RII
452 RE
Les formules (3) ont l’inconvénient de ne pas faireconnaître la loi des coefficiens de la série générale deretour, et on ne peut les considérer que comme lestableaux, d’ailleurs trcs-utiles, des opérations qu’il fautfaire pour obtenir les valeurs numériques de ces coeffi-ciens dans les cas particuliers. Nous considérerons ail-leurs le retour des suites d’une manière plus directeet plus générale. (Foy. Série.)
RÉTROGRADATION. (Ride.) Action par laquelle uncorps se meut en sens contraire de sa direction primitive.
En astronomie, on donne ce nom au mouvementapparent des planètes par lequel elles semblent quel-quefois reculer dans l’écliptique et se mouvoir dans unsens oppose à l’ordre des signes.
RÉVOLUTION. (Ast.) Se dit de la durée du tempsqu’une planète emploie à faire le tour de la voûte cé-leste. (Voy. Période et Planète.)
REYNEAU (Charles le Père) , géomètre distingué,naquit en 1656, à Brissac en Anjou , et entra à l’âge devingt ans dans la congrégation de l'Oratoire, à Paris .Si l’on ne sait rien de ses premières années, durant les-quelles il ne se distingua que par son application à l’é-tude et par sa piété , le reste de sa vie, entièrementconsacré aux devoirs du professorat, à la prière et à lacomposition de deux ouvrages de matémathiques,n’offre aucune particularité plus remarquable. Le PèreReyneau professa successivement la philosophie à Tou-lon et à Pézenas, et les mathématiques au collège d’An-gers . Il remplit durant vingt-deux ans ces dernièresfonctions avec beaucoup d’éclat et de succès, et entraà l’Académie des Sciences comme associé libre. Le PèreReyneau mourut à Paris , le 24 février 1728. Les deuxouvrages dont il est l’auteur sont : I. U Analyse démon-trée ou manière de résoudre les problèmes de mathéma-tiques, Paris , 1708,2 vol. in-4°; 2 e édit., ib. 1736,2 vol.in-4°. Cet ouvrage présente un recueil intéressant desprincipales théories de Descartes, de Leibnitz , de New-ton , des Bernouilli et de tous les grands géomètres duxvii c siècle, démontrées, suivant Fontcnelle, avec plusde clarté et d’exactitude. E Analyse démontrée obtintun grand succès lors de sa publication, mais peut-êtrecet ouvrage élémentaire ne mérite-t-il pas les élogesun peu exagérés que lui donne l’écrivain dont nous ve-nons de parler. Il- La Science du calcul des Gran-deurs en général, ou Élémens de mathématiques, Pa-ris, 1714- 1 vol. in-4°. Le Père Reyneau ne publia quece volume; le second, qui parut en 173.5 et qui futimprimé tel qu’on le trouva dans les papiers de l’au •teur, fut mis au jour par le Père Mazières, connudans les sciences par un prix qu’il remoorta à l’Acadé-mie en n26.
RHEITA (Le P. Antoine-Marie Schyrlb ee), ca-pucin né en Bohême vers la fin du xvi c siècle, célèbrepar ses connaissances et ses travaux mathématiques. Ilavait une grande réputation comme théologien etcomme prédicateur, mais l’étude des mathématiques ,et surtout de l’astronomie, occupait tous ses loisirs. Eu1642 et i643, il était à Cologne , où il fit des observa-tions astronomiques; il crut voir cinq nouveaux satel-lites de Jupiter, et il fit hommage de cette découverteau pape Urbain VIII en donnant à ces étoiles , qu’on areconnues depuis pour être celles du verscau, le nomd 'Astres urbanoctaviens. Le Père Rhcita a été plus heu-reux dans ses recherches en optique. Le premier il aconstruit la lunette astronomique actuelle, à quatreverres convexes, dont l’un a le nom d 'oculaire, et lestrois autres d’ objectifs . Kepler , qui avait proposé apriori ce genre de télescope, n’était point parvenu àle construire. Le Père Rlieita est également l’inventeurdu binocle, qui fut perfectionné par le Père Chérubin.
( Foy. ce mot.) Mais il est surtout célèbre par une ten-tative malheureuse contre le système de Copernic . Celuiqu’il proposa pour le remplacer n’est en réalité que lesystème de Tycho-Brahé retourné. Des idées fort bi-zarres à ce sujet sont exprimées dans le seul ouvrageque nous citerons de lui, et qui a pour titre ; Ocu-lus Enoch et Eliœ, sivc radius siderco mysticus , An-vers , i645, cri deux parties iu-f°, fig. Le Père Rlieitaest mort à Ravenne en 1660.
RIIETICUS (Joachim George, plus connu sous lenom de), célèbre mathématicien et astronome, na-quit le 16 février i5i 4, i Feldkirch , dans le pays desGrisons , en latin lihœtia , d’où lui est venu le nomsous lequel il est généralement désigné dans l’histoirede la science. Les circonstances qui se rattachent à sanaissance et à son éducation sont demeurées inconnues.On sait seulement qu’il était professeur de mathéma-tiques à l’université de Wittemberg au momeut où Co-pernic produisit ses découvertes sur le système dumonde. Il abandonna aussitôt sa chaire pour aller suivreles leçons de cet homme célèbre, il devint son ami etle premier de ses disciples qui osât proclamer commeune réalité scientifique un système que son auteur 11’a-vait présenté que comme une hypothèse; mais le tempsn’était pas encore venu où les vieux préjugés du mondedevaient tomber devant la vérité, et malgré le zèle deRhéticus et les généreux efforts des savans qui prirenten main après lui cette noble cause, ce 11c fut quevers la fin du xvn e siècle que le système du mouve-ment de la terre fut enseigné 6ans contradiction. Rhé-thicus, à qui la science doit de nombreux et d’estimablés travaux, et qui le premier introduisit les sécantesdans la trigonométrie,mourut à Caschau, le 4 décembre