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férentes la planète et les deux anneaux, est perpendi-culaire aux anneaux, lesquels correspondent par con-séquent aux régions équatoriales de Saturne . La duréede la rotation de la planète est de io* 18', celle de larotation des anneaux est de io h 29' 17".
Dans le cours de l’orbite que Saturne décrit en 3 oannées autour du soleil, les diverses situations qu’ilPrend par rapport à la terre fout disparaître quatre foisl’anneau, qui présente à ces époques sa seule épaisseuret n’apparaît plus que comme une ligne droite très-déliée, dépassant le disque des deux côtés, et dont lafinesse est telle qu’il faut des télescopes d’un pouvoiramplifiant extraordinaire pour pouvoir l’apercevoir.(Toy. Anneau.)
Le volume de Saturne est 887 fois plus grand quecelui de la terre, et sa masse est représentée par le nom-bre loi , celle de la terre étant prise pour unité. Ilsuit de ces valeurs que la densité de Saturne comparéeà celle de la terre est environ o, 11 -, c’est-à-dire queles matériaux constitutifs de cette immense planète ontune densité bien au-dessous de celle de l’eau et très-peu supérieure à celle du liège.
janvier 1801.
Jours-
Révolution sidérale moyenne.... 10759, 2198174
Longitude moyenne. 135° 20'G", 5
Inclinaison à l'écliptique. 2 29 35,7
Longitude du périhélie. 89 929,8
Longitude du nœud ascendant... ni 5637,4Demi grand axe, celui de la terre
étant .. 9, 5387 861
Excentricité en parties du demi
grand axe. o, o56i5o5
Diamètre équatorial , celui de la
étant .. 9> 987
La plus grande distance de Saturne au soleil, comp-tée en lieues de 2000 toises est, d’après Delambre , de3 g 52 i 43 i 7 lieues, et sa plus petite de 313291102lieues j ses distances à la terre varient depuis 3 13291102lieues jusqu’à 435101578 lieues.
SAUNDERSON (Nicolas), savant mathématicienanglais , naquit en 1682, à Thurloton, dans le comtéd’Yorck. Il était encore au berceau lorsque la cruellemaladie, dont la précieuse découverte de Jenner pré-serve les générations modernes, le priva entièrementdelà vue. Malgré cette douloureuse affliction, le jeuneSaunderson ne tarda pas à manifester des dispositionsremarquables à s’instruire, que ses pareus, malgré leurpeu de fortune, s’empressèrent de seconder. Son gé-nie pour les mathématiques se révéla au sortir de l’écolede Penniston, où il appiit les langues anciennes ; son
père fut son premier professeur d’arithmétique, et lesprogrès qu’il fit dans les principes de la science, appe-lèrent sur lui l’intérêt de maîtres plus distingués. Ri-chard West et le docteur Nettleton l’eurent successi-vement pour élève. Admis en 1707 à professer au col-lège de Christ-Church, à Cambridge , en qualité de leclu-rer, il ouvrit son cours par des leçons d’optique, etc’était une chose assez extraordinaire qu’un aveugleexpliquât avec une netteté remarquable les doctrines deNewton sur la lumière et les couleurs, et discouiûtavec bonheur sur la théorie de la vision, sur l’effet desverres concaves et convexes, et sur le phénomène del’arc-en-ciel. En 1711, Saunderson , dont la réputationégalait celle des principaux géomètres de l’Angleterre,fut élu professeur de mathématiques à l’université deCambridge , où il mourut le igavril 1739. Ce célèbreaveugle a laissé des Elémens d’Algèbre qui sont encorefort estimés. Ils ne parurent qu’après sa mort, et furentimprimés à Cambridge en 1740 (2 vol. in-8° avec por-trait). Cet ouvrage a été traduit en français par DeBoncour (Amsterdam , 1756, 2vol. in- 4 °). On trouvedans le premier volume la description d’une machinepropre à faire les opérations d’arithmétique, et que leseul sens du toucher suffit pour diriger. Saunderson aencore laissé des commentaires sur le livre des Prin-cipes de Newton , et un traité du calcul des fluxions quia été publié en 1756.
SAUVEUR ( Joseph ), géomètre célèbre du xvu*siècle, naquit à la Flèche le 24 mars i 65 o. Ce savant àqui l'on doit Y Acoustique musicale, branche nouvelledes sciences physico-mathématiques , fut muet jusqu’àl’âge de sept ans. L’organe de la voix ne se développachez lui qu'avec une extrême lenteur, et ne, fut jamaisbien libre, non plus que celui de l’ouïe. Il naquit avecle génie de la mécanique, et Fontcnelle, dans son éloge,dit « qu’il était l’ingénieur des autres enfans, commeCyrus devint le roi de ceux avec qui il vivait. Sauveurapprit a peu près seul les mathématiques, et en 1696il fut nommé membre de l’Académie des sciences . Ilétait alors un géomètre distingué , mais ce ne fut qu’a-près avoir reçu celte juste récompense de son mérite ,qu’il produisit sa découverte principale de Y Acous-tique musicale. Elle est exposée dans divers mémoiresinsérés dans le recueil de l’Académie des sciences et.in-titulés : Détermination (Yun son fixe , détails sur lesexpériences par les batlemens. 1702. — Applicationdes sons harmoniques à la composition des jeux et or-gue, 1707. — Méthode générale pour former les sys-tèmes temperas de musique , et choix de celui qn on aoitsuivre, 1711. — Table générale des systèmes tempérésde musique , 1713. — Rapport du son des cordes d'instrumens de musique aux flèches des courbes, et nou-