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[Tome deuxième.]
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ouvrages de Ptolémée ont été traduits dans toutes leslangues et réimprimés souvent. Nous citerons ici leséditions les plus estimées des principaux d’entre eux, àpart le plus considérable de tous, auquel nous avonsconsacré un article spécial. (Foy. École d’Alexandrieet Almageste .) I. Ptolemœi opéra omnia , preeter geo-graphiam latine versa. Bâle , 1 54 1 > in-folio. L’omissionexprimée dans le titre n’est pas la seule qu’on remarquedans cette collection, où ne se trouve ni le Planisphèreni l’ Analemme. II. Plolemœus de annalemmale , cumFrederici commandini commenlario. Rome , i562,in- 4 , ib. i 5 72, in- 4 - III. Ptolemœus planispherium ,sphera atque aslrorum cœlestium ratio, nalura et mo-tus. Bâle-Venise , i53G-i558. IV. Ptolemœi de hypo-tliesibus platielarum , procli sphœra. Londres , 1620,in-4. V. Ptolemœi liber de apparentiis inerranlium.Paris, i 63 o, in-folio. VI. Geographia. Amsterdam ,1618, in-folio, avec les cartes de Mercator. Lyon ,x 535 .

PUISSANCE. ( Alg .) (Foy. Elévation aux euiss.)

PUISSANCE. (Mec.) Force capable de soutenir oude vaincre un effort. Les mots force et puissance ontà peu près la même acception en mécanique, seule-ment le mot force désigne plus généralement toutecause de mouvement, tandis que le mot puissance dési-gne une force appliquée à une machine. Les puissancessont ordinairement des hommes, des chevaux , despoids, etc.

Une puissance , comme toute force en général, semesure par son effet ou par la quantité de mouvementqu elle produit. (Foy. Force, Mouvement et Machine.)

On donnait jadis le nom de Puissances mécaniquesaux six machines simples, le levier, le plan incline , lapoulie, le coin, la vis et le treuil. Cette dénominationinexacte nest plus employée dans les ouvrages mo-dernes.

PURBACH (ou plutôt PEURBACH Georges), lemaître et 1 ami du célèbre Jean-Muller (Regiomonta-uus) et 1 un des restaurateurs des sciences mathémati-ques au quinzième siècle, naquit en Allemagne , dansun village dont il prit le nom, en 1423. Il fut le dis-ciple de Jean de Gmunden qui enseignait l’astronomiedans 1 univeisité devienne; mais le disciple a fait ou-blier le maître. LejeunePurbach puisa néanmoins dansses leçons le goût qu’il eut toujours pour cette branchede la science. Après un voyage en Europe , entreprisdans le but de profiter des connaissances de ceux quicultivaient 1 astionomie, Purbach revint à Vienne , oùil succéda à son maître. Sa renommée était dès-lorsassez grande pour qu’il fût sollicité d’occuper les chairesde Bologne et de Padoue ; mais les bienfaits de l’em-iome n .

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pereur Frédéric III le fixèrent à Vienne. Deux chosesparurent alors importantes au jeune professeur pourtirer la science astronomique de l’état où elle se trou-vait après tant de siècles d’ignorance et de barbarie :l’exposition d’une bonne théorie du système de l’uni-vers, et des observations faites avec plus de soins et deprécision, dans le but de confirmer ou de corriger leshypothèses des anciens ; car déjà l’esprit de critique etd’investigation se faisait jour dans quelques grandesécoles de l’Europe , et annonçait une ère de rénovationet de progrès. En conséquence, Purbach entreprit dedonner une version plus exacte del’almageste, le meil-leur ou plutôt le seul grand ouvrage systématique qu’onpossédât alors sur l’astronomie. Ce fut à cette époqueque le jeune Jean Muller vint à Vienne, et fut accueillipar Purbach comme celui-ci l’avait été par Jean Gmun-den. Il est difficile de séparer les noms de ces deuxhommes de génie qu’une mort imprévue enleva tousdeux, si jeunes encore, à la science, qu’ils remirent dansla voie du progrès, et à la gloire de proclamer le vraisystème du monde que leurs communs travaux de-vaient infailliblement leur faire découvrir. En effet,déjà Purbach avait imaginé de nouveaux instrumens etrectifié ceux qui avaient servi aux observations des an-ciens. Déjà il avait tiré de grands avantages de sa ma-nière d’observer, et il avait pu corriger diverses partiesdes hypothèses de Ptolémée , en introduisant de nou-velles équations dans les mouvemens des planètes. Ilavait mesuré plus exactement les lieux des fixes dontla connaissance est si nécessaire pour les mouvemenscélestes. Enfin il avait dressé plusieurs tables pour ai-der les astronomes dans leurs calculs.

Purbach fut encore l’auteur de plusieurs inven-tions gnomoniques, on lui doit aussi la productiond’un instrument connu dans la géométrie pratique sousle nom de quarré géométrique : il paraît être le premierqui ait employé le fil à plomb pour marquer les di-visions d’un instrument. On a vu ailleurs ( voy.Muller) que Purbach, cédant enfin aux instances ducardinal Bessarion, était sur le point de partir pourRome avec Regiomontauus, afin de s’y perfectionnerdans la langue grecque, et de pouvoir donner une ver-sion plus exacte de l’almageste. Regiomontanus fit seulce voyage, Purbach mourut tout-à-coup à Vienne, en1461. On lui éleva dans cette ville un tombeau dontl’épitaphe atteste les regrets que causèrent sa perte, enrappelant les nobles espérances qui se rattachaient ason talent. On a de Purbach: Theoricœ novee planeta -rum, cum nolis ReinolJi etc. , i 58 o , in 8. — Quelquesobservations d’éclipses, que Willebrord Snellius a pu-bliées j des tables des éclipses pour le méridien deVienne (1^1 4 ).—Un livre du quarré géométrique [1 5 14).A la suite de sa table des éclipses se trouve le catalogue

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