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[Tome deuxième.]
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de l’Académie des sciences depuis sa formation; outreles mémoires que nous venons de citer, on a de lui :I. Traite de mécanique des poids soutenus par des puis-sances sur les plans inclinés a l’horizon , in-f° de 36pages, publié par Merscnne , à la suite de son Traitéde l harmonie. II. Arislarchi Samii de mitndi syste-male, partibus et motibus ejusdem libellas cum notis.Pans, 1644, *n-12. III. Et, enfin, Nouvelle manière debalance inventée par M. de Roberval. (.Journal des sa-vant de 1670.)

ROBINS (Benjamin). Membre de la Société royalede Londres , et l’un des ingénieurs les plus distinguésde l’Angleterre, il naquit à Bath , en 1707, de parensquakers. Son goût pour les sciences mathématiques etphysiques l’éloigna de la carrière à laquelle sa famillele destinait, et il dut songer de bonne heure à tirer unparti utile de son instruction. Le docteur Peinburton ,auquel il communiqua un de ses mémoires mathéma-dques , devint son protecteur et le produisit dans leuionde. A l’âge de vingt ans, il donna une démonstra-tion de la dernière proposition du Traité des Quadra-tures de Newton, qui fut jugée digne d’être inséréedans le volume des Transactions philosophiques de 1727,et ce fut sur la fin de cette année que la Société royalel’admit au nombre de ses membres. Il se mesura l’an-née suivante avec l’illustre géomètre Jean Bernouïlli,a l’occasion de la question des Forces vives. Robinss est surtout rendu célèbre par ses recherches dans l’artdes fortifications et la balistique. Créé pair sous le nomde comte d'Orford , après avoir été un des membres lesplus influens de la chambre des communes , Robins,malgré ses occupations politiques, ne. cessa point detravailler au progrès des branches de la science quiavaient été l’objet particulier de ses études. Malheureu-sement il mourut bien jeune encore , le 29 juillet iq 5 i,aux Indes orientales, dont il-avait été nommé ingé-nieur. Les oeuvres philosophiques et mathématiques deRobins ont été recueillies et publiées avec une noticesur sa vie, par son ami le docteur Wilson; Londres ,* 7 ®* > 2 vol. in-8°. Outre les Nouveaux principes d’ar-tillerie {New principles of gunnery), on y trouve lesdivers mémoires qu’il a publiés dans les Transactionsphilosophiques et l’écrit intitulé : État présent de larépublique des Lettres , publié au mois de mai 1728.On sait que cet ouvrage est une réfutation des théoriesLeibnitienne et Bernou/lienne.

ROËMER (Olaus) , célèbre astronome, né à Co-penhague le 25 septembre 1644, fut amené en France par Picard, en 1672, lors du voyage que fit ce savantà Uranibourg ; Roëaier y était alors occupé à classersous la direction de Bartholin les manuscrits laissés par

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Tycho-Brahé.Le jeuneastronome danois fut parfaitementaccueilli à Paris , nommé professeur de mathématiquesdu dauphin, et peu de temps après membre de l’Acadé-mie des sciences . Il ne tarda pas à prouver avec éclatcombien il était digne de ces honneurs. En 1675, il expo-sa, dans un mémoire à l’Académie , la théorie du mouve-ment progressif de la lumière et la mesure de sa vitesse.Cette importante découverte, à laquelle il avait été con-duit parune suite d’observations des éclipses des satellitesde Jupiter, est devenue son principal titre à la célébrité.Rappelé à Copenhague par son souverain, et promu auxhonneurs de la première magistrature de sa ville natale,il ne cessa pas, malgré les nombreuses fonctions dont ilétait chargé,de s’occuper de la scienccqui lui devait le plusbrillant progrès, lloëmer recherchait particulièrementlaparallaxc des étoiles fixes qui devait l’amener à une dé-monstration positive du mouvement de la terre. Depuisdix-liuit ans, il avait recueilli de nombreuses observa-tions à cet égard , et il se disposait à en publier le ré-sultat, quand il mourut de la pierre, le 19 septembre1710. Ses manuscrits ont été perdus dans l’incendie del’Observ»toire de Copenhague , qui eut lieu le 20 oc-tobre 1728, mais on trouve quelques mémoires de cegrand astronome dans le Recueil de VAcadémie dessciences, tomes VI et X. {Voy. l’éloge de Roëmcr parCondorcet. )

ROMAINE. ( Mdc.) Vcy. Balance.

ROSE DES VENTS. (Nav.) Voy. Boussole.

ROTATION. ( Méc.) Mouvement d’un corps autourd’une ligne droite qui prend le nom A’axe de rotation.

E11 géométrie, ce mot signifie la révolution d’une sur-face autour d’une droite immobile, et l’on conçoit cetterévolution comme engendrant un solide. {Voy. En-gendrer.)

Rotation des planètes. Mouvement par lequel lesoleil et les planètes tournent sur leur axe d’occident enorient. {Voy. Soleil et les divers noms des planètes.)

ROUAGE. {Méc.) Machine composée de plusieursroues destinées à produire un effet quelconque parleur combinaison.

ROUE. {Méc.) Corps rond et ordinairement plat,de bois, de métal ou autre matière, et mobile sur unessieu ou axe.

La roue est une machine simple d’un grand usagequi entre dans un grand nombre de machines compo-sées, telles que les horloges, les moulins, etc. Onconsidère deux espèces de roues : les unes tournenttoujours dans le meme lieu sur un axe qui est fixé àleur centre, et dont les pivots tournent dans des