Band 
[Tome deuxième.]
Seite
370
JPEG-Download
 

570 PR

au moyen du premier et du dernier terme, ctdu nombrede* termes ; et dont, enfin, la troisième donne le nom-bre des termes au moyen du premier et du dernierterme, et delà différence.

io. Les applications de ces formules ne présentant au-cune difficulté , nous nous contenterons d’en présen-ter un seul exemple.

On demande d’insérer cinq moyens proportionnelsarithmétiques entre les deux nombres 2 et 14, ou, ce quiest la même chose, on demande cinq nombres u,v,x,Y, z , tels qu'on ait la progression

x,y, z, 14.

Il est visible que la question se réduit à trouver la dif-férence de la progression , car si l’on connaissait cettedifrè'rence, on formerait les termes demandés, u, v, x,y, z , en l’ajoutant successivement une fois, deuxfois, etc., au premier terme 2. Ainsi, le premier et ledernier terme étant connus ainsi que le nombre 7 destermes , en substituant ces valeurs dans la seconde ex-pression du n° 9, on trouvera

7-1

La progression sera donc

-i- 2, 4, 6,8, 10, 12, 14,

et, par conséquent, les cinq moyens proportionnels de-mandés sont 4,6, 8, 10, 12.

11. Ou tire également de la formule ( d) les troisexpressions

2S — na 0

Cln —1 —-

n

2S — na n — 1

2S

n = -j-

& n — i +<* 0

qui servent respectivement à trouver le nombre des ter-mes , le premier et le dernier terme , lorsqu’on connaîtdeux quelconques de ces quautités et la somme.

12. La formule (e) fournit encore les trois expres-sions

j _ 2(S— na„)

~ n(n—i)

, . = _îî f i ±V /[s+(^i)]

à l’aide desquelles on peut obtenir le premier terme ,

PR

la différence ou le nombre des termes à l’aide de deuxquelconques de ces quantités et de la somme.

i 3 . Ce qui précède renferme la théorie complète desprogressions arithmétiques simples; mais on donne en-core le nom de progressions arithmétiques a des suitesde termes croissans ou décroissans par différences iné-gales , dont la considération est très-importante. Yoicila génération de ces suites. Soit

-7- A, A -j- D , A -j— 2D , A-j- 3 D, etc.... A + (n — 1 )D

une progression arithmétique ordinaire. E11 formant lessommes successives de deux, trois, quatre, etc., de sestermes, on obtient une suite de nombres dont les secondesdifférences sont constantes, savoir :

termes.

A

diff.

2 e diff.

2A+D,

A+D,

3 A-f 3 D ,

A+2D,

D.

4 A+ 6 D ,

A+ 3 D ,

D.

5 A+ioD ,

A+ 4 D,

D.

etc.

etc.

etc.

Cette suite de termes se nomme progression arithméti-que du second ordre.

De môme, en prenant les sommes successives de deux,trois, quatre, etc., termes d’une progression du secondordre, on obtient une suite de termes dont les troisième*différences sont constantes :

termes. 1” diff.

2« diff.

3 ” diff.

A

3 A+ D, 2A+ D.

6A+4D, 3 A+ 3 D,

A+D.

10A+10D, 4 A+ 6D,

A+2D,

D.

i5A+2oD, 5 A-j-ioD,

A+ 3 D,

D.

etc. etc.

etc.

etc.

et que l’on nomme progression arithmétique du troi-sième ordre. On peut, en poursuivant de la même ma-nière, former des progressions d’ordres de plus en plusélevés, et en général on nomme progression de l’ordre n,celle dont les différences constituent une progression del’ordre n —1, ou dont les n ièmes différences sont égales.

14. En partant de la progression ordinaire, ou dupremier ordre,

— 1, 2, 3 , 4, 5 , 6, 7, 8, 9, etc.

formée de la suite des nombres naturels, ou obtientpour les progressions des ordres suivans :