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système général et uniforme de métrologie, que cepen-dant des erreurs peut être inévitables alors ont dù faireoublier depuis. Le père Riccioli qui fit de nouvelles etexcellentes observations sur la lune, sur les satellites deSaturne , et à qui l'on doit en général des travaux fortutiles aux progrès de l’astronomie et de la géographie,mourut accablé d’ans et d’infirmités, à Boulogne, le a5juin 1G61. Ceux de ses principaux ouvrages qui inté-ressent les sciences mathématiques , sont : I. AImages -tum novu/n , aslronomiam veterem novam que com-pleclens j Bologne, iG5i, 2 vol. in-folio. II. Aslrono-mia reformata , ib ., iG35, 2 vol. in-folio. Cet ouvragen’est que le complément du précédent, il renfermeun grand nombre d’observations et moins de théoriessusceptibles de discussion.il. Geographiœ et hydrogra-phie reformata, libri xn, ib., 1661 , in folio. Ce traité,rempli de savantes recherches, a joui long-temps de l’es-time dessavansj il peut encore être consulté avec fruit.
RIGEL. (Ast.) Nom d’une étoile de première gran-deur, située dans le pied occidental d’Orion .
ROBERVAL ^Gilles Peusonne ou Peusonnier de).L’un des plus célèbres géomètre du XVII e siècle, il na-quit vers l’an 1602, au sein d’une famille pauvre etobscure, dans le petit village deBeauvoisis, dont il pritle nom. Aucun biographe ne nous fait connaître parquels moyens il put faire scs études et se livrer à songoût pour les sciences. Baillet, lui-même, se tait à cetégard , quoique cet historien de Descai tes ne négligepoint ces sortes de recherches en parlant des adversai-res de son illustre héros. Quoi qu’il en soit, 011 voit d’a-bord Robcrva! assister, comme Descartes , dans le seulbut de satisfaiie sa curiosité de géomètre, au siège deLa Rochelle. Il revint à Paris en 1629 et s’y lia avecle célèbre-père Merscnne, et fut successivement nommeprofesseur de philosophie au collège de maître Gervaiscl h la chaire de mathématiques fondée dans cet éta-b'issemenl par le malheureux Ramus. On ne doit pointoublier que, suivant les intentions du fondateur, cettechaire se mettait au concours tous les trois ans : Robcr-val l’emporta constamment sur tous les prétendans etla garda toute sa vie.
On doit regretter que cet homme de génie ait perdutant de temps en vaines discussions, dans lesquelles iln’eut, presque jamais le bon droit de son côté. Il luttacontre Cavallcii, Descartes et Torricelli , dans des cir-constances que nous ne pouvons qu’indiquer. On nepeut douter que Roberval 11e fût depuis long-temps enpossession d’une méthode géométrique à l’aide de la-quelle il pouvait résoudre les problèmes les plus diffi-ciles, lorsque Cavalleri publia sa Méthode des indivi-sibles, et lui ravit l’honneur qu’il pouvait espérer de
sa découverte. La lettre que Roberval écrivit au géo-mètre italien pour réclamer la priorité de cette inven-tion , est remarquable par les exemples qu’il cite del'emploi fréquent cju’il avait antérieurement fait decette méthode. Il y avoue ingénument qu’il la gardaiten secret avec le plus grand soin pour se procurer unesupériorité flatteuse sur ses rivaux, parla difficulté desproblèmes qu’elle le mettait en état de résoudre. Ro-bcrval fut donc justement déçu dans ses espérances,car il est indigne d’un homme de génie de faire unmystère de ses découvertes par un motif aussi frivole.Roberval était aussi l’inventeur d’une autre méthodefort ingénieuse pour les tangentes , quoique inférieureà celles de Fermât et de Descartes . Il portait la pré-somption et l’orgueil jusqu’à être jaloux du dernier deces grands hommes, et il prit contre lui la défense del’écrit que Fermât venait de publier sur les questionsde maximis et minimis, en osant reprocher à Descartes de ne l’avoir critiqué que parce qu’il ne l’avait pas en-tendu. On sait que Descartes écrasa Roberval de tout lepoids de sa supériorité en adressant la solution duproblème de la tangente des cycloïdesau P. Mersennc,auquel il avait écrit qu’on avait bien tort de faire tantde bruit pour des choses si faciles. Roberval avait,comme tous les géomètres françds, inutilement cherchéla solution de ce problème , et il crut se venger deson illustre adversaire en attaquant sa géométrie. O11doit, pour la gloire de ce mathématicien, oublier les ob-jections sans fondement et sans force qu’une passionaveugleélui dicta contre cette production immortelle.Nous 11’entrerons pas dans les détails de sa dispute avecTorricelli . On sait que Roberval avait résolu plusieursproblèmes de la cycloïde, découvertes que le célèbreinventeur du baromètre réclama, peut être avec peude justice , en faveur de Galilée son maître, dont lestitres à l’immortalité n’avaient pas besoin de cettegloire. Roberval, qui est encore l’inventeur de laclasse des lignes courbes auxquelles son nom est de-meuré attaché, mourut au collège de maître Gcs'-vais, le 27 octobre 1676, à l’âge de ^Sans. Malgré sonhumeur capricieuse et emportée, Roberval eut beau-coup d’amis, parmi lesquels on cite Gassendi et le pèrede Pascal. Le géomètre Gallois, un d’eux , publia scsproductions dans le Recueil des divers murages demathématiques et de physique des membres de l’Aca-démie des sciences , 1690, in-f°. Ce sont : Observationssur là composition des mouvemens et sur le moyen detrouver les tangentes des lignes courbesj — Projet d’unemécanique , traitant des mouvemens composés ; — T> erecognitione œqualionum, do geornelricd planarum etcubicarum œqualionum résolu lione ; — Traité des indi-visibles ; — De trochoïde ejusque spalio \ — Epistolœad Mersennum et Torricellum. Roberval était menibi®