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[Tome deuxième.]
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laquelle est due à la hauteur —. La pression contre les

ig

orifices est donc due en totalité à la hauteur

et par conséquent la vitesse relative avec laquelle l’eaueu sort, est

W + V’.

L’eau quitte donc la roue avec une vitesse effective

V/igH+T'-V,

et une force vive

m{\/\gll -j- V 1 —V) J .

La quantité d’action imprimée est toujourswgll —PV.

Ainsi l’équation du mouvement de la roue est

PV = m(v/ 2 gR + V 1 — V) V,

comme on le trouverait en faisant /i = o dans l’expres-sion dun® 9 . Cette quantité sera la plus grande possible,etégaleà la quantité d’action mg.H fournie parla chuted’eau, quand la vitesse effective de l’eau au sortir de laroue sera nulle, ou quand on aura

\/[ 2 gH +V ] — V = o , d’où V = ce.

Voyez, pour les détails, Y Architecture hydrauliquede Prony, et les Recherches expérimentales de Smea-ton , traduites par M. Girard. M. Poncelet, à qui ondoit plusieurs expériences hydrauliques tics-importan-tes, a proposé une nouvelle roue à aubes courtes, dontles effets sont supérieurs à ceux des autres roues dumôme genre, (f'oy. son Mémoire sur les roues hydrau-liques.)

ROULETTE. ( Géom .) Nom de la courbe plus con-nue sous celui de Cycloïde. {f'oy. ce mot.)

S.

SA.CROBOSCO (Jean de), né à Holyrood , dans leYorsksh ire, vers le commencement du xn e siècle, estcélèbre dans l’histoire de la science comme l’auteur dupremier traité d’astronomie que l’Europe ait possédé,indépendamment dos anciens. Sacrobosco fit ses étudesa 1 université d’Oxford , et vint ensuite à Paris , où sesconnaissances en mathématiques, supérieures en effetpoui son temps , lui attirèrent une grande réputation ;il mourut dans cette dernière ville en ia56. Le livre dece savant, qui pendant près de quatre cents ans a étésuivi dans les écoles, est intitulé : De Spherâ mundi-ce n’est qu’un abrégé de Y Alma geste et des commen-taires des astronomes arabes. Cet ouvrage entièrementoublié comme production scientifique, n’est plus con-sidéié que comme un objet de curiosité, et il est d’ail-leurs trop connu pour que nous ne nous bornions pas àajouter ici qu’il a eu de nombreuses éditions durant leXVl ° siècle, et qu’il est un des premiers livres que l’im-piimerie ait reproduits. Melanchton , à la suite d’untiaité de la sphère, imprimé à Wittemberg en i5o8, adonné un autre écrit de Sacrobosco , qui a pour titre :l)e anni racione, sive de compulo ecclesiasliao.

SAGITTAIRE. ( Ast .) Nom du neuvième signe duzodiaque qu’on indique par cette figure -, et d’uneconstellation appelée aussi centaurus , laurus , chiron ,phillj rides, ( Voy . Armillaire, 15 .)

SAISONS. (Ast.) Parties de l’année solaire diviséerelativement à la position de la terre par rapport ausoleil. On distingue quatre saisons qu’on nomme leprintemps , Yélé, Y automne et V hiver, (f'oy. ces diversmots.)

SALOMON de CAUS . Nous avions cru devoir ren-voyer ici cet article biographique , dans l’espoir quenous pourrions nous procurer quelques renscignemensmoins vagues que ceux que nous possédions sur ce ma-thématicien. Notre espérance a été trompée en grandepartie : Salomon de Caus n’était connu dans l’histoirede la science que par un Traité de Perspective , quin’aurait pas sauvé son nom de l’oubli ; mais les peifec-tionnemens de la machine à vapeur , et l’importanceque ce puissant moteur a acquis dans l’hydrodynami-que , a dû faire chercher à qui l'humanité était rede-vable d’une telle découverte. On trouve dans un ou-vrage de Salomon de Caus , intitulé les raisons desforces mouvantes , avec diverses machines tant utilesque plaisantes , Francfort , i6i5, in-4®, la premièreexposition scientifique de la théorie des machines à va-peur. En effet, l’auteur partant de ce théorème : 4 l’eaumontera, par aide du feu, plus haut que son niveau s,explique avec beaucoup de lucidité tous les avantagesqu’on pourrait tirer en mécanique de l’application dece moteur. Il donne môme l’idée d’une machine de ce