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[Tome deuxième.]
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1 5 ^ 6 , âgé par conséquent de Gz ans. Il a successivementproduit : I. Narralio de libris révolutionnai Copernici ,Dantzig, i 54 o, in- 4 °. Cet ouvrage, qui esta la foisl’exposition et la défense du système de Copernic , estrédigé sous la forme d’une lettre adressée à Shôner,géomètre contemporain ; il a été réimprimé plusieursfois. II. Oraliones de Astronomid et Geographiâ et dePhysicâ , Nuremberg , i 54 ^» in- 4 °. Ce livre est de-venu très-rare. III. O pus Palatinum de triangulis, in f°.ou plutôt Thésaurus malhematicus, litre qui fut donnépar Barthélemi Pétricus à la seconde édition, publiéepar les soins de ce savant en 1610. C’est un ouvrageextrêmement curieux. Votez la Bibliographie astrono-mique pour plus de détails des particularités intéres-santes qui s’y rattachent. Montucla dit de cette produc-tion qu’elle est en effet un vrai trésor et un des monu-metts les plus remarquables de la patience humaine.

IIHOMBE. ( Ge'om) Quadrilatère dont les quatrecôtés sont égaux, mais dont les angles sont inégaux.On le nomme plus communément Lozange.

RHOMBOÏDE. (Ge'om.) C’est la même chose qu’unparallélogramme.

RICCATI (Vincent de), géomètre célèbre, fils ducomte Jacques Riccati, que l'Italie met au rang de scsprincipaux mathématiciens, naquit le n janvier 1707a CaUel-Franco , dans l’état de Trévisc. Son père futson premier maître , et à l’Age de 19 ans il entra dans1 ordre des Jésuites, dont il devint bientôt l’un desmembres les plus distingués par ses lumières et ses ta-lcns. Le Père Riccati fut envoyé par ses supérieurs àBologne où, pendant trente-cinq ans, il professa de lamanière la plus brillante les branches élevées des ma-thématiques. Chargé de surveiller en même temps lecours des fleuves dans le Bolonais et l’état de Venise ,*1 fit exécuter sur le Veno , l’Adigc, le Pô et la Brcnta ,«es travaux qui révélèrent en lui un habile ingénieur.Res Bolonais et les Vénitiens firent frapper des médail-les pour perpétuer le souvenir des services du PèreRiccati et attester leur reconnaissance. Il mourut danssa patrie, où il s’était retiré après la dispersion de sonordre, le 17 janvier 1775. Nous citerons parmi ses ou-vrages les plus remarquables et les plus estimés : I. Dict-logo dove ne congrcssi di pu) giornalc delleJbrze viveet dell cziom delle forze morte si tien discorso; Bo-logue , 1749» ‘ 11 ' 4 ' > - II. De usa motus traclorii in con-slruclione cetjualionurn difjerenùalium commcnlarius ,ib. in- 4 °. III. De seriebus recipicnlibus sum-

mum gcncraleni algebraticam aut exponentibilem ,ib. iyùG, 2 vol. in-4°- 0° recherche encore avec inté-rêt le recueil des opuscules du P. Riccati, publié sous

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ce titre : IV. Opusculei ad res physicas et malhemati-cas perlinenlia, Lucques , 1707-72, 2 vol. in- 4 °-

RICCATI (le comte Jourdain), frère du précédent,fut à la fois mathématicien, architecte et musicien ; sonnom a de la célébrité eu Italie . Il est surtout connu parun Traité sur les cordes vibrantes , qui est fort estimé.Le comte Riccati, né à Trévisc en i709 , est moit danscette ville en 1790.

RICCIOLI (Jean Baptiste) , l’un dos plus célèbresastronomes du XVII e siècle, malgré ses erreurs, et l’undes plus savans hommes de la société de Jésus , naquità Ferrare, en 1598. Il embrassa, dès l’Age de seize ans ,la règle de saint Ignace , et fut voué parses supérieurs,si habiles à discerner le génie particulier de chaquemembre de leur ordre, aux utiles fonctions du profes-sorat. Après avoir long-temps professé lesbelles-lettres,la théologie et ce qu’on appelait alors la philosophie ,il s’adonna spécialement à l’étude de l’astronomie. Acette époque, l’Allemagne , dans le premier zèle de laDéformation, rejetait la correction du calendrier parcequ’elle venait de Rome , et l’église romaine repoussaitavec la même opiniâtreté et le même aveuglementtoutes les découvertes des savans allemands, commeinfectées d’hérésie. Le père Riccioli fut chargé par scssupérieurs de démontrer la fausseté du système de Co-pernic et des doctrines de Iveppler. Ce savant avaittrop de sagacité pour ne pas comprendre toutes les dif-ficultés de l’étrange mission dont il devait s’acquitter;aussi, dit l’auteur de Y Histoire de l’Astronomie moderne,Riccioli attaqua ce système par tous les argumens qu’ilput imaginer, mais, à la manière dont il en parle, oncroirait entendre un avocat chargé d’office d’une mau-vaise cause et qui fait tous scs efforts pour la perdre.11 convient, par exemple, qu’envisagé comme une sim-ple hypothèse, le système de Copernic est le plus beau,le plus simple et le mieux imaginé. Néanmoins, dèsqu’il ne l’acceptait pas, il fallait lui eu substituer unautre, et comme ceux de Ptolémée , de Tvcho ou dupère Rheita (ver. ce mot) n’étaient déjà plus soutena-bles, il en proposa un nouveau. Il exposa ses idées à cetégaid , dans un écrit qu’il intitula Almageslum novum :nous ne le suivrons pas dans l’explication de ce systèmequi ne peut être considéré aujourd’hui que comme unsimple objet de curiosité. Mais le pore Riccioli jetadans ce livre les fondemens de la îcforme complète del’astrouonre. Il avait compris que la véritable mesurede la terre devait servir de base, à ce grand travaildans lequel devaient être corrigées les méthodes et lesdoctrines défectueuses que nous avaient laissées les an-ciens. Aidé par les missionnaires que les jésuites avaientdans toutes les part.es du monde, il put composer*un

TOME II»