poulie fixe X , qu’on nomme pouliede renvoi, on change la direction de la puissance sansaugmenter ni diminuer son intensité, sauf cependant larésistance des cordes et le frottement.
On nomme mouffle une machine composée de plu-sieurs poulies disposées sur une môme chape : on as-semble (PI. 3 g, fig. 2) une mouffle mobile avec unemouffle fixe; de sorte qu’une même corde, tirée parune force P, embrasse tour à tour les poulies. Lamouffle mobile porte uu poids qu’il faut ajouter à celuidelà mouffle même, comme on doit ajouter le poidsd’une poulie mobile à celui qu’elle entraîne, pour trou-ver les conditions d’équilibre.
Dans la disposition de la figure, 011 peut considérerle poids Q comme soutenu par 6 cordons égaux qui
portent chacun g de ce poids ; ainsi la puissance P
doit être la sixième partie de la résistance. Eu général,lu puissance est égale h la résistance divisée par lenombre des cordons qui aboutissent à la mouffle mo-bile.
L t résistance des cordons et le frottement des axesmodifient beaucoup les conditions d’équilibre , et ilest essentiel d’y avoir égard dans le calcul des forces;mais ces détails se trouveront ailleurs. (Voy . Treuil.)
PRÉ CESSION DES ÉQUINOXES. (Ast.) On donnece nom, ou simplement celui de mecession, au mou-vement insensible par lequel les points équinoxiaux sedéplacent continuellement sur l’écliptique en mar-chant en sens inverse de l’ordre des signes.
Ce mouvement, qui résulte de l’attraction du soleilet de la lune sur le sphéroïde applati de la terre , semanifeste par un mouvement apparent de toutes lesétoiles fixes dont les longitudes croissent d’environ 5 o"par aimée. C’est à Ilipparque qu’on doit la connaissancede la PRECESSION , mais c’est Newton qui a eu la gloired’en découvrir et d’en expliquer les causes.
Si la terre était parfaitement sphérique, l’attractiondu soleil et de la lune agirait également sur les diversesparties de sa surface , et il n’y aurait pas de précession.Les équinoxes répondraient toujours aux mêmes pointsde l’écliptique, et les longitudes des étoiles seraientinvariables, du moins en n’ayant point égard aux au-tres causes de perturbations. Mais la terre étant renfléevers l’équatcnr, l’action du soleil et de la lune agit surcelte partie avec plus d’intensité que sur les autres, ettend continuellement à détourner le plan de l’équatcurterrestre de sa direction. Les résultats de cette actionsont d’imprimer à l’équateur uu mouvement circulaireautour de l’axe de l’ccliptique, auquel correspond eu